Sarkozy hué au Gabon

Nicolas Sarkozy a été hué par par plusieurs dizaines de Gabonais à son arrivée au palais présidentiel
de Libreville pour assister aux obsèques d'Omar Bongo Ondimba:

Une partie de la foule de quelques centaines de personnes autorisées à entrer dans la cour du palais a d'abord timidement applaudi le chef de l'Etat français.

Mais les huées ont rapidement pris le dessus, et une cinquantaine de personnes ont même pris verbalement à partie Nicolas Sarkozy, lui lançant à distance: "On ne veut plus de vous, partez!" […]
"On n'en veut plus de vous, la France est ingrate. Bois, pétrole, manganèse, on vous a tout donné. La France, si elle est ce qu'elle est, c'est grâce au Gabon, on ne veut plus de tout ça", expliquait, sous couvert de l'anonymat, un de ceux qui s'en sont pris à Nicolas Sarkozy.

C'est la conséquence logiques des nombreux actes de repentance de la France sur son passé colonial, et en particulier des propos de Nicolas Sarkozy le 3 décembre 2007:

"Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République"

8 réflexions au sujet de « Sarkozy hué au Gabon »

  1. Xtophe

    A AW,
    Non, en effet, le pétrole n’est pas gratuit. Le pognon que la France file à l’Afrique part dans les poches des dictateurs africains, avec l’assentiment tacite des autorités françaises toujours si promptes à donner des leçons à l’humanité entière.
    Si l’Afrique crève à petit feu, c’est à cause des dirigeants occidentaux qui continuent d’exercer leur mainmise sur les les ressources naturelles du continent noir, et décident en lieu et place des dirigeants africains de la politique à y mener.
    Si l’Afrique crève à petit feu, c’est à cause de ces dictateurs qui pensent davantage à leurs intérêts propres et à ceux de leur clique qu’à leur population.
    Le cas d’Idriss Déby est d’ailleurs symptomatique ! A l’origine, protégé de la France, il a été lâché par les autorités françaises suite au petit différend concernant l’Arche de Zoé. L’opposition au Président Déby ayant été discrètement fomentée par le Quai d’Orsay et le Ministère de la Défense, Sarközy a fait savoir à Déby que le vrai président du Tchad ne se trouvait pas à N’jamena mais à Paris. Déby ayant constaté qu’il n’était pas en mesure de contrer l’attaque des rebelles sans l’appui actif des militaires français a fait savoir à Sarközy qu’il consentirait à libérer les membres de l’association caritative. Et hop ! Tout est miraculeusement rentré dans l’ordre ! C’est-y pas beau la Françafrique ???
    Conclusion : Les coupables sont clairement désignés : il s’agit des suppôts de la Françafrique ! Et c’est sans parler de la politique de néo-colonisation entreprise par les USA ou la Chine… Bref, les Africains n’ont pas fini de se faire exploiter !!!

  2. PG

    X tophe
    Sans vouloir défendre Sarkozy, ces huées ont pu aussi être opportunément organisées parce que la justice française avait commencé à instruire une plainte contre la famille BONGO pour détournement de fonds publics gabonais à des fins personnelles et familiales. Le Parquet de Paris y a mis fin, mais ces huées venaient rappeler à Sarkozy que pour fonctionner la ”démocratie africaine” a besoin de carburant.
    Les dirigeants occidentaux pilleraient l’Afrique dites vous.
    Mais qui a les moyens financiers et humains pour découvrir et exploiter ces richesses ? Les Occidentaux ou …. les Chinois.
    Il est préférable que des sociétés françaises travaillent dans nos ex colonies plutôt que ce soit des Américains, des Coréens, des Russes ou surtout des Chinois.
    Ce qui ne fonctionne pas en Afrique, c’est que la notion de morale publique existe peu, et que la corruption est entretenue par les pays riches au travers des classes dirigeantes africaines. Mais nos classes dirigeantes sont elles aussi honnêtes que nous le pensons ?
    Chez nous, pays socialiste, la corruption est ”d’Etat”, légale en qq sorte : c’est le gaspillage, la surfacturation des marchés publics, l’absence de contrôle des fonds publics associatifs etc…..

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