Nicolas Sarkozy a proposé que les mineurs de plus de 16 ans récidivistes soient considérés comme des majeurs : telle est la déclaration de guerre faite aux gens des cités à laquelle il faut rajouter le premier acte, le texte de loi pour que les agresseurs de "policiers, gendarmes et
pompiers soient renvoyés devant les assises" et passibles de 15 ans de
réclusion.
La dépêche AFP trempe dans le misérabilisme le plus éculé : description de logements sordides, conditions de vie déplorables, etc. voilà qui donne une justification aux propos tenus pas les jeunes des Mureaux (l’orthographe des citations qui suivent provient de l’AFP):
"Le provocateur en chef a encore frappé (…) Sarkozy a déjà fait son business électoral sur la révolte des jeunes de
banlieue, il veut continuer avant la présidentielle pour pouvoir
réprimer encore plus fort".
"Sarko, nous a à nouveau déclaré la guerre: les flics qui tabassent des
jeunes, il ne leur arrive rien mais nous si on touche un cheveu d’un
uniforme, on nous envoie au trou pour toujours. On ne se laissera pas
faire comme çà. Si les policiers respectaient les gens des cités au
lieu de les humilier et de leur taper dessus, ils seraient certainement
mieux considérés".
"On a des problèmes pour étudier, pour trouver du boulot, pour circuler
parce qu’on est loin de tout et que la police nous contrôle sans cesse
sans raison (…) Les descentes de police et les déclarations de Sarkozy, ça va nous faire exploser".
"Mais beaucoup de frères sont prêts à se révolter de nouveau car il ne nous reste que ça face à un système qui nous casse".
C’est surprenant comment ces émeutes s’annoncent toujours à la même époque de l’année et comment cette situation sert les desseins d’une gauche en pleine déconfiture : l’année dernière, c’était le gouvernement entier qui était mis en cause, cette année c’est le tour de Sarkozy qu’il faut discréditer! Ca sent quand même la grosse manipulation…


anne-marie
C’est drôle, quand le service d’ordre de la CGT tabasse les “jeunes” – et pas de main morte – cela ne fait réagir personne (cf les manifs anti CPE de mars dernier)….par contre, quand c’est la police …