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L'Eglise : L'Eglise en France

« Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre »

De Mgr Aillet à propos du repos dominical :

A"Quand la pratique dominicale ne concerne plus que 4 à 6% de la population française, la revendication des catholiques pour le maintien du dimanche sans travail, sauf nécessité de service public, n’est pas très audible. Nos négligences quant au caractère nécessaire et vital, plus qu’obligatoire, du dimanche, ne sont-elles pas pour une part la cause de l’évolution actuelle de la loi sur le travail et l’ouverture des magasins le dimanche ?

A la suite du Bienheureux  Jean Paul II, dans sa lettre apostolique Dies Domini sur le Jour du Seigneur (31 mai 1998), et du Pape Benoît XVI évoquant le témoignage des martyrs d’Abitène au IVème siècle, qui donnèrent leur vie au cri de « Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre », les évêques de France ont  travaillé la question à l’intention des fidèles de nos diocèses. Si le dimanche est « l’antidote le plus naturel à la dispersion », comme l’écrivait le Pape Jean Paul II dans sa lettre apostolique Novo millennio ineunte (6 janvier 2001) et où il comptait l’eucharistie dominicale parmi les sept priorités pastorales de l’Eglise du troisième millénaire (nn. 35-36), il est aussi un message prophétique pour la société française tout entière.

Tout le monde s’accorde pour constater le mal-être de notre société sécularisée, où l’on vit comme si Dieu n’existait pas, société que l’on peut bien qualifier de « dépressive » ; c’est ce que le Pape Benoît XVI confiait aux jeunes dans son message pour les JMJ 2011 : « L’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un «enfer» où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance ».

L’homme a besoin de repères forts pour se structurer dans son identité et découvrir « la sublimité de sa vocation » (Const. du Concile Vatican II Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps n. 22). Il a besoin de rythmes qui scandent sa croissance personnelle et l’aident à instaurer des relations sociales fortes et durables. On ne pourra pas lutter efficacement contre l’individualisme destructeur qui caractérise notre société occidentale et que la culture virtuelle des réseaux sociaux est loin d’endiguer, source de fractures et de pathologies sociales innombrables, en faisant la promotion, à grands renforts de moyens médiatiques et d’appareils législatifs, d’une liberté en trompe l’œil, guidée par le seul attrait de ce qui satisfait « les désirs égoïstes de la chair » (Ga 5, 16).

Un dimanche sans travail et sans supermarché, c’est faire la promotion d’une liberté qui retrouve la joie simple du vivre-ensemble et du partage fraternel des biens culturels et spirituels, qui reconstruit les liens de la famille et garantit la cohésion sociale. Un jour, le même pour tous car nous appartenons à la même famille humaine, pour faire attention les uns aux autres. Un jour de gratuité pour grandir dans la liberté d’aimer, d’être solidaires.

Quelle responsabilité enfin pour les fidèles de l’Eglise catholique que de redécouvrir l’importance du dimanche et de témoigner ainsi de manière crédible dans le monde d’aujourd’hui de la vocation à laquelle tous sont appelés : « Tu nous as fait pour toi, écrit saint Augustin, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi ». Si la priorité qui prédomine aujourd’hui est de rendre Dieu présent dans le monde, nul chrétien ne saurait se dérober à l’urgence missionnaire de montrer à sa génération, par sa fidélité au dimanche, « ce qui constitue l'axe porteur de l'histoire, auquel se rattachent le mystère des origines et celui de la destinée finale du monde » (Jean Paul II, lettre apostolique Dies Domini, n. 2)."

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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6 commentaires

  1. Mais il faudrait aussi rappeler aux catholiques ce qu’est le dimanche !
    pas un jour de ménage, de jardinage, de repassage et bricolage… parce qu’en semaine on n’a pas le temps !
    Mais un jour pour Dieu, pour la famille, le prochain….
    Les catholiques sont aussi coupables d’avoir laissé “pourrir” le dimanche…

  2. c’est curieux , ce seraient pourtant généralement, comme à Geugnon (71) en ce moment des élus de gauche qui, d’après le journal du moins, soutiendraient seuls les salariés qui essayent d’empêcher l’ouverture d’une grande surface le dimanche.
    Où seraient donc passés les élus qui se présentent comme “catholiques”, ce on on ne demanderait pas mieux que ne pas avoir ici à en douter.
    N’est-ce pas pourtant le moment ou jamais de convaincre que l’on défend à tout le moins l’ ordre naturel, si ce n’est une “civilisation” qui, avant de se renier sur tant de points essentiels, et, part voie de conséquence, de s’effondrer sur elle-même, avait su faire ses preuves dans tous les domaines ?

  3. Mgr Vingt-trois n’avait pas eu le même discours lors de la loi

  4. vous aurez lu “ce dont ” on ne demanderait pas mieux avec mes excuses les plus plates.

  5. J’abonde dans le sens d’Anne Charlotte Lundi …
    Si l’église n’avait pas instauré la messe anticipée du dimanche le samedi soir le discours de mgr Aillet aurait beaucoup plus de poids et de résonnance chez les catholiques !!!

  6. certaines traditions semblent peser plus que d’autres

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