
Un nouveau parcours du pélerinage de Saint Jacques de Compostelle vient d’être ouvert au départ du Mont Saint Michel. Il passera entre autres par Fougères, Angers et Tours. Cette vieille route de chrétienté retrouve la voie du coeur des catholiques et de ceux, nombreux, qui cherchent à donner un sens à leur vie.
On pourrait s’étonner que ce grand pélerinage soit le seul qui soit "orienté vers l’ouest" (on devrait pouvoir dire "occidenté"), alors que les autres (Rome, Jérusalem…) sont orientés, c’est à dire tournés vers l’Orient, le soleil levant, le matin de Pâques, la Résurrection, but de notre pélerinage terrestre, devant le sépulcre où nous attend dans sa gloire le Christ Réssuscité.
Cette dynamique n’est pas contradictoire avec le pélerinage de Saint Jacques de Compostelle, au contraire elle l’explique. Le jacquet part de chez lui, vers l’ouest vers le tombeau de l’apôtre Jacques. L’homme marche dans la prière jusqu’à Compostelle au contact de Dieu, reprenant sa place dans Sa Création, pour se dépouiller de tout le superflu humain, des idées toutes faites, du prêt à penser, de ses habitudes humaines, du surplus qui alourdit l’homme, du confort matériel pour se rapprocher de Dieu dans le dénuement et la pauvreté que lui apportera l’ascèse de la Route. Il sera ainsi progressivement tourné vers Dieu : débarassé du vieil homme (II Co, 4-5), libéré de ses entraves terrestres.
Après son arrivée au champ des étoiles (= Compostelle) révêtu de l’Homme nouveau (II Co, 4-5), il devra reprendre sa route et commencer vers l’est son véritable pélerinage, celui qui l’enverra à pieds sur les routes d’Europe afin de reconquérir d’un coeur purifié et d’une voix claire les hommes et l’Europe à la Gloire de Dieu.
Saint Jacques de Compostelle, route de dénuement et de pauvreté, pélerinage du retour, connaît un nouvel engouement. Que ceux qui prennent la route, ne l’oublient pas : les routes de Chrétienté se parcourent à pieds, vers l’est et au départ de Saint Jacques à la reconquête de la vieille Europe.
C’est tout le sens du de l’appel à l’Europe que le Pape Jean-Paul II lança de Saint Jacques de Compostelle en 1982 :
"Moi évêque de Rome et Pasteur de l’Eglise universelle, de Saint Jacques je te lance, vieille Europe, un cri plein d’amour : Rencontre-toi de nouveau. Sois toi-même. Découvre tes origines. Ravive tes racines. Revis ces valeurs authentiques qui firent glorieuse ton histoire et bienfaisante ta présence sur les autres continents. Reconstruis ton unité spirituelle".


laetitiademahlreich
E ultreia Santiago!
Lepantes
Tous semblent oublier la raison du pélerinage chez Jacques le Majeur… ça n’a jamais été une visite culturelle, et son établissement à travers des zones arrides espagnoles n’ont pas été sans arri^ères pensées commerciales… vive donc le commerce des pélerinages qui reprennent
henri
A Lépantes,
On connait la chanson et Lourdes a été crée par les commerçants!
Cherchez un pélerinage au St Esprit et faites le de toutes urgence.
Christian Dancourt
Un nouveau parcours?
Oui si on veut, car si des regroupements étaient organisés au Puy, à Vezelay, à Tours, et plus loin à Paris (au pied de la tour St Jacques), puis à St Gilles du Gard, de fait les pélerins avaient déjà pas mal de kilomètres dans les pattes pour arriver à ces “villes-départs”.
Et plus particulièrement ceux qui venaient du nord de la France et de l’Europe.
Cependant il faut souligner ce nouvel itinéraire officiel, un nouveau chemin de chrétienté : bientôt on ne parlera plus de la Nationale x ou y mais du chemin de St Jacques.
A la reconquête de l’Europe catholique, sur les pas de nos anciens, en avant!!!
Un fan de Santiago
Marchons les gueux
Au fan :
Regroupement? Mais Santiago a toujours été un pélerinage individuel avec des “ville départs” historique puisque fiefs de la Chrétienté…
Nouveau parcours? Eh oui, pas si on veut! Le mont Saint Michel n’a jamais été une “ville départ”.
Lahire : Super votre article qui remet du sens à la marche.
Christian Dancourt
à Marchons les gueux:
les chemins du mont St Michel vers Santiago n’ont pas été créés ex nihilo ces derniers jours, ils ont été empruntés par des milliers (des millions?) de pélerins se rendant à St Jacques et ce depuis presque un millénaire.
Pour la petite histoire : les villes-départs, fiefs de la Chrétienté d’autant plus, servaient bien de regroupement en ce sens que les pélerins affluaient en très grand nombre de partout. Ceci a permis de canaliser les pélerins sur des chemins connus de + en + fréquentés.
Certes le Mont St Michel n’était pas répertorié jusqu’à maintenant, législativement ou réglementairement, comme ville-départ, mais qu’importe.
Le nouvel itinéraire n’est nouveau qu’en ce sens qu’il est maintenant répertorié: on ne fait que formaliser un fait.
Je suis vraiment désolé de ne pas avoir été assez clair dans mon premier post.
Marchons les gueux
Faisons simple :
la nouveauté, c’est que le Mont saint Michel a le statut de ville-départ, comme les 5 autres. Point. C’est énorme! On ne formalise pas un fait, c’est une totale nouveauté.
Mais c’est évident que chaque petit bled de France et d’ailleurs est ville de départ de chaque preux de ce bled parti en pélé. Mais là on ne parle plus de la même chose!
Quant au rôle des villes-départs, leur but n’était pas de faire des charters à pied pour saint Jacques, non plus de guider les pauvres qui ne connaissait pas le chemin : ils étaient balisés. Leur statut était d’être des fiefs de la chrétienté, des pôles de foi, mais pas des tours opérators! Les marchands du temple sont venus plus tard…
Jutte
Il est 21 h, je rentre du Mont Saint Michel où j’ai fait à pied, dans la boue et l’eau, la traversée de la Baie avec en point de mire, La Merveille, Saint Michel Archange; En priant et chantant, avec les bannières de la Tradition catholique. MAGNIFIQUE.
C’était tout de même le plus grand Pèlerinage de la Chrétienté au Moyen-Age.
Christian Dancourt
J’ai vraiment l’impression de ne pas écrire français!
Quelqu’un peut-il m’aider?
Anonyme
@ Christian Dancourt
Parfois il est bon de laisser tomber….
Patience, patience…..
Christian Dancourt
Merci pour ce conseil.
Lepantes
@henri vous ne connaissez pas votre histoire on dirait…
Emmanuel
Selon la tradition chrétienne, le tombeau de saint Jacques reposerait en Galice, dans la ville de Compostelle, mais les historiens considèrent qu’il n’y a pas de preuves pour avancer une telle affirmation.
Toujours est-il que la tradition fait voyager les reliques de saint Jacques le Majeur en Espagne où elles furent retrouvées à Compostelle. D’après les récits, saint Jacques partit du Proche-Orient prêcher dans la péninsule ibérique, puis retourna à Jérusalem où il fut décapité. Ses compagnons transportèrent ses reliques en Galice et le tombeau aurait été retrouvé quelques centaines d’années plus tard, au IXe siècle par l’ermite Pelayo (ou Pelagius) qui eut une révélation dans son sommeil. Théodomir, évêque d’Ira-Flavia (aujourd’hui Padrón) reconnut ce tombeau comme étant celui de saint Jacques au IXe siècle. Le roi Alphonse II y fit édifier une église. Le pape Léon XIII officialisa la reconnaissance du tombeau de saint Jacques par l’Église en 1884.
Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle devint l’un des plus importants au Moyen Âge (XIIè)
Emmanuel
Un pélerinage oublié: Autun et Saint lazare, évangélisateur de la Provence, pélerinage établi pour faire concurrence à celui de Vézelay…