La grandeur naît aussi de sa capacité à reconnaître et réparer ses erreurs :
"Alors que la République refuse toujours de reconnaître ses crimes originels pendant la Révolution, les Russes mettent fin au culte des personnalités de la Terreur. Ainsi, la commission toponymique de la ville de Saint-Pétersbourg a décidé la fin d’un héritage soviétique : le quai Robespierre, qui longe la Neva en plein centre-ville, ne s’appellera plus ainsi. Il retrouvera son nom d’avant 1923, quai de la Résurrection, du nom d’une église qui s’y trouvait au début du XVIIIe siècle. Une façon d’exorciser un lourd passé qui mine tout particulièrement ce coin du centre-ville saint-pétersbourgeois.
Depuis la fin de l’URSS, de nombreuses rues, des villes entières même, qui se sont vues attribuer le nom de leaders révolutionnaires soviétiques ou étrangers (Danton, Marat et Robespierre principalement en ce qui concerne la France) se sont vu rendre leurs noms historiques. Ainsi, Leningrad s’appelle de nouveau Saint-Pétersbourg, Nijni Novgorod, la 5e ville de Russie, ne se nomme plus Gorki (du nom de l’écrivain soviétique), tout comme Sverdlovsk (de Sverdlov, acteur de la Révolution d'octobre qui aurait donné l'ordre d'exécuter la famille impériale) est redevenu Ekaterinbourg, 4e ville de Russie et chef-lieu de la région de l’Oural" (suite).


Exupéry
Que cela fait du bien de voir les œuvres de l’Esprit.
Je veux bien reconnaître que la Consécration de la Russie n’ait pas été rigoureusement faite dans les formes demandées à Fatima (où la Vierge avait simultanément annoncé “La Russie sera le pays où mon Fils sera le plus honoré”, ce qui semblait impossible en 1917 !), mais – au vu de l’évolution de l’ex URSS – on doit reconnaître que la Vierge s’est apparemment contentée de cette demi-consécration.
Et puis il y aussi le poids de tous les martyrs chrétiens immolés, des caves de la Loubianka à l’archipel du goulag… En répandant le sang des martyrs, le Mal ne peut finir que par se noyer lui-même.