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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Saint Maximilien Kolbe, prêtre et martyr du nazisme

Nous fêtons aujourd'hui 14 août Saint Maximilien Kolbe. Voici ce qu'en écrit Philippe Maxence :

K"Depuis
l’accession du Pape François au Siège de Pierre, la famille
franciscaine est devenue à la mode au sein de l’Église, comme d’une
certaine manière, la grande famille bénédictine l’était sous le
pontificat du pape Benoît XVI. À vrai dire, ce sont plus les hommes, et
singulièrement ceux des médias, que les papes eux-mêmes qui véhiculent
ce genre d’attirance médiatique, même si évidemment les noms qu’ils
choisissent influent sur la perception de leurs contemporains.

Il
m’a toujours paru illusoire et peu catholique d’opposer les ordres
religieux entre eux, même s’il convient d’éviter de tomber dans l’erreur
symétrique qui consiste à nier toute différence. Mais
puisqu’aujourd’hui la mode attire les regards vers saint François et ses
disciples ou saint Ignace et son armée, il ne me paraît pas hors de
propos de rappeler que nous fêtons aujourd’hui un grand saint de la
famille franciscaine, en la personne de saint Maximilien-Marie Kolbe.

Son histoire est largement connue, et au besoin, je me permets de renvoyer vers la biographie
que j’ai consacrée à cette âme de feu (laquelle biographie a été bien
reçue dans son pays natal et a connu une traduction en polonais).

Mais
la belle et grande figure de saint Maximilien-Marie Kolbe nous rappelle
aussi qu’il serait hasardeux de réduire la famille franciscaine à cette
image médiatique et fausse si facilement transmise aujourd’hui.

Particulièrement
attaché à son ordre, saint Maximilien-Marie n’a jamais cessé d’exiger
une fidélité radicale à la Tradition de l’Église en général et une
fidélité intransigeante à celle des Franciscains mineurs conventuels.
Homme des médias et d’une certaine forme de modernité dans l’utilisation
des moyens d’expression, il n’a jamais admis d’utiliser ces derniers
pour mettre en avant sa personne ou pour réduire le Christ à être un
artifice publicitaire parmi d’autres
. Résolument déterminé sur la
pauvreté – sa vie, et particulièrement les épisodes de celles en Pologne
comme au Japon mais aussi quand il a été question de réviser les
constitutions de l’Ordre, le montre aisément –, il n’a jamais consenti à
ce que la pauvreté soit une excuse minable au paupérisme liturgique.
Bien au contraire !

À
connaître la vie de ce saint, à la fois humble et très exigeant, on ne
le voit pas ridiculiser l’Église ou le sacerdoce dont il est revêtu par
appel de Dieu en se livrant, par exemple, à un « Flash Mob ».
L’évangélisation était au cœur de son existence ; ce souci dévorait
littéralement cet être ardent et généreux. Ses succès, en Pologne comme
au Japon, et de par le monde entier depuis sa mort, furent innombrables.
Mais pour autant, c’est la pure et exigeante doctrine du Christ qu’il a
voulu transmettre ; c’est l’Église qu’il a voulu faire aimer et
servir ; c’est la Vierge Marie à laquelle il s’est entièrement confié.
S’il fallait chercher un franciscain, modèle pour les temps présents,
sans être réductible à notre seule époque, nous pouvons aller le
chercher tranquillement chez saint Maximilien-Marie, le Chevalier de
l’Immaculée. En ce 14 août, jour où l'Église célèbre son martyre, il est
bon de le souligner et de faire appel à son intercession."

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