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France : Politique en France

Rwanda: nouvelle offensive de désinformation ?

Le journaliste Patrick de St-Exupéry a relancé la polémique en publiant une étude affirmant que la France (entendons: les autorités de la république) avait cherché à réarmer les génocidaires du Rwanda en 1994. Ces propos ont notamment été repris par le Figaro.

Ils ont fait l'objet d'une ferme contre-attaque, d'une part par un acteur de l'opération, qui s'est déjà exprimé à plusieurs reprises sur ces évènements vieux de plus de 20 ans, il s'agit du Colonel (er) Jacques Hogard, dont on peut retrouver les propos ici adressés au Figaro. Extraits:

Contrairement à ce que vous écrivez, la « revue XXI» ne publie en aucun cas « une longue enquête », ni encore moins « une enquête fouillée» ! à propos de cette nouvelle accusation fantasmatique selon laquelle l’armée française aurait réarmé les génocidaires hutus durant l’opération TURQUOISE !..

Ayant lu attentivement ce nouvel article, j’atteste que la « revue » XXI publie une suite d’assertions mensongères qui ne déshonorent que ceux qui les profèrent.

Elle ne publie évidemment aucun nom (à commencer par celui de ce fameux haut fonctionnaire qui détiendrait ce fameux « ordre » dont aucun d’entre nous n’a jamais vu la couleur !!..), ni aucun fait, aucune date, aucun élément précis à l’appui de ses dires. Et pour cause, car c’est là la manière habituelle de procéder de M. Saint-Exupéry, comme il nous l’a montré en 2004 lors de la parution de son pamphlet « l’inavouable », réédité une fois en 2009 sous le nom de « complices de l’inavouable » (comprenez bien sûr par « inavouable », le génocide de 1994 !)…

Il s'agit d'autre part de Bernard Lugan, qui a publié un communiqué très argumenté et circonstancié sur son site.  Ce communiqué commence ainsi:

Fidèle caisse de résonance du régime de Kigali, la presse française donne actuellement une énorme publicité à un insignifiant article de M. Patrick de Saint-Exupéry dans lequel, sans la moindre preuve, sans la publication du moindre document nouveau, et uniquement sur la base de sous-entendus orientés, il accuse la France d’avoir voulu « réarmer » les génocidaires rwandais durant l’été 1994. 

Plus encore, voilà maintenant la BNP qui est désormais soupçonnée d’être partie prenante dans cette rocambolesque affaire. 

L’explication d’une telle campagne orchestrée depuis le Rwanda est pourtant limpide: l’étau se refermant peu à peu sur le régime Kagamé, dans le cadre de l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, ses amis français sont actuellement à la manœuvre afin d’intimider Emmanuel Macron, comme ils avaient si bien réussi à le faire avec Nicolas Sarkozy et François Hollande. A une différence près : depuis quelques mois, les éléments qui s’accumulent sur le bureau des magistrats français et qui mettent directement en cause le régime de Kigali dans le déroulé des évènements de l’année 1994 sont tels qu’il est désormais impossible d’étouffer l’affaire…

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