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Homosexualité : revendication du lobby gay / Institutions internationales

Retour sur la résolution ubuesque de l’ONU

Dans son hebdomadaire, Yves Daoudal décrypte la résolution en faveur des homosexuels, votée le 17 juin à l'ONU :

O "La façon dont elle est présentée par la grosse presse est révélatrice de la puissance du lobby homosexuel et des ses relais. Car il s’agirait, nous dit-on, d’une résolution « historique » sur les droits de toute personne, sans distinction d’orientation sexuelle ou de genre. En fait, il s’agit d’une résolution par laquelle le Conseil commande une étude sur les discriminations et les violences subies par les homosexuels dans le monde. Il s’agit très clairement d’en arriver à «condamner» les pays où les pratiques homosexuelles sont encore interdites par la loi. C’est pourquoi le texte a été âprement combattu par nombre de pays africains, et par l’Organisation de la Conférence de islamique (OCI). Pays africains d’autant plus remontés que le texte était présenté par l’Afrique du Sud, accusée d’avoir rompu avec la tradition du groupe africain de trouver un consensus, et de s’aligner sur les pays occidentaux. Le texte «ne cherche pas à imposer certaines valeurs à des pays, mais à amorcer le dialogue», s’est défendu le représentant de l’Afrique du Sud. Mais les pays de l’OCI se sont déclarés «sérieusement préoccupés par cette tentative d'introduire à l'ONU des notions qui n'ont aucun fondement légal dans la législation internationale des droits de l'homme». Le texte a été adopté par 23 voix, contre 19 et 3 abstentions.

Pour montrer le caractère historique du texte, les médias citent ce passage: «Tous les êtres humains sont nés libres et égaux en ce qui concerne leur dignité et leurs droits et chacun doit pouvoir bénéficier de l'ensemble des droits et des libertés (…) sans aucune distinction». Comme on peut le vérifier dans le texte […] il ne s’agit pas d’une citation de la résolution elle-même, mais d’un « rappel » de ce que dit la Déclaration universelle des droits de lʼhomme. Il n’y a donc strictement rien de nouveau. […] Ce qui est nouveau, c’est qu’on met dans un même texte ce rappel, et la demande d’une étude sur les lois et pratiques discriminatoires et les actes de violence commis contre des homosexuels et autres LGBT dans le monde. […] Ainsi, la juxtaposition du principe de l’égalité des droits d’une part, et d’autre part d’une étude qui mélange les lois contre les pratiques homosexuelles et les violences contre les homosexuels, laisse entendre subtilement que tout refus aux LGBT d’un quelconque droit est une inadmissible violence. Et l’on remarque qu’il s’agit des droits concernant «l'orientation sexuelle et l’identité de genre» : si je suis biologiquement un homme, je peux dire que je suis une femme, et je dois alors être considéré comme une femme (par l’Etat, l’administration, etc.). Au passage, on remarque que sur la plan juridique une telle résolution est l’expression du degré zéro du droit."

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