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France : Politique en France

Ressortir le karcher, vraiment ?

Ressortir le karcher, vraiment ?

De Stéphane Buffetaut, élu vendéen, ancien député européen, et membre du bureau politique du CNIP, pour le Salon beige:

Valérie Pécresse a affirmé vouloir « ressortir le karcher de la cave », afin de nettoyer les « quartiers ». Encore eût-il fallu qu’il ait été un jour sorti de la cave, et singer Sarkozy ne lui va guère. Afin de ne pas demeurer en reste, Emmanuel Macron s’est précipité à Nice pour se présenter en champion de la sécurité, annoncer une hausse du budget du ministère de l’Intérieur de 15 milliards d’euros en cinq ans et un doublement du nombre de policiers « sur le terrain » d’ici à 2030. Il faut croire que la question de la sécurité est considérée par les politiciens comme « payante » sur le plan électoral. Au demeurant, avant chaque élection, ce thème est « ressorti de la cave », puis, une fois l’élection passée, oublié, rangé au magasin des accessoires électoraux.

Car régler cette question est évidemment devenue très difficile puisque les gouvernements successifs se sont accommodés de l’inacceptable durant des décennies. A été ainsi créée une forme d’impunité qui a permis à la violence et la délinquance de s’enkyster dans certains quartiers. Qui a travaillé, agi, œuvré dans ces territoires abandonnés aux bandes, aux mafias et à l’islamisme, a entendu cent fois la complainte des habitants qui aspirent « à une vie tranquille » : « Pouvez-vous faire quelque chose, le maire n’a pas réagi, le commissaire de police a avoué son impuissance, le député a dit qu’il poserait une question écrite et le Préfet n’a répondu à aucune requête. » Détourner les yeux est devenu une habitude. Pire encore, la délinquance liée à la drogue et aux trafics criminels a été tolérée car elle permettait de créer une économie parallèle pour des populations immigrées toujours plus nombreuses auxquelles on était incapable de procurer éducation et travail, et dont l’assimilation avait été décrétée impossible, voire immorale. Assimilation au demeurant rejetée par nombre des immigrés au nom de leur appartenance à l’oumma. Ainsi aux primo-arrivants qui connaissent et créent des difficultés, se sont ajoutés les descendants d’immigrés qui n’avaient pas réussi ou pas voulu s’intégrer puis s’assimiler, se fondre dans la population française et qui, bien que Français en droit, ne se sentaient pas comme tels. Des « Français de papiers » pour reprendre l’expression employée dans certaines banlieues abandonnées à la délinquance et qui, trop souvent, ne subsistent que grâce aux « minima sociaux » et aux trafics en tout genre.

Les rodomontades politiciennes en matière de sécurité ne sont que de pitoyables agitations dont les Français savent désormais qu’elles ne déboucheront sur rien. Si le corps social est malade de la sauvagerie et de la criminalité, il faut donc le traiter. Mais pas en se bornant à de la « médecine symptomatique ». Il faut traiter les causes pour faire disparaître les effets.

L’action et la fermeté de la police sont nécessaires. Mais deviennent inopérantes si la Justice ne sévit pas ou insuffisamment. Or, une partie de la magistrature fait primer son idéologie sur la rigueur de la loi. Ce qui nourrit le sentiment d’impunité des délinquants aussi vite relâchés qu’arrêtés. Que faire, car il faut bien que la justice  passe ? Il n’est d’autre solution que de revenir aux peines plancher, afin de combattre les effets désastreux de la rhétorique de l’excuse au profit des voyous et au détriment des victimes.

Ensuite, il faudra bien évidemment construire des capacités carcérales, afin d’éviter que l’on relâche des délinquants faute de places de prison. Puis expulser systématiquement les délinquants étrangers et forcer la main aux pays d’origine qui refuseraient de les accueillir, soit en jouant sur les aides au développement, soit sur les transferts d’argent. Dans le même esprit, il conviendra de déchoir les délinquants binationaux de la nationalité française afin de pouvoir les expulser. Alors la crainte de la loi pourra retrouver son effet salutaire et le sentiment d’impunité disparaître. La peur changera de camp et ce seront plus les trafiquants qui feront les contrôles d’identité dans les cages d’escalier ou aux « check-point » à l’entrée des cités.

Mais il faudra aussi s’attaquer aux causes profondes. Il y a bien longtemps Bossuet lançait cet avertissement : « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets des causes qu’ils chérissent. » L’absence de politique et de contrôle de l’immigration, la volonté idéologique de ne pas en avoir, ont conduit à un afflux ininterrompu de gens auxquels on ne pouvait offrir d’avenir digne, de gens qui n’ont aucune volonté de s’assimiler, de s’agréger à la société française, de gens qui, autrefois colonisés, croient avoir une revanche à prendre sur la France. Dès lors, ces populations, de surcroît installés dans des ghettos, ou ayant transformé leurs quartiers en ghettos, ont constitué une sorte d’écosystème où se développent la délinquance et le rejet, voire la haine, de tout ce qui s’apparente à l’autorité et à la France : policiers, pompiers, personnel médical …On soulignera qu’une partie de la nomenklatura immigrationniste se trouve être, comme par hasard, celle qui prône et pratique la toxicomanie de salon qui se nourrit des trafics de banlieue. Glauque conjonction d’intérêts !

Il est évident qu’il faut, dans l’urgence, mettre fin au droit du sol qui, conjugué avec le regroupement familial, constitue une pompe aspirante de population immigrée, dont la  majorité ne vient pas en France pour travailler. Cette mesure devrait être adoptée par voie référendaire afin d’éviter un éventuel retour en arrière. Pour une personne étrangère, l’acquisition de la nationalité devrait relever d’une volonté claire de devenir réellement, charnellement Français, avec tout ce que cela implique de devoirs et de volonté de faire siennes la langue, la civilisation, la culture et l’histoire de France. Et non pas du hasard du lieu de naissance.

Contre la jurisprudence de la Cour de justice européenne, il faudra rétablir le délit d’immigration illégale et renvoyer sans faiblesse les immigrés illégaux. Il conviendra de rappeler que le droit d’asile ne doit pas être une filière d’immigration et que les déboutés du droit d’asile doivent être reconduits à la frontière. Une lutte sans merci contre les passeurs devra être menée et les ONG qui encouragent ces trafics d’êtres humains traduites devant les tribunaux et leurs navires interdits d’accostage dans les ports français.

Monsieur Sarkozy qui maniait la rhétorique du karcher a laissé entrer environ 220 000 immigrés par an durant son quinquennat, soit plus d’un million cent mille personnes. Plus que la ville de Marseille et deux fois plus que celle de Lyon. Et l’on veut nous faire croire que cela n’a aucun effet sur la structure même du peuple français et que le grand remplacement ne serait qu’un mythe, alors même que les flux ont augmenté sous Hollande et Macron, pour atteindre 270 000 en 2019, avant le ralentissement dû à la crise sanitaire mondiale.

Dans trois mois, les Français devront choisir le Président de la république. Ils auront choix entre l’irresponsabilité actuelle, l’illusion d’un changement qui  ne sera que continuité – « il faut que tout change pour que rien ne bouge » – ou une rupture franche avec les errances suicidaires du passé. La vraie question, la seule question est celle de savoir quelle France nous voulons transmettre à nos enfants ? Une France restaurée dans sa grandeur, sa culture, sa civilisation ou une France « libanisée» au bord du désastre et de la guerre civile ?

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2 commentaires

  1. Quand aurons-nous droit à un regard en face ? De plus le “jean” ça me met tout de suite mal à l’aise. Je pensais qu’avec ta carrière politique tu avais les moyens de te payer autre chose… En tant que contribuables, peut-être que nous n’avons pas été assez généreux avec toi ! Allez, décide toi, rallie le Z au lieu de tourner autour du pot et de nous débiter des banalités que tu donnes l’impression de découvrir.
    Cher Guillaume de Thieulloy, je m’interroge sur le temps durant lequel le SB à l’intention de nous infliger ce pensum ? Merci par avance de la réponse

  2. Étrange agressivité et remarques assez stupides

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