Résistance chrétienne jusqu'au bout

Samedi 23 mars, Philippe Maxence intervenait aux « Assises de la résistance chrétienne », organisées par l'abbé Guillaume de Tanoüarn. Extrait de son intervention :

"La
résistance chrétienne selon Jean-Paul II […] repose sur ce que
Chesterton a appelé le paradoxe du christianisme qui n’est au fond que
le paradoxe de la Croix. Dans un passage de son livre Les Sept paroles du Christ en Croix, le cardinal Journet résume très bien ce paradoxe et va jusqu'au bout de sa logique :

«Dans
la lutte sauvage que la volonté de puissance de l'athéisme, ivre de ses
violences, de ses victoires politiques, de ses mensonges, livre
aujourd'hui à tout ce qui porte encore un signe de la foi en Dieu, le
devoir du chrétien est de combattre jusqu'au bout sur le plan humain, au
nom de la justice, de la droiture, de la dignité inaliénable de l'homme
et de son âme immortelle
. Quand la machine du mal l'a vaincu, quand on
l'a condamné aux camps de l'esclavage et de la mort lente, quand on l'a
fait descendre dans les cellules d'une prison souterraine où il comprend
qu'on travaille, par un sûr dosage de la torture, à dégrader son
psychisme humain, quand on lui a volé ses enfants pour arracher de leur
âme la foi de leur baptême et y verser la haine de Dieu, quand il n'a
plus aucun recours possible contre le déferlement de l'océan du mal,
alors il lui reste de tourner une dernière fois son cœur vers les
profondeurs silencieuses du royaume de Dieu, et de dire, lui aussi, en
Jésus : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font !
» À cet instant, il a tout vaincu, pour l'éternité. »

La
résistance chrétienne implique donc la volonté de défendre une cause
juste jusqu’à la mort et, plus difficile, me semble-t-il, jusqu’au
pardon. C’est
pourquoi le pape Jean-Paul II a résumé d’une expression l’esprit et
l’âme de la résistance chrétienne lors de sa première homélie comme pape
le 22 octobre 1978 :

« N’ayez
pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa
puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes
économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la
civilisation, du développement. N’ayez pas peur ! Le Christ sait « ce
qu’il y a dans l’homme » ! Et lui seul le sait ! 
»

Ce « N’ayez pas peur »
constitue donc l’esprit de la résistance chrétienne selon Jean-Paul II
et elle était fondée chez lui sur la double expérience de la
confrontation avec le totalitarisme que résume bien la destinée de son
pays
, la Pologne, quand elle fut envahie en 1939 par l’Allemagne nazie
et par l’Union soviétique. Karol Wojtila s’est battu contre les deux
forces ténébreuses du XXe siècle, le nazisme et le communisme.

Les armes utilisées par Karol Wojtila

Avec quelles armes ? La réponse tient en trois mots : prière ; clandestinité ; culture. […]
Karol Wojtyla n’a pas seulement pensé la résistance chrétienne. Il l’a
vécue. Séminaire clandestin et théâtre clandestin. Il est allé jusqu’au
bout de sa vocation, même dans les temps les plus contraires. […] Si la culture est une arme, c’est aussi un
terrain de confrontation. Et sur ce champ de bataille, on a déjà perdu
si on se bat comme l’adversaire. Culture de vie contre culture de mort
nous a rappelé le pape Jean-Paul II. Le point saillant de ce combat,
c’est évidemment la défense de la vie à naître et de la mort naturelle. Mais
par pitié, la vie ne se limite pas à ces deux termes de notre existence
et la défense de la culture de vie non plus. Il y a des politiques qui
s’opposent à une vie digne de l’homme ; il y a des choix économiques qui
vont directement contre la vie digne de l’homme. La mort rôde dans les
choix politiques et dans les structures économiques. Jean-Paul II a
désigné cet ensemble mortifère sous un nom éloquent : les structures de
péchés. Nous
nous opposons au Projet Taubira parce que c’est clairement une
structure de péché qui atteint socialement la dignité de l’homme. Ce
combat-là est politique même s’il n’est pas d’abord électoral. Et parce
qu’il n’est pas électoral, il ne doit pas s’arrêter même si la loi
passe
. […]"


6 réflexions au sujet de « Résistance chrétienne jusqu'au bout »

  1. c

    La résistance peut peut-être commencé jeudi en éteignant la télé juste au moment au démarrage l’entretien avec le chef de l’État.
    Nous aurons bien le compte rendu lénifiant et habituel le lendemain.
    Ne nous leurrons pas, ce ne sont que les Français d’autrefois qui ont défilé dans la rue le 24 par les Français de l’avenir.
    Même si certains organisateurs s’auto-félicitaient de la présence de …et …, nous avions nous des yeux pour voir qui étaient vraiment ceux qui défilaient à 99% des cas. Et ces gens là c’est vraiment un monde différent de celui des médias et même de Paris.

  2. mchris

    La vérité est en train de sortir et nous voyons de plus en plus les gens tels qu’ils sont vraiment.
    Avant l’élection de Hollande, sarkozy lors d’une visite officielle a dit : il faut savoir laisser sa place.
    Je me suis dit, c’était déjà prévu qu’il laisse la place à HOLLANDE.
    Mais, pourquoi ????
    HOLLANDE fait passer les lois les plus injustes et sataniques, le peuple se révolte contre lui et non contre sarko.
    La femme de HOLLANDE, se surnomme MARIE-ANTOINETTE !!! Etonnant non !!!
    Car ils savent que HOLLANDE aura beaucoup de problème…
    La preuve est que SARKOZY faisait de la pub pour revenir SAUVER LA FRANCE ^^^^^^
    Mais, cela ne se passe pas comme ils avaient prévus, et oui !!! Car il a était mis en examen pour abus de ….
    http://www.prophecies.org/

  3. juju

    Merci d’avoir diffusé un extrait des interventions. De quelle manière peut on accèder aux textes des autres interventions des Assises de la Résistance Chrétienne du 23 mars auxquelles malheureusement nous n’avons pas pu assister !!! En ferez vous éventuellement en province ?
    Merci !

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