Le député européen explique :
Je suis un modeste actionnaire de cette société, ayant cru devoir placer quelques économies dans le financement de l’industrie française, et notamment dans cette entreprise, fleuron de ce qu’il nous en reste. Mes 50 actions Renault, achetées il y a plusieurs années pour un total de 2953 € ne m’ont rien rapporté, et n’en valent plus aujourd’hui que 1836. Mais là n’est pas le problème. Ce qui compte, c’est que ce statut me donne le droit de dire qu’il est temps, dans cette société comme dans bien d’autres du CAC 40, que les petits actionnaires soient enfin représentés dans la direction de ces groupes.
En conséquence, je demande que soit tenue d’urgence une Assemblée Générale, convoquée selon les modalités des articles 22 et 26 des statuts de Renault SAS. En outre, je déclare que je suis candidat au Conseil d’Administration de la société Renault, et même, en tant que de besoin, à la présidence de cette société, s’il ne se présente pas d’autres candidats capables de défendre à la fois les intérêts de l’emploi en France, des salariés et des actionnaires.
Cette annonce pourra surprendre ; je pense cependant avoir autant de titres à faire valoir que les habituels fonctionnaires émoulus de l’E.N.A., amis du pouvoir politique, et placés à la tête de fleurons de notre économie, sans toujours que leurs compétences soient couronnées de succès, c’est le moins que l’on puisse dire. Docteur en droit, diplômé des Sciences politiques, je connais, comme ancien avocat international, le monde des affaires (et notamment ses contentieux). J’ai acquis une vaste expérience des milieux politiques et de leur fonctionnement au cours de 32 années de mandat parlementaire, auquel je renoncerais naturellement si ma candidature était acceptée. Je suis actuellement membre de la Commission des Transports du Parlement européen. Je connais personnellement de hauts dirigeants du Japon, pays dont je maîtrise la langue, la culture, les usages, et le droit, ce qui est un atout considérable pour la suite des relations entre Renault d’une part, Nissan et Mitsubishi de l’autre. Certes, je n’ai pas de compétence en matière d’ingénierie, mais c’est le cas de beaucoup d’autres dirigeants, y compris de la plupart des administrateurs actuels, et je suis disposé à m’entourer des meilleures expertises dans ce domaine. Attaché à la présomption d’innocence, je ne me prononcerai aucunement sur la culpabilité éventuelle de M. Ghosn. En revanche, si j’étais placé par la confiance des actionnaires à la tête de cette entreprise, je me situerais immédiatement, en tant que « cost killer » d’un nouveau genre : je proposerais aussitôt à l’Assemblée Générale, dont les récentes décisions n’ont pas été respectées, la réduction des trois quarts de la rétribution anormalement élevée du président. Et j’indexerais définitivement les revenus des dirigeants sur deux indices :
- la progression des revenus de tous les employés,
- le cours de l’action.
Proportionner les revenus de chacun à leur apport dans l’entreprise est la première condition de la coopération de tous à la réussite commune.


Irishman
Soyons sérieux ! M. Gollnisch, malgré toute sa bonne volonté et ses capacités, de par le fait d’avoir été longtemps un des piliers du FN, est absolument tricard dans toute grande société française !
“Ils” trouveront sans problème quelqu’un qui sera docile à manu Jupiter et à ses donneurs d’ordres de la finance internationale…
Michel
Bruno Gollnisch, Président !!
Fan de ...
Au delà de toute prise de position partisane, le choix de M Gollnish est très loin d’être idiot.
Il saurait s’entourer de gens compétent.
sa connaissance du droit japonais est quand même un atout considérable, en plus de sa japanophilie.
Irishman
Si on se met tous (on va bientôt nous y obliger ?) aux bagnoles électriques, moi je veux bien, mais où va t-on trouver l’énergie électrique ? Dans les éoliennes ? dans les panneaux voltaïques ?
Vu qu’on ne veut plus du nucléaire, pourtant seul capable de fournir une demande électrique qui devient de plus en plus grande, on va faire comment ? Chaque voiture aura son petit panneau orientable, ou bien un mât (n’oubliez pas les haubans, un gui, vos lattes de voile, la drisse et puis l’écoute !), ou encore une éolienne sur le toit ?
Pour passer les ponts et les tunnels, ça va être rigolo, tiens !
Collapsus
Gollnish, un gilet jaune à la tête de Renault ! En voilà une idée qu’elle est bonne !