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France : Société

Recentrer sur l’essentiel le débat sur l’éducation

Si on peut ne pas adhérer à tout ce qui se trouve dans cet article, je lui trouve au moins le mérite de vouloir débarrasser le débat des scories électoralistes pour porter la réflexion sur le problème de fond, la nature même de l'école :

"L'éducation est au cœur de l'économie, au cœur de toute stratégie pour le pays. Elle ne mérite pas ce débat aussi médiocre. Car de quoi parle-t-on essentiellement : blouse ou pas ? Méthode globale ou pas ? La classe politique serait plus inspirée de se plonger dans les vraies questions : comment redonner du sens à l'école, comment la faire aimer des enfants, comment aider les élèves les plus fragiles et avancer sur la pédagogie différenciée, comment redonner enthousiasme et motivation aux enseignants, comment mieux impliquer les parents…

République et école sont intimement liées : quand les dirigeants politiques s'occupent avec enthousiasme de la seconde, c'est le signe que la première se porte bien. Mais l'inverse est hélas vrai : l'immobilisme sur l'école est signe de dépression collective. La campagne présidentielle pourrait être l'occasion de repartir d'un bon pied et rebâtir un nouveau contrat entre la nation et l'école. Mais pour cela, il faut sortir des débats poussiéreux sur l'uniforme".

Si ce voeu est réalisé, il est évident que les catholiques auront leur mot à dire sur ce point non négociable qu'est l'éducation et sur lequel ils ne devront pas transiger lors du choix de leur bulletin de vote.

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3 commentaires

  1. « La classe politique serait plus inspirée de se plonger dans les vraies questions : comment redonner du sens à l’école, comment la faire aimer des enfants »
    Il est frappant de constater que depuis des siècles l’enseignement libre apporte des réponses à ces questions, mais qu’à force d’anticléricalisme primaire les idiots se sont contentés du doigt quand d’autres leur proposaient la lune.
    J’ai une fille dans une des rares écoles encore épargnées par le pédagogiquement correct. J’ai été très frappée de constater qu’à la fin du CP non seulement la lecture était acquise mais qu’elle était un plaisir, à tel point qu’elle a lu « les petites filles modèles » pendant l’été!
    Il est frappant de constater que si l’on propose aux enfants un vrai savoir, en les prenant pour ce qu’ils sont, à savoir des êtres intelligents et curieux d’apprendre, aller à l’école devient un plaisir et même, oui, une joie. Le savoir procure de la joie.
    Je n’arrive pas à comprendre comment on en est arrivés à se dire que l’enseignement était ennuyeux, qu’il fallait le rendre « ludique » ou éviter des choses trop compliquées? Tout éducateur voit bien qu’il convient de proposer à l’enfant des connaissances nouvelles point trop difficiles mais point non plus trop faciles par rapport à son niveau! Pourquoi servir aux enfants de la bouillie dans tout ce qu’on leur montre, donne, prodigue? Pourquoi les prenons-nous pour des idiots? Je pense à tous ces parents qui laissent leurs enfants devant la télévision, quel gâchis, mais quel gâchis! Il suffit d’un tout petit peu d’investissement personnel (tout le monde n’a pas envie de faire l’école à la maison!), lire des histoire avec son enfant, faire un puzzle avec lui, répondre à ses questions, l’emmener parfois au musée, écouter de la musique classique… ça n’a rien de compliqué.
    En effet, redonner de l’âme à notre enseignement ne pourra qu’en redonner au pays tout entier.
    Mais: COMMENT en est-on arrivés là?

  2. Sur l’éducation un regard vers les USA n’est pas inutile. Il faut lire en effet l’importance accordée à ce thème dans le discours sur l’état de l’union 2011 du président Obama

  3. Les théories, c’est bien. Le pratique, dans un premier temps, c’est mieux.
    Obtenons des chèques scolaires et je pense que tout ira mieux. Si ce n’est pas le cas, étudions de plus près la question comme dit cet article, mais commençons par mettre les théories en concurrence. Forcément les mauvaises disparaîtront.

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