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Scoutisme

Qui veut la mort du village d’enfants de Riaumont et pour quelle raison ?

Qui veut la mort du village d’enfants de Riaumont et pour quelle raison ?

D’Anne Brassié :

Deux faits concomitants cette semaine : mercredi soir, 16 janvier, une émission de FR3 Pièces à conviction, Enfants placés, les sacrifiés de la République. Et le jeudi 17, à Liévin, au petit matin, la mise en garde à vue avec 30 policiers de 4 frères du village de Riaumont accusés de violences légères… Les 4 religieux sont sortis libres, sous contrôle judiciaire. Rien de sexuel ne leur est reproché, il s’agit de violences présumées sur mineurs de 15 ans. La qualification pénale retenue est de “de violences sans aucune ITT” (c’est à dire de blessures).

Lyes Louffok, aujourd’hui âgé de 24 ans, lui-même enfant placé, était le héros de l’émission. Il a été l’un des premiers à s’exprimer sur la maltraitance et les violences en publiant un récit, Dans l’enfer des foyers. Agressions sexuelles, violences graves, absence totale de réaction dans la plupart des cas dans les maisons d’enfants, dans les familles d’accueil ou dans les institutions. Détournement enfin de l’argent public ici ou là. Rappelons le budget : 8 milliards. Des parents fracassés ou simplement très limités donnent naissance à des enfants fracassés eux aussi par l’abandon ou génétiquement. Ces enfants sont confiés souvent pour le meilleur, quelque fois pour le pire à des fonctionnaires sous la responsabilité des régions.

Aux marges de ce système de petites institutions religieuses accueillent ces enfants en se finançant par des dons. 19 sont ainsi reçus et instruits au village de Riaumont. Leur école technique privée Saint-Jean-Bosco leur offre une formation professionnelle de haut niveau, menuiserie, maçonnerie et paysagisme. La remise sur rails de la majorité de ces garçons fait plaisir à voir. Le village accueillent enfin 400 scouts toute l’année.

Ils ont des ennemis acharnés depuis des années qui inventent ou utilisent des faits minuscules. Cette fois ils ont été dénoncés pour 10 violences légères datant d’une dizaine d’année. Peut être l’un des enfants a-t-il été contraint en le tirant par l’oreille comme dans toutes les caricatures de l’école de Jules Ferry ?

Aucun nom donné dans le cas des établissements publics, mais dénonciation médiatique en bonne et due forme pour Riaumont.

La tâche est immense, ardue, tellement ardue que la République est prise en flagrant délit de non assistance à enfants en danger. Pourrait on envisager de laisser les bonnes volontés s’atteler à l’oeuvre de sauvetage de ces enfants? On ne peut pas répéter liberté, égalité, fraternité et interdire la libre initiative des catholiques et les vouer cycliquement à l’opprobre générale. Cela ne marche plus.

Quand monsieur Blanquer nous menace : « J’ai maintenant les outils juridiques pour pouvoir fermer une école qui n’est pas dans les normes», il joue avec le feu. Les catholiques commencent à retrouver la lucidité et l’énergie qu’ils avaient au début du XIXe siècle. Les évêques aussi. Ils sont juste rationnels : le vivre ensemble c’est pour qui ?

Anne Brassié

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