Bannière Salon Beige

Partager cet article

L'Eglise : Jean-Paul II

Quelques mots de Jean-Paul II : les lieux d’apostolat des laïcs

Quelques mots de Jean-Paul II : les lieux d’apostolat des laïcs

Il n’est pas difficile aujourd’hui pour les chrétiens d’admettre que tous les membres de l’Église, même les laïcs, peuvent et doivent participer à sa mission de témoin, annonciatrice et porteuse du Christ dans le monde. Cette exigence du Corps mystique du Christ a été répétée par les papes, par le Concile Vatican II, par les Synodes des évêques, en harmonie avec la Sainte Écriture et la Tradition, avec l’expérience des premiers siècles chrétiens, la doctrine des théologiens et l’histoire de la vie pastorale.

Au cours de notre siècle, on n’a pas hésité à parler d ‘ »apostolat« , et ce terme et le concept qu’il exprime sont également connus du clergé et des fidèles. Mais le sentiment d’une incertitude qui persiste encore sur les champs de travail dans lesquels s’engager concrètement, et sur les voies à suivre pour respecter cet engagement, est assez fréquent.

a. Le premier domaine de l’apostolat des laïcs au sein de la communauté ecclésiale est la paroisse. […]

Les laïcs peuvent faire beaucoup pour animer la liturgie, pour enseigner le catéchisme, pour les initiatives pastorales et sociales, dans les conseils pastoraux (Jean-Paul II, Christifideles laici , 27). Ils contribuent également indirectement à l’apostolat avec l’aide de l’administration paroissiale.

Il faut que le prêtre ne se sente pas seul, mais puisse compter sur l’apport de compétence, sur le soutien de solidarité, compréhension et dévouement généreux dans les différents secteurs de service au Royaume de Dieu.

b. Un deuxième cercle de besoins, intérêts et possibilités est le diocèse. […]

Les laïcs sont appelés à collaborer aux initiatives diocésaines, fréquentes aujourd’hui, avec des rôles exécutifs, consultatifs, parfois managériaux, selon les indications et les demandes de l’évêque et des instances compétentes, avec générosité et un esprit élevé.

En outre, une aide spécifique est attendue des laïcs

  • dans la diffusion des enseignements de l’Évêque diocésain, unis aux autres évêques et surtout au Pape, sur les questions religieuses et sociales auxquelles est confrontée la communauté ecclésiale ;
  • pour assurer cadre correct et bonne exécution des problèmes administratifs ;
  • dans la gestion des œuvres catéchétiques, culturelles et caritatives que le diocèse établit et gouverne en faveur des frères et sœurs pauvres, etc.

Combien d’autres possibilités de travail fructueux pour ceux qui ont la bonne volonté, le désir de s’engager, l’esprit de sacrifice !

c. Dans une mesure plus large, voire même universelle, les laïcs peuvent et doivent se sentir, comme ils le sont réellement, membres de l’Église catholique, et s’engager à sa croissance, […] en vertu de leur participation à l’office prophétique du Christ. […]

Ils devront reconnaître l’Eglise comme une communauté essentiellement missionnaire, dont tous les membres ont la tâche et la responsabilité de l’évangélisation, d’une évangélisation qui s’étend à toutes les nations, à tous ceux qui – le sachant ou non – ont besoin de Dieu.

Pour remplir cette tâche, une préparation adéquate à la doctrine de la foi et à la méthode pastorale est indispensable, que les laïcs peuvent acquérir dans les instituts de sciences religieuses ou dans des cours spécifiques, ainsi que par l’engagement personnel à étudier la Vérité divine.

Jean-Paul II, Catéchèse du 16 mars 1994, ©Librairie éditrice vaticane

Partager cet article