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France : Société

Quelle soirée?

Le piège est tendu par les syndicats : Ce soir, à 20h00, le président de la République interviendra à la télévision et s’adressera à tous les Français. Une loi a été votée par le Parlement puis validée par le Conseil constitutionnel. Il reste au Président de la République de la promulguer. C’est le jeu de la démocratie française dans le respect des institutions et de la constitution du pays. A ce stade, il n’y a plus de recours possible, au moins en national.

A 19h30, les syndicats appellent tous les étudiants et ceux qui le souhaitent à se rassembler sur les places des grandes villes de province et à la Bastille, souhaitant ainsi mettre la pression sur Jacques Chirac avant son intervention. Les syndicats valent plus que le conseil constitutionnel : Tout cela est très démocratique… L’effet de masse sur une jeunesse manipulée peut avoir des conséquences terribles. Il faudra bien des responsables.

Dans une lettre ouverte au premier ministre datée du 24 mars 2006 (pdf), un syndicat de police pointe du doigt les coupables et propose une solution : ponctionner à la source les subventions de l’Etat (c’est à dire nous!) si généreux avec les syndicats qui bravent les lois :

"Au sujet de la crise en cours liée à la loi sur le CPE, vous en appelez à juste titre à la responsabilité de chacun (…) Bien que les organisateurs de ces rassemblements (…) clament le respect des valeurs républicaines et démocratiques tout en invitant chacun au sens des responsabilités, ils semblent bien en marge de ces louables intentions.
Le droit de manifester est soumis à autorisation qui est délivrée dans la mesure ou le rassemblement organisé ne soit pas de nature ou susceptible d’occasionner des troubles graves à l’ordre public. Aujourd’hui, nous pouvons constater que la limite de l’acceptable en la matière est atteinte.
Dès lors, si tant est que les manifestations à venir soient autorisées, nul doute que les exactions qu’elles ne manquent pas de drainer auront encore lieu avec la violence et les atteintes aux biens privés et publics qui les accompagnent.
De ce constat, la Fédération Professionnelle Indépendante de la Police (…) se pose la vraie question de la détermination des responsabilités respectives eu égard aux préjudices subis par les véritables victimes de ces outrances.
En fait, il s’agît de connaître la religion qui s’appliquera en matière de réparation des préjudices subis par les commerçants, les employés et les simples citoyens dont le seul tort est de résider ou de se trouver pour toutes autres raisons que de manifester sur les lieux des saccages.
Pour la FPIP, cette responsabilité ne peut incomber au seul Etat, mais également à l’ensemble des organisateurs des manifestations où il n’est plus à démontrer les effets qu’elles produisent. Au delà de ce que l’on peut qualifier habituellement de troubles à l’ordre public, nous sommes désormais confrontés à un déchaînement de violences et dépradations qui dépassent le seuil du tolérable pour un état de droit.
Par conséquent, le fait pour les organisations syndicales d’inciter toujours et encore au rassemblement de plusieurs milliers de personnes sous couvert du droit à manifestation, doit de pair les placer face à leurs responsabilités inhérentes aux risques encourus et les incidences qui peuvent en découler.
De la sorte, compte tenu que l’ensemble des organisations syndicales voient leurs moyens de fonctionnement et d’existence dépendant en majeure partie de subventions publiques, il paraît tout à fait envisageable de pourvoir aux réparations des préjudices subis par une participation de ces organismes en opérant un prélèvement à la source".

Lahire

Le Salon Beige est visité chaque jour par plusieurs dizaines de milliers personnes qui veulent participer au combat contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme.

Je ne souhaite pas que le Salon Beige devienne une galerie commerciale avec des publicités voyantes, mais au contraire qu’il reste un outil de combat culturel.

Le Salon Beige est un lieu où chacun trouve les informations et les argumentaires dont il a besoin pour sa réflexion personnelle. C’est un lieu gratuit et une bibliothèque de référence vivante.

Si chaque personne lisant ce message donnait, notre levée de fonds serait achevée en une heure.

Aujourd’hui, je vous remercie de faire un don de 5€, 20€, 50€ ou de tout autre montant à votre portée, afin que le Salon Beige puisse poursuivre son combat.

Merci,

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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2 commentaires

  1. L’idée est tout à fait louable et même justifiée. L’émotion de ce syndicat de police est de même compréhensible, puisque les représentants des forces de l’ordre sont les premières victimes des violences provoquées par les syndicats marxistes, qui organisent des manifestations parfois illégales.
    Je me demande simplement si ce syndicat auteur de cette lettre au Président n’est pas entrain, lui aussi, de dépasser les limites de son rôle, qui est la défense de l’intérêt de ses membres et non l’attaque des autres structures, avec cette proposition qui en outre risquerait de se retourner contre lui.
    Mais le manège des syndicats est visible : comme le souligne le post, chaque étape du processus démocratique est contesté par la gauche. La pression sur les députés pendant les débats parlementaires, la critique perpétuelle du recours au 49-3 alors que pourtant la Constitution le prévoit, puis la pression sur le Conseil Constitutionnel qui finalement valida le CPE. Maintenant le but du jeu est de pousser Chirac à ne pas promulguer la loi, c’est à dire à violer la Constitution, comme l’avait fait Mitterrand en refusant de signer les ordonnances de privatisation en 1986. La seule différence étant qu’une ordonnance n’est pas préalablement débattue par le Parlement, représentant de la Nation souveraine.
    Mais tant mieux, la gauche est en train de montrer son vrai visage, il sera dorénavant plus facile de la combattre.

  2. Correction : Le Président peut demander au Parlement une nouvelle délibération de la
    loi ou de certains de ses articles (art. 10 de la Constitution).
    Pardonnez-moi de réagir trop vite.
    Mais je ne m’attends plus à une reculade.

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