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France : Société / Homosexualité : revendication du lobby gay

Quel sens pour quel mot pour quelle société?

Un édito intéressant dans la Croix qui met le doigt sur les choix sémantiques du gouvernement dans la présentation de ses projets de dénaturation du mariage. L'objectif, la propagande auprès des Français. A lire : 

"Plus le sujet est sérieux, plus il est grave de conséquences, plus s’observe la tentation d’euphémiser le vocabulaire. « Mourir dans la dignité » devient ainsi une revendication plus défendable que le droit à l’euthanasie ; le concept des « mères porteuses » se trouve remplacé par la « gestation pour autrui », de consonance plus généreuse. Et voilà que le « mariage homosexuel » se présente aujourd’hui sous le label de « mariage pour tous ». Outre la banalité de l’expression, proche du slogan publicitaire ou de la banderole de manifestation – et indépendamment de l’objection de fond que l’on peut avoir face à ce qu’elle signifie –, il faut en tout cas remarquer qu’elle est inexacte car, fort heureusement, cette nouvelle union élargie ne s’ouvre pas à tous. Il reste des interdits (liés à l’âge, aux liens de parenté…).

Le bouleversement envisagé pour cette vieille institution qu’est le mariage est défendu par le gouvernement au nom de l’égalité, notion devant laquelle toute autre considération devrait abdiquer. Et en vertu de ce principe d’égalité, il n’est fait aucun droit à la différence ; on sait que ce débat traverse la société dans sa définition des sexes, mot qui pourrait devenir tabou au profit de celui de « genre ». Doit-on conclure que la différence, qu’elle soit biologique ou culturelle d’ailleurs, serait, en soi, porteuse d’inégalité et donc à combattre ? Non. Souligner la réalité des différences, entre hommes et femmes, entre couples homosexuels ou hétérosexuels, en tenir compte dans des décisions politiques ou dans la loi, ne signifie pas que l’on ne respecte pas les personnes.

Le débat – ou le non-débat en l’occurrence – renvoie à une tension très présente dans notre pensée contemporaine entre les droits et les libertés des individus – érigés en absolu – et les attentes ou les besoins d’une société, d’une communauté de personnes appelées à vivre ensemble. Cette hypervalorisation de l’individu n’entre-t-elle pas, parfois, en contradiction avec le bien commun ? On aimerait que, dans son projet sur l’union homosexuelle, le gouvernement explique ce que représente pour lui le mariage civil, s’il est un cadre structurant pour les personnes et la société, ou un simple contrat. L’enjeu vaut bien cette clarté".

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5 commentaires

  1. Voilà encore un excellent papier. Cette fois-ci, La Croix prend clairement position sur un sujet (ou en tout cas de façon non ambigüe…). Jean-Marc Ayraud a repris à son compte cette ignominie de langage qu’est l’expression “mariage pour tous”; il révèle ainsi quelle est sa vraie nature, celle d’un faible qui cherche sa force dans les principes égalitaristes du collectivisme, forcé de cacher par un autoritarisme exacerbé une absence totale de fond. Attention, danger !

  2. L’extension du contrat de mariage aux homosexuels ne vise qu’à instaurer, par le constat ultérieur et inéluctable de son échec annoncé, un sentiment a priori “d’irresponsabilité de la famille ” dans l’opinion publique, ce qui permettra d’imposer davantage de conditions au contrat du mariage civil, bref un meilleur, mais funeste contrôle de l’état sur la famille, et notamment sur l’éducation de l’enfant. Mais n’est ce pas là le but sournois du principe de l’égalité, que celui d’octroyer aux minorités les mêmes libertés illusoires, car inadaptées à leur cas de figure, pour mieux raboter ces droits ensuite sur l’ensemble de la population?

  3. Egalité! Egalité ?
    Prenons une famille de 4 enfants.
    2 garçons , 2 filles : l’égalité !
    Oui mai les garcons ont 2 soeurs et UN frère.
    Les filles ont 2 frères et une soeur.
    Comment faire pour que les enfants aient le même nombre de frères et de soeurs que leurs frères et leurs soeurs ?

  4. Oui au mariage pour tous :
    Il faut sortir de cette dialectique artificielle de la séparation de l’humanité en homo et hétéros. La seule différence majeure est sexuelle : Hommes et Femmes ont un égal droit au mariage : Le mariage est un droit pour tous : nul n’est autorisé à redéfinir ce droit qui ne repose pas sur une question de pratique sexuelle ni même d’amour mais sur une différence d’où découle la capacité à donner la vie.

  5. Si même la Croix se met à prendre position c’est remarquable, je n’y croyais plus… C’est aussi sans doute que nous arrivons à un point critique tant le gouvernement se fixe au programme de campagne de M. Hollande…
    Si seulement ils écoutaient un peu les cris extérieurs autres que les sondages de popularité dénués de sens.

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