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Religions : L'Islam

Quatre députés ont soutenu la libération d’un djihadiste

En Belgique, mais cette affaire est le symbole d'une classe politique qui n'a cessé de flatter le communautarisme. Alors qu'en France, un Toulousain de 19 ans, fiché S, condamné en juin 2016 à six mois de prison avec sursis pour « participation à un groupement terroriste », 2 ans et demi après être parti en Syrie, a de nouveau quitté la Ville rose. Les autorités bulgares auraient indiqué qu’il était présent dans leur pays, avec la volonté de passer les frontières turque, puis syrienne, pour combattre dans un groupe djihadiste.

En 2010 donc, plusieurs députés belges de gauche et centre-gauche ont participé en compagnie d’ONG à un lobbying intense en faveur de la libération d’Oussama Atar, emprisonné dans une geôle irakienne. Dans notamment une vidéo de l’ONG AFD international abondamment commentée depuis 24h, on les voit successivement prendre la parole pour réclamer la libération d’Atar.

Unknown"Ce brave Oussama, décrit comme un jeune idéaliste malade et à l’article de la mort, ce citoyen belge abandonné à son sort par sa patrie, cet honnête homme défendu des mois durant et la larme à l’œil par sa famille, soutenue par divers politiciens belges, s’est avéré par la suite ne pas être n’importe qui. A peine revenu en Belgique, le bougre, guéri miraculeusement de son cancer du rein, tente de rejoindre divers groupes islamistes, entre dans des organisations terroristes et a même obtenu depuis quelques jours le titre peu glorieux de terroriste islamiste le plus recherché du royaume pour son implication active dans les attentats de Bruxelles et le meurtre de dizaines de personnes.

Soyons de bon compte, il n’est que les gens qui ne prennent aucun risque dans leurs engagements qui ne se font jamais piéger. On ne pouvait guère prévoir en 2010 les atrocités qu’Oussama le bien nommé commettrait en 2016, et reconnaissons que cette crapule a fort habilement mené sa barque. Il serait également fort injuste d’accuser la famille Atar d’avoir usé et abusé d’un talent dramatique certain pour obtenir la libération d’un des leurs (c’est bien à cela que servent les familles après tout). Néanmoins, au-delà de tout le respect dû à l’engagement politique et citoyen, il est une série de faits qui entourent cette d’actualité qui laissent pantois.

N’est-il pas interpellant par exemple de voir plusieurs députés belges Ecolo (verts), CDH (Centre Démocrate Humaniste) et PS prendre fait et cause pour un individu à la réputation douteuse sans plus de discernement ? Bien qu’habile malade imaginaire, Oussama Atar avait pourtant été arrêté à la frontière Irakienne (soi-disant dans un but humanitaire), était connu des services de renseignements depuis 2000 et soupçonné de trafic d’armes (soupçon déjà connu à l’époque). Etre abusé par ses bons sentiments est une chose, jeter par-dessus bord toute prudence et élémentaire vérification d’usage ne semble pas vraiment le comportement attendu d’un élu du peuple, même en des temps (2010) où le terrorisme n’était pas encore la préoccupation première de notre pays.

Plus interpellant encore, n’est-il pas ahurissant de réentendre aujourd’hui Zoé Génot déclarer au cours d’interviews de l’époque (sur cette affaire ou d’autres similaires) que la convention de la Haye était instrumentalisée par le gouvernement pour se dispenser d’aider des belgo-marocains comme il le ferait pour des « belgo-belges », allant même jusqu’à se demander au micro de la RTBF s’il n’en aurait pas été autrement pour d’autre binationalités ? N’est-il pas proprement scandaleux de voir ces nombreuses vidéos des députés molenbeekois Jamal Ikazban (PS) et surtout Ahmed El Khannouss (CDH) mettre ouvertement en cause l’état belge au cours d’une manifestation en faveur de la libération d’Oussama Atar, visiblement essentiellement composée de leur cible électorale ? On croit même rêver en entendant Ikazban fustiger l’islamophobie… et les lois anti-terroristes responsables selon lui de l’emprisonnement de l’infortuné et honnête citoyen Oussama ! Présence notable et tout à fait « charmante » à noter parmi ces citoyens indignés : la fille de l’Imam Bassam Ayachi pleurant auprès des médias présents sur l’emprisonnement selon elle tout aussi injuste de son père, qui n’est autre que l’importateur du salafisme en Belgique, créateur d’une plate-forme de recrutement d’Al Qaeda, depuis installé en Syrie où il a perdu deux fils au combat… [Lire la suite]

Naïveté ou complicité ? Ces braves indignés politiques ont des noms -Ikazban, Ahmed El Khannouss… – qui sonnent étrangement belges. 

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