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France : Politique en France / France : Société / Immigration

Quant une sénatrice UMP rêve d’un manuel d’histoire franco-africain

Il s'agit de Fabienne Keller, sénatrice UMP du Bas-Rhin qui a été missionnée par la délégation sénatoriale à la prospective. Elle vient de remettre aujourd'hui un rapport sur "l’avenir des années collèges dans les quartiers sensibles" et propose à cette occasion de créer le premier ouvrage scolaire franco-africain :

FabienneKeller1 "Je fais un rêve : qu’un livre d’histoire puisse être écrit entre les pays d’Afrique, et du Maghreb en particulier, et la France. J’ai croisé beaucoup de jeunes, enfants de la 2ème et 3ème génération, qui ne peuvent pas se référer à une culture qui n’est pas la leur, celle du pays de leurs parents et grands-parents. Ils n’ont pas les repères de la culture de départ. En même temps, ils n’arrivent pas totalement à acquérir la culture du pays où ils sont nés, la France. Parce qu’on nie leur histoire personnelle, et parce qu’on ne leur parle pas de leur passé. Au sein de ces familles, c’est un sujet très peu abordé."

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28 commentaires

  1. Je fonds en larme tout de suite ou j’attends un peu …. Fabienne enfonces toi plus profondément dans ton fauteuil en cuir sur mesure et surtout, mais surtout tais toi.
    Merci pour la France

  2. J’ai aussi fait un rêve : un livre d’histoire catho-catholique… qui expliquerait aux jeunes catholiques d’aujourd’hui leurs racines car quand on discute avec eux, on sent bien qu’ils sont mal dans leur peau : personne ne leur a expliqué d’où viennent leur foi, la liturgie et la tradition.
    À chaque fois qu’ils tentent d’en parler, ils se retrouvent face à un silence gêné : c’est que ces sujets sont devenus tabous. Pourtant, ils ont du mal avec Pierre Vivante : ils ne comprennent rien. Ce n’est pas qu’ils ne font pas d’efforts : c’est que personne ne les aide à comprendre… Au sein de leurs famille, c’est un sujet qu’on n’aborde pas…

  3. Combien de preuves supplémentaires, d’actes de trahison, de signes de servitude, faudra-t-il encore aux catholiques français pour comprendre qu’il n’y a rien, strictement rien à attendre de la république et de ses serviteurs zélés, quel que soit leur parti ?
    Depuis son origine, la république a toujours été le parti de l’étranger.

  4. Alors maintenant, c’est à l’école d’enseigner l’histoire personnelle des enfants… ça va être compliqué ! Déjà qu’il doit lui-même forger son propre savoir…
    Après avoir touché le fond, on creuse.

  5. Ils ont peut Etre besoin de députés en Afrique . On pourrait la leur refiler non?

  6. Si notre culture n’est pas la leur, s’ils se sentent mal chez nous, nous n’avons pas le droit de les obliger à rester

  7. Pourquoi l’Afrique et pas l’Asie ??

  8. ASSEZ! TOUT CELA EST ODIEUX!
    JUSQU’OÙ ? JUSQU’À QUAND ?

  9. Et combien de francais de souche sont completement paumés ne sachant à quels reperes historiques se vouer?Il faudrait deja se reconquerir soi meme, savoir qui l’on est,d’ou l’on vient,ou l’on va.

  10. C’est curieux on n’a jamais imaginé ce genre d’initiative pour les enfants d’ immigrés d’origine Vietnahmienne ou asiatique pas plus d’ailleurs que pour les portugais, espagnols, italiens ou polonais.
    Je me demande bien pourquoi…? Il faut croire qu’eux ils ont eu moins de mal à assimiler la culture de notre pays…

  11. Que l’on ne s’étonne pas ensuite qu’ils ne se sentent pas intégrés…

  12. Forcément, on nie notre histoire qui ne commencerait qu’en 1789, alors comment acquérir la culture?

  13. Ce qui est sûr c’est que l’histoire de l’empire colonial français n’est pas assez étudié. Mais cet enseignement ne doit pas étre réservé aux éléves des quartiers sensibles. Il existe une page d’histoire commune entre la france et de nombreux pays africains , il existe une des cultures africaines et pourquoi ne pas les aborder? ayant vécu en Côte d’Ivoire je sais que les éléves étudiaient l’Histoire de France. Je pense que l’idée de Me Keller est mal formulée mais pas infondée sur la nécessité.

  14. Mes enfants et petits enfants ne peuvent pas se référer à une culture qui n’est pas la leur, celle de la France de leurs parents et grands-parents, méthodiquement défigurée depuis 40 ans ou 50 ans (regardez-la dans les films d’alors, elle n’a rien à voir avec la société où nous survivons). Ils n’arrivent pas totalement à acquérir la culture du pays où ils sont nés, la France. Parce qu’on nie leur histoire à coup (et à coût) de repentances, et parce qu’on ne leur parle pas de leur passé (que l’on efface avec persévérance : élimination du catholicisme, dilution européenne, nouveaux cours d’histoire sans Louis XIV ni Napoléon).

  15. “Au sein de ces familles, c’est un sujet très peu abordé.”
    voilà donc un paradoxe! Ces enfants se sentent rejetés d’un système d’instruction qui nie soit disant leur culture, alors que se sont les familles qui sont responsables de ne pas transmettre leurs racines culturelles! Le problème est bien éducatif et il faut arrêter de toujours tout rejeter sur le dos de l’éducation nationale! De plus, cela ne permettra en rien une meilleure intégration, il s’agit là encore de bons sentiments…à visée électorale? Les responsables de l’échec de l’intégration sont les politiques de non sens depuis 40 ans.
    Poussons le raisonnement par l’absurde et exigeons des livres d’Histoire tenant compte de celles de chacune des Régions, après tout, pourquoi les petits basques, corses, bretons… n’y auraient pas droit plutôt que d’apprendre une histoire de la France générale qui nie leurs racines? 😉

  16. Un passé trahi, un avenir impossible, reste l’instantanéité du jouir et le désespoir qui va avec… en attendant l’étincelle, et en s’y préparant (d’abord par la prière).

  17. Une amie intervenant bénévolement en ZEP le soir après l’école pour lire des contes dans le cadre de l’action “Lire et faire lire” me racontait récemment une anecdote. Après la lecture du conte s’est engagée une petite discussion qui a amené mon amie à dire : “nous, les français” ; l’interrompant, comme un seul homme, tout le groupe a protesté, à l’exception d’une petite fille tchétchène : “nous on est pas français”. Question de mon amie : “bien , vous êtes quoi alors ? ” “euh, on sait pas…”. Conclusion : la famille, comme le dit la sénatrice, ne leur parle pas de leur “histoire personnelle”, mais elle n’oublie pas de leur dire, dès le berceau, qu’ils ne sont pas français (je précise que ces enfants sont en CP)

  18. Née et ayant passé mon enfance et mon adolescence à Strasbourg, je crois que Mme Fabienne Keller prépare les élections cantonales, dans une ville qui ne parvient pas à faire face à un afflux massif de populations extra-européennes.
    Une région à forte identité culturelle,l’Alsace, mais qui cultive la “tolérance” le “vivre ensemble” entre catholiques, protestants et la communauté juive, (celle-ci présente depuis le 10ème siècle). Sauf que…là le défi est différent, et les enjeux sans commune mesure. Les recettes alsaciennes classiques ne fonctionnent plus, malgré la bonne volonté des élus locaux.
    La question à laquelle je ne suis, pour l’instant, pas en mesure de répondre, c’est sur le point de savoir s’ils sont incompétents et/ou naïfs, ou vraiment cyniques au dernier degré ?

  19. Il y a un paradoxe chez toutes ces bonnes âmes: elle défendent toutes le droit du sol. Or si c’est vraiment le droit du sol qui est la logique en France, alors il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et éduquer les personnes nées en France comme de petits français ! Cherchez l’erreur !

  20. Une idée : l’UE (avec nos sous) pourrait payer un voyage de formation à la culture Nord-Africaine pour Mme Keller.
    Ce stage aurait une durée de 3 ans . Elle aurait droit à un salaire équivalent à celui que touche une femme qui travaille dans un de ces pays… Et pourrait ainsi découvrir toute la richesse culturelle des rapports entretenus entre la gent masculine et féminine et ceci pour une plus grande mixité entre nos peuples . Il est évident qu’il lui faudrait vivre le quotidien dans le respect et le partage historique que la décolonisation a engendré.
    Pour un plus grand réalisme, des pays comme le Sénégal ou la Mauritanie ou encore le Nord-Soudan pourraient lui être fortement conseillés…

  21. A lire sur le sujet : “je suis noir et je n’aime pas le manioc” de Gaston Kelman.
    Il explique fort bien comment la méconnaissance de l’education nationale qui essaie soit disant de rappeller aux enfants leurs “racines” aboutit à des situations profondément ridicules….
    un petit extrait de sa prose décapante
    “Tous les Noirs sont supposés identiques, produits d’une tradition immuable, aimant les même choses, avec plein de trucs dans la peau et le sang, comme le rythme, le vol ou le mensonge.
    Pourquoi m’enfermerais-je dans cette image qu’ils voudraient pétrifiée ? Dans le sang, je n’ai que des globules. J’ai le droit d’aimer Beethoven et pas forcément Beko-sade, comme Dupont aime la flûte des Andes. J’apprécie l’opérette et non le tam-tam ou le Griot que je ne connais même pas. J’ai le droit d’être de Dijon et pas du Zambèze. Je suis cadre et non éboueur. J’ai sur le front l’onction chrétienne et non musulmane. Quand je dis MOMO, je pense à Maurice et non à Mohamed. J’ai le droit de croire que l’on peut aimer les sauterelles de Ngomezap sans être plus sauvage que le mangeur de grenouille, l’amateur de corrida, ou le gobeur d’ortolans de braconnage… J’ai le droit de dire que les Blacks sont une fabrication hybride qu’il faut éradiquer du paysage social français. Mais surtout, j’ai au fond du coeur l’espoir qu’un jour, il deviendra évident qu’un Français peut se nommer Mamadou. Et quand on vit dans un pays, comme la France, depuis vingt, on soit considéré comme français quelque soit la couleur de sa peau ”

  22. On a compris, depuis un bon moment, que l’intégration doit se faire en sens inverse.

  23. Une idée idiote de plus (Mme Keller nous y a habitués), quand on connait la complexité géopolitique de l’Afrique et quand on sait que les différentes ethnies de ce continent se détestent entre elles…

  24. J’espère que ce manuel comportera au moins trois chapitres sur l’esclavage:
    -un chapitre sur l’esclavage dans l’Antiquité (en particulier greco-romaine)
    -un chapitre sur les rapports entre le christianisme et l’esclavage (avec des “documents authentiques” sur Cervantès, sur les Trinitaires, …)
    -un chapitre (au moins, vu la durée et le nombre de victimes) sur la traite arabo-musulmane.

  25. faisons un rêve et imaginons que Fabienne Keller ait eu son idée d’histoire de France en Afrique le jour de l’inauguration d’une statue du bienheureux Charles de Foucauld le 26 novembre 2006 à Strasbourg en présence du fameux père missionnaire Marziac qui parla de notre histoire dans les colonies d’Afrique et des missions devant un parterre d’hommes politiques dont Fabienne Keller , médusée.
    la fin du discours du père Marziac était une prophétie de Charles de Foucauld :
    “Je termine par cette exhoration du Père de Foucauld en 1912, qui a désormais pris une valeur de prophétie. Je cite encore:
    “Priez pour tous les musulmans de notre empire Nord-ouest africain, maintenant si vaste. L’heure présente est grave pour leurs âmes comme pour la France. Depuis 80 ans que l’Algérie est française (nous somme en 1912), on s’est si peu occupé du salut éternel des musulmans qu’on peut dire qu’on ne s’en est pas occupé. Si les chrétiens de France ne comprennent pas qu’il est de leur devoir d’évangéliser leurs colonies, c’est une faute dont ils rendront compte, et ce sera la cause de la perte d’une foule d’âmes qui auraient pu être sauvées. Si la France n’administre pas mieux les indigènes qu’elle ne l’a fait, elle perdra l’Algérie et ce sera un recul par rapport à la vraie civilisation, avec la perte d’espoir de christianisation pour longtemps.” ”
    toute cette fameuse rencontre entre Fabienne Keller et le missionnaire courageux est heureusement décrite ici :
    http://alsatia-catholica.blogspot.com/2007/02/le-pre-de-foucauld-le-maire-de.html

  26. On pourra aussi parler des esclavagistes arabo-musulmans prédateurs des populations africaines, et aussi des motifs réels de la colonisation du Maghreb, à savoir les razzias d’Européens le long des côtes de la Méditerranée. Et donner à lire à ces élèves:
    “Le génocide voilé” de Tidiane N’Diaye.

  27. Il suffit de commencer par “J’ai fait un rêve”, pour être lutherkingisé, et ne plus être contredit…

  28. « Il y a des jeunes dans les quartiers qui n’ont pas l’impression d’être pleinement chez eux. Il faut mettre des mots sur la légitimité à être là. »
    Ah oui, quelle légitimité ? Voilà encore un mot balancé en l’air, comme ça, et censé passer comme si de rien n’était…

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