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L'Eglise : Benoît XVI

Quand Küng parle de Benoît XVI

Kung Henri Tincq dresse dans Le Monde un portait, forcément élogieux dans un quotidien progressiste, du théologien Hans Küng (ordonné prêtre en 1954), dont les écrits ont été condamnés par l’Eglise et qui a été interdit d’enseignement pour un livre subversif sur l’infaillibilité du pape. Benoît XVI et Hans Küng ont été professeurs ensemble, ils se connaissent par coeur et s’estiment. Elu pape, l’un des premiers gestes de Benoît XVI sera d’inviter à Castelgandolfo son ancien collègue. Ils ne s’étaient pas revus depuis 1983.

Voici ce que dit notamment Hans Küng de Joseph Ratzinger :

"Lui a étudié, comme moi, nuit et jour. Et parler avec lui est un vrai plaisir intellectuel. Il est beaucoup plus sceptique que son prédécesseur sur l’impact des voyages et grands rassemblements et plus lucide sur les défauts de l’Eglise."

Michel Janva

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6 commentaires

  1. La chose qui m’a frappé c’est le manque de modestie.Tous les “progressistes” parlent de sortir du moyen age, comme si l’époque moderne était meilleure. Et après, les adversaires sont toujours “ignorants”.Pas gentil. Salutations cordiales.

  2. Vouloir opposer l’action de ses deux grands Pape me paraît pour le moins équivoque.Cela semble vouloir masquer la différence de réalité des deux époques successives.Si Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II a pu paraître plus “rassembleur” en procédant par de multiples voyages , c’est qu’il a cru bon de s’efforcer de distiller lui-même directement la doctrine de l’Eglise à ses brebis.Il serait trompeur de sous-estimer la période post-conciliaire qu’il a du affronter et qui se caractérisait par un dévoiement des esprits et de la disciplines tant chez les prélats , les clercs que les fidèles, davantage encore qu’aujourd’hui.
    Pour autant il est manifeste qu’il poursuivait bien le même but que Son grand ami et successeur Benoîtt XVI.S’il a clairement dit à Fulda lors de l’un de ses voyages en Allemagne que “le temps du redressement n’était pas encore venu “, cela signifie bien qu’il aspirait à celui-ci, comme son sucesseur.
    Ceux qui ont eu la chance d’entendre le Cardinal Ratzinger, alors futur Benoît XVI prononcer sa grandiose éloge funèbre place Saint-Pierre à Rome, ne peuvent pas douter qu’il n’ y ait une parfaite communion d’esprit, de coeur , mais également de souffrance, faut-il le souligner, pour ces deux “géants ” que le Ciel a bien voulu envoyer à l’Eglise en ces temps si exigeants.
    On compprendra cependant qu’il soit tentant pour des média foncièrement anti-catholiques, de présenter l’action de sa Sainteté Benoît XVI comme très personnelle et quelque peu autoritaire.
    La caricature “du Pape allemand savamment entretenue dans les diocèses de France part du même principe de sabotage.
    Le recours a Hans Küng “qui discuterait- occasionnellement- avec le Pape, apparaît dès lors comme un habile subterfuge.
    Mais n’en déplaise aux superbes , l’Eglise a toujours été et demeurera une tradition au sens littéral du terme.

  3. C’est vrai qu’actuellement, les opposants de l’Eglise opposent facilement Benoît XVI et Jean-Paul II. C’est le plus souvent au détriment du pape actuel, mais dans le cas de Küng, c’est à l’avantage de Benoît XVI. Hans Küng a la bêtise de laisser entendre que Jean-Paul II était mal formé en théologie. Alors que Jean-Paul II a participé d’une façon remarquée à l’élaboration de plusieurs documents de Vatican II (Gaudium et spès lui doit beaucoup) et qu’il a laissé une douzaine d’encycliques de haute volée et des textes de références très fouillés (ses catéchèses sur la théologie du corps).
    Ce procédé de comparaison des papes entre eux est dangereux. Le pape est le fondement et le principe de l’unité des catholiques. S’attaquer à lui, c’est voulir en fait diviser l’Eglise. Nous devons éviter toute comparaison entre les différents vicaires du Christ. Ils ont été élu par des hommes de grande valeur, en raison de qualités indéniables et connues de tous. Ce choix a été porté par la prière de l’Eglise et guidé par l’Esprit-Saint. Quelque soit notre pape, il est celui que l’Esprit-Saint veut pour l’Eglise aujourd’hui et nous pouvons le suivre en toute confiance. L’unité de l’Eglise se fera autour du Saint-Père. Elle ne se fera de toute façon pas ailleurs.

  4. Küng, bien que “progressiste”, est beaucoup plus nuancé que Drewermann ou Gaillot, p ex.
    D’autre part, c’est un théologien de trés haut niveau, qui, sur de nombreux points , est d’accord avec notre Souverain Pontife.
    Affaire à suivre, donc…

  5. Une petite blague racontée dans le milieu théologique allemand.
    “Le pape est mort. Les cardinaux se réunissent en conclave. Les discussions sont âpres… et à la surprise de tous, après plusieurs semaines de négociations, c’est Hans Kung qui est désigné pour succéder à Saint Pierre. Le nonce apostolique va le visiter et lui annonce la grande nouvelle. Le théologien réfléchit, et répond: ‘je suis désolé, je ne peux pas accepter, cela m’obligerait à renoncer à ma propre infaillibilité!'”
    😀

  6. à AB : merci pour cette amusante récréation …

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