Le 23 septembre, monseigneur Noel Treacy, évêque irlandais, a déclaré à propos du deuxième referendum sur le traité de Lisbonne:
"Un catholique peut voter oui ou non en bonne conscience. La mise en commun de la souveraineté dans des domaines précis, tout en respectant la subsidiarité, peut renforcer l'intérêt général des européens".
La subsidiarité ne peut s'appliquer qu'avec des acteurs souverains dans leur sphère naturelle. En effet, comment peut s'appliquer ce principe chrétien si déjà l'échelon supérieur piétine une partie du champ d'action de l'échelon inférieur. Quel beau marché de dupe : le supérieur ne reconnaîtrait l'autonomie du subordonné qu'après l'avoir réduite et définie!
Ensuite, l'objectif de la politique est le "bien commun" qui est objectif et non "l'intérêt général" qui est relatif. L'intérêt général d'un pays peut consister à détruire la population de son voisin pour étendre ses marchés, trouver l'alimentation nécessaire, etc., mais ce n'est pas conforme au bien commun. C'est un des piliers de la Doctrine sociale de l'Eglise.
Le 26 septembre, le Pape disait en République tchèque :
" il en fut plus encore ainsi pour les pays d'Europe centrale et de l'est, leur permettant de prendre la place qui leur revient dans le concert des nations en qualité d'acteurs souverains".
Nous savons combien cette notion de souveraineté est aujourd'hui discutée dans bien des chaumières catholiques et combien y est tolérée la dilution des états dans un ensemble plus grand appelé gouvernance mondiale ou fédéralisme européen, etc.
Le Pape est clair sur cette question : lui qui est mélomane emploie à bon escient l'expression de "concert des nations" ou chaque nation joue sa partition unique sur son registre propre, en mettant pleinement en oeuvre ses propres talents au nom du principe de subsidiarité, et dans lequel chaque acteur est souverain.
Ainsi est respecté le principe de subsidiarité en vue de bien commun.

