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France : Politique en France / France : Société

Quand on reparle de la lettre de Guy Moquet

les Manants du Roi ressortent de vieux papiers pour éclairer l'actualité le jour de la lecture solennelle de la dite lettre :

Resistants "Un lundi qui bafoue l’histoire. Ce lundi 22 octobre 2007, la lecture de la lettre de Guy Môquet a résonné dans les lycées de France. Belle lettre d’un jeune garçon de 17 ans. Lettre d’un résistant ? Bon sang ne saurait mentir…
Fidélité à la cause communiste de son père, de son oncle, de sa tante, à cette même cause qui, obéissante aux ordres de Moscou, faisait dire dans « L’Humanité » du 13 juillet 1940 : « Les conversations amicales se multiplient entre travailleurs parisiens et soldats allemands : Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître, et quand on dit aux soldats allemands que les députés communistes ont été jetés en prison et qu'en 1923, les communistes se dressèrent contre l'occupation de la Ruhr, on travaille pour la fraternité franco-allemande »…
Tout comme Maurice Thorez a obéi aux ordres de Georgi Mikhailov   Dimitrov, secrétaire général du « Kominterm » et a donc déserté pour se réfugier à Moscou, de nombreux communistes français distribuent des tracts appelant : « par tous les moyens appropriés, en mettant en œuvre toutes vos ressources d'intelligence et toutes vos connaissances techniques, empêchez, retardez, rendez inutilisables les fabrications de guerre, contrecarrez l'action des gouvernements français, qui aident les fascistes finlandais et se préparent dans le Proche-Orient à attaquer l'U.R.S.S parce qu'elle est la patrie du socialisme ».
Prosper Môquet, cheminot, député communiste et père du jeune Guy Môquet s’est-il insurgé contre la ligne du parti ? Point que l’on sache… Arrêté en octobre 1939 et emprisonné par la suite en Algérie comme d’autres députés du Parti communiste…Le Parti communiste « français » a soutenu le pacte « Molotov-Ribbentrop » signé le 23 août 1939, pacte qui a facilité l’envahissement de la France…
Le jeune Guy Môquet a poursuivi la lutte qu’avait mené son père et en été 1940, qu’elle action de résistance mène-t-il ?
Il colle des « papillons » et distribue des tracts d’un « grand patriotisme »… Que pouvait-on lire sur les tracts communistes de cette époque ?
« Des magnats d'industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier […]), tous, qu'ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l'ont contraint à subir l'occupation étrangère […] De l'ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l'employé du quartier de l'Étoile, en passant par le fonctionnaire des Batignolles […] les jeunes, les vieux, les veuves sont tous d'accord pour lutter contre la misère… »

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6 commentaires

  1. Si j’étais dans l’enseignement voici quel genre de lettre je lirais aux élèves… pour marquer l’Histoire de notre pays (mais à deux dates différentes : l’une en hiver et l’autre à l’automne, c’est-à-dire, le 21 janvier et le 16 octobre)… Pourquoi ces deux dates ?
    Le premier est un testament écrit le 16 janvier dans la tour du Temple et le second, une lettre adressée à Madame Royal (il ne s’agit pas d’une certaine Ségolène), soeur du roi)la veille du 16 octobre.
    Eh oui, si j’étais dans l’enseignement, je parlerais du martyr de nos souverains au moment de la Révolution et je dirais qu’à cause des épisodes de 1793, on s’est retrouvé plonger dans le marasme économique qui a engendré les deux guerres mondiales et l’horreur concentrationnaire du nazisme et du communisme qui divisa l’Europe pendant près de 50 ans.

  2. il est bon de rapppeler certains faits commis par ce parti de traîtres

  3. que personne ne s’énerve ! la lecture de la fameuse lettre est passée à la trappe ! en 2007 j’avais lu celle d’Henri Fertet autrement profonde et cette année personne n’étant au courant nous avons avancé le cours et bizarrement on a étudié la création de “SOLIDARNOSC” vous savez après l’élection un certain 16 octobre d’un cardinal polonais

  4. La lettre de Guy Môquet c’est bien, pourquoi pas. Mais il faut lire et relire et faire lire dans toutes les écoles les lettres de Marcel Weinum à ses parents à Strasbourg. Guillotiné (certains pensent qu’il a été décapité à la hâche) le 14 avril 1942 à 18 ans. La veille de son martyr il écrit une dernière lettre à sa famille en concluant “Dieu m’a donné la rédemption éternelle. Que sa volonté soit faite, et non la nôtre. A la gloire de Dieu et pour le salut de notre âme. Vous m’avez élevé pour lui apporter ce sacrifice. Supportez-le sans deuil.Au revoir au Ciel, Vive Dieu le Roi.” A relire aussi la si courte vie édifiante de Ceslav Sieradzki battu à mort au camp de Schrimeck à l’âge de 16 ans en 1941, premier résistant tué dans sa jeunesse. Ils faisaient partie du groupe “La Main Noire” qui a effectué les premiers actes de résistance envers l’occupation allemande en Alsace. A trouver dans l’ouvrage de Gérard Pfister “Marcel Weinum et la main Noire” éd. Arfuyen, 2007 dans la collection “Les carnets spirituels”.

  5. Cela fait quarante ans que ces faits sont connus.Lors d’une émission des DOSSIERS DE L’ECRAN , propos tenus par Pierre Le Franc qui avait participé à la manifestation des étudiants français à l’Arc de Triomphe en 1940 face à Duclos du PCF .
    Aucun véritable écho au fil des années.
    Clostermann en 1972 rétorquant à Georges Marchais (du STO) j’abattais les messerchmitts que vous construisiez.
    La gauche ayant besoin des voix du PCF , celui-ci avait carte blanche pour diffuser SON histoire , soigneusement réecrite.
    Au fil des années plus ça change , plus c’est pareil.

  6. … mais bien sûr, lisons et relisons notre courrier mémoriel. Chaque heure de cours de chaque jour de classe peut être consacrée à dépouiller la correspondance universelle, depuis Madame de Sévigné jusqu’aux lettres à Françoise, de Marcel Prévot (très utiles à la jeunesse). On fera la place qui leur revient aux dernières confessions de Jean Sarkozy, l’éphèbe aux boucles blondes, nouvelle Iphigénie immolée par son père au dieu Buzz sur un coteau dominant la capitale au couchant. Le sanctuaire du mont Valérien, haut lieu de la Résistance et des Hauts-de-Seine retentit encore de ses derniers hexamètres :
    “Je meurs donc pour l’Epade,
    Même si pour faire d’l’épat’
    J’aurais dû à mon âge
    M’contenter d’un ipode”.

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