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France : Société

Quand les “sentinelles de l’invisible” poussent leur coup de gueule

Entretien avec Anne Brassié et Stéphanie Bignon, auteur de Cessez de nous libérer. Petit traité pour les femmes actuelles. Avec une préface (très belle) d'Yves Meaudre. Via Romana. 12€.

Pourquoi ne voulez vous pas, Anne Brassié et Stéphanie Bignon, comme les autres, être libérées ?

CParce que cette libération est un énorme mensonge et un asservissement déguisé. La main qui met en mouvement le berceau met en mouvement le monde, disait Gertrud Von Lefort. Certains veulent asservir ce pouvoir immense, en l'asservissant à l'économique, on fait de la femme un agent économique, ce qui n'est pas sa vocation première. C'est pour cela que le principe de parité est irréalisable. La vocation de la femme, c'est le don gratuit, celui de donner la vie, de mettre au monde l'enfant, de l'élever, l'éduquer et lui donner tout l'amour dont il a besoin. C'est aussi défendre la vie.  Marie Noël le disait très joliment, ce n'est pas un travail vite fait que d'aimer » !

Une étude américaine vient de chiffrer le travail d'une femme à la maison, cela donne 72 h. L'horaire syndical est largement dépassé !

Malheureusement la condition féminine dépend de l'économie actuelle qui voit les pères recevoir des salaires de plus en plus limités pour régler des loyers en augmentation régulière… Les mères sont donc obligées de rapporter un second salaire.

L'horreur économique selon l'expression d'une journaliste aura aussi  pour conséquence l'euthanasie de plus en plus de vieillards qui coûtent trop cher à la société. Mère Térésa ne recevait pas de salaire pour assister les mourants.

Nous ne voulons pas être libérée de cette charge, celle de défendre la vie depuis la conception jusqu'à la dernière seconde.

Quel est le fil rouge du livre ?

Montrer que, dans le même temps Dieu est chassé de la sphère publique pour être enfermé dans la sphère privée et que la femme subit le sort inverse : elle est sortie de force de son foyer pour être jetée dans le monde, tout cela au prétexte de tous nous libérer ! Les conséquences visibles en sont une société blessée qui anéantit le véritable génie féminin. Les femmes l'ont si bien compris que les mères sont descendues dans la rue pour manifester leur colère.

Qu'avez vous appris en entreprenant ce livre ?

A notre grande surprise, tous les organismes étatiques comme le Planning Familial, en France ou les organismes internationaux, l'ONU,  l'UNESCO ou l'OMS imposent des programmes mortifères, limitations des naissances et  avortements, et développement de la théorie du genre. Comme tous les apprentis sorciers, le monde soi disant meilleur qu'ils veulent promouvoir débouchent sur un monde où l'on tue les petites filles. Des villages entiers indiens et chinois se retrouvent sans femmes après des programmes contraceptifs.

Nous avons appris aussi que l'asservissement sexuel de la femme n'avait jamais cessé, bien au contraire. La sexualité débridée exige une femme libérée des contraintes de la maternité, la femme objet. « On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie qu'avec les miradors » nous a prévenus Soljenitsyne. Le but de Judith Bultler est révolutionnaire. Son livre s'appelle: « Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion. » Pervertir la femme c'est désaxer la société tout entière, la maternité et la paternité, l'autorité et bien sûr le sacré puisque la femme est co créatrice. C'est elle qui relie notre monde au ciel et qui transmet la foi.

Comment résister ?

Il faut se réapproprier son identité, sa vie et redevenir chrétien. Les femmes sont «  les sentinelles de l'invisible » disait Jean Paul II  et nous le rappelle Paul Evdokimov, dans un beau livre intitulée, La femme et le salut du monde, elles doivent s'opposer aux forces destructrices: « Aujourd'hui, face au matérialisme, à la sécularisation, face à la pornographie et à la drogue, face à tous les éléments de décomposition démoniaque, de violence et de guerre, c'est la femme qui est prédestinée à dire non pour arrêter l'homme au bord de l'abîme et lui montrer sa vraie vocation des mystères de Dieu. »

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