Quand le pire du bas est le bien du haut

Excellent post de Yves Daoudal qui montre la graduation de la désinformation ou de la  mauvaise information dans l' Éducation nationale. Mais ceci est valable dans de nombreux secteurs politiques.
Les faits :

"Véronique Adès, professeur de
mathématiques au collège François-Mitterrand (sic) à Fenouillet, près
de Toulouse, a été grièvement blessée par un élève de 13 ans qui l'a
poignardée parce qu'elle lui avait mis une heure de colle pour un
devoir non fait".

L'appréciation du collège par différents intervenants :

  • Xavier Darcos, ministre de l'Education dite nationale : "Cet établissement de 600 élèves est
    très bien doté (…), il n'a pas de difficultés particulières, il y a
    un public scolaire qui se dégrade un peu
    ".
  • L'inspecteur d'académie de Haute-Garonne : "collège tranquille".
  • Joëlle Duschesne, secrétaire du "Groupement des parents" : "C'est un acte isolé mais dans une situation qui se dégrade partout".
  • Un autre parent : "Le collège a mauvaise réputation, le climat de violence, latent depuis des années, est devenu patent".
  • Brigitte Meyer, professeur d'anglais : "Cela fait des années que je demande un
    classement en Zep (zone d'éducation prioritaire), nous avons des
    classes surchargées, des élèves de plus en plus violents, on
    pressentait un drame
    ".

Tout semble être dit et reste révélateur de notre situation politique.

5 réflexions au sujet de « Quand le pire du bas est le bien du haut »

  1. Denis CROUAN

    Les enseignants qui demandent aujourd’hui qu’on reprennent les choses en mains sont les mêmes qui, hier, applaudissaient lorsque les pédagogistes infiltrés dans les IUFM disaient qu’il ne fallait plus mettre de mauvaises notes aux élèves pour ne pas les traumatiser, qu’il fallait que l’élève soit au centre du système, qu’il fallait inviter les élèves à tout découvrir par eux-mêmes et non les forcer à apprendre, que les lycées devaient être des “lieux de vie”. C’est réussi! Les lycées sont devenus des “lieux de vie” et les élèves y vivent… mais à leurs façons, avec leurs priorités et leurs règles qu’ils apprennent via internet et, grâce à des parents déresponsabilisés, à l’accès direct à tout ce qu’on imagine. Face à cette situation qui se dégrade, les chefs d’établissements ont adopté une stratégie consistant à ne jamais signaler les graves problèmes qui se développent dans les lycées et collèges.

  2. Exupéry

    Denis CROUAN a parfaitement résumé la situation. Nous avons dépassé le “déni de réalité”(prendre des vessies pour des lanternes), nous sommes au niveau dit de la forclusion terrorisée (on ne doit pas évoquer le problème sinon il va s’aggraver!), de toute façon il s’aggravera. Cette maladie est mortelle et elle est née d’une conception pervertie de la démocratie, voire d’une tare inéluctable de celle-ci.

  3. pm

    Eh oui, il suffit de classer en ZEP et tout s’arrange !
    Et pourquoi pas appeler “Super-Nanny” ?
    Ce qui est incompréhensible c’est qu’il y a encore de “bonnes âmes” pour pleurer sur le sort de ce gamin qui a été mis en garde à vue !
    Force est de constater que de plus en plus les enfants ne sont plus éduqués. On ne leur apprend plus à supporter une remarque ou à accepter une punition (souvent méritée).
    Et les parents, savent-ils qu’ éduquer correctement leurs enfants est de leur responsabilité ?

  4. Labbé

    La solution au problèmes scolaires ne viendra pas d’en-haut ! Si l’Education Nationale ne reprend pas les affaires en main dès le bas âge les problèmes vont empirer. C’est dès le plus jeune âge que l’on apprend le respect de l’autre, et de soi-même. L’éducation est l’affaire de tous, et les parents ne doivent pas se défiler ! Mais dans une société qui détruit la famille comment voulez-vous que les enfants s’y retrouvent et puissent s’épanouir ? Destruction de la famille, destruction de l’école … oui véritablement on cherche à créer une autre société.. une autre civilisation on en voit déjà les fruits.

  5. Aude

    @ pm
    Le classement en ZEP n’est certes pas la panacée, mais peut avoir ceci de bon, notamment, qu’il permet d’embaucher davantage de surveillants et d’obtenir une dotation en heures qui seront utilisées pour des cours de soutien en petits groupes.
    Cela ne s’attaque pas aux racines du mal, ni ne compense les effets délétères d’une hiérarchie parfois peu portée au soutien de ses enseignants, mais c’est un début.

Laisser un commentaire