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Culture : cinéma / Scoutisme

Promesse, le grand jeu

Promesse, le grand jeu

De Daniel Rabourdin :

Par terre, dansent des flammes. Il y a près d’elles des cartes qui mènent aux trésors. Les scouts rampent, Ils sont en montagne. Il fait nuit, il fait froid. Qui gagnera des Tigres, Huskies ou Loups ? Compétition par le jeu qui fait que les jeunes se prennent en main.

Pour le futur film PROMESSE, cette fiction qui mettra en valeur scoutisme et foi, j’ai rejoint un camp scout. Je suis arrivé pour le grand-jeu et c’est ce qu’il faut pour notre aventure dont le deuxième rôle ira à des scouts. PROMESSE sera comme un roman Signe de Piste sous forme de film.

Lors de ma précédente production, Rébellion cachée, le docudrame s’est construit avec l’aide de centaines de jeunes et de notables. Pour cette future fiction, il est possible que ce soient des milliers de bénévoles en France et peut-être dans le monde qui se lèveront. Une séquence sur les crêtes montrera des milliers de scouts et de guides de tous les pays venant à la rescousse. Occasion de montrer les drapeaux et uniformes des plus engagés.

Tous ceux qui savent qu’ils ont reçu du scoutisme pourraient se reconnaitre redevables et soutenir le film qui défendra haut et fort leurs valeurs. Tous ceux qui ont dévoré des romans Signes de Piste pourraient percevoir l’affinité.

Deux malheureux « Plouf »

A présent, c’est la nuit et nous sommes en jeu d’approche. Il faut contourner des Romains (les chefs) qui veillent et vous capturent. Il faut se saisir de fragments de cartes qui mèneront au repas de midi, à l’étape suivante dans un jeu de 48 heures sur plusieurs dizaines de kilomètres autour des monts. On entend deux malheureux « Plouf ». Ce sont des infortunés qui ont dérapé dans l’eau de la fonte des neiges.

Plus tôt, nous avons été réveillés par de lents battements de tambours, nous avons suivi des porteurs de torches dans la montagne. Erwan, un grand garçon mis au défi par son poids, est resté en arrière. Il a toussé bruyamment et attendu que nous redescendions. Certains disent qu’il exagère.

Tout en haut, une mise en scène a montré la capture d’un chef Gaulois. Par le théâtre sont décrites différentes civilisations du pourtour Méditerranéen. Nous venons de redescendre au milieu de la nuit, juste en dessous du col d’Izoard.

Pour des millions de paires de yeux

Le film PROMESSE mettra l’esprit d’aventure du scoutisme à la disposition de millions de paires de yeux. Non seulement l’aventure, mais aussi le code d’honneur et la foi qui le sous-tend. Les parents qui sont de plus en plus nombreux à vouloir placer leurs enfants chez les scouts comprennent la nécessité du mouvement que je considère comme l’une des meilleures méthodes d’éducation.

En Amérique où je vis, le psychologue Leonard Sax s’est rendu célèbre à travers son livre Boys Adrift (Garçons à la dérive). Il y décrit combien les garçons (plus que les filles) ont un besoin urgent de se frotter au réel dans les bois et avec d’autres garçons.

Les jeux vidéo ont occupés les cerveaux qui étaient en plein « câblage ». La capacité des adolescents à connecter avec la réalité à baissé. L’empathie même a diminué. On a obtenu des personnalités « bulles ».

Côté culture par le film, ils ont reçu des histoires d’anti-héros. Côté manuel, l’apprentissage a continué à disparaitre créant des générations de gens qui savent peu faire de leurs mains et flottent dans la théorie.

Les solutions du psychologue qui sont lues par les éducateurs chrétiens dépeignent presque la méthode scoute.

Retour dans la vallée.

C’est au moment où Erwan arrive à un vieux pont de bois que je n’éclaire plus sa marche. « Crack » : Erwan décroche de 50 cm sous mes yeux. Il a brisé une planche vermoulue et touché le fond du ruisseau. Ça fait beaucoup pour le garçon…

Il s’extirpe, claudique et va s’allonger dans le noir. Le jour précédant, il m’a dit sa tristesse de vivre son dernier camp : « ce sont mes frères ». Mais Il est trop âgé. Il aurait dû commencer plus tôt. C’est dans les moments les plus éprouvants qu’il dit cela. Comme quoi, les vraies amitiés se forgent dans les moments les plus durs. Les chefs vérifient sa cuisse et gardent un œil sur lui. Je reste à ses côtés.

La patrouille éveille la compassion

Petit à petit, de jeunes « Spartiates » avec foulard scout émergent des ténèbres. Ils se faufilent vers Erwan et chuchotent : « On n’est pas loin, suis-moi. ». Les tout-petits se soucient pour l’imposant Erwan. L’esprit de patrouille éveille la compassion.

C’est une formule parfaite : 6 à 7 garçons d’âges bien contrastés (de 11 et 16 ans) apprennent les uns des autres. Les plus grands (et parfois des plus revêches) trouvent soudain en eux un élan paternel. Les plus petits apprennent de ceux qui ont marché avant eux sur le chemin de la vie.

Surtout, chacun est mis en face d’une responsabilité : cuisinier, reporter, intendant…  Les petits et grands frères doivent remplir leurs devoirs pour que la patrouille s’en sorte. 

Mais pour l’instant, Erwan ne trouve pas le courage de se lever. Les « romains » veillent. Quelques scouts rapportent les plans du lendemain. Penchés sur les petits bouts de carte, ils calculent combien d’heures ils peuvent dormir. L’essentiel est d’arriver les premiers aux cartes suivantes qui mèneront au but, au repas, à la victoire.

Soudain, Erwan se redresse : «je m’suis mis dans les fourmis rouges ». Je l’encourage tant que je peux mais « il va se débrouiller ».

Il se secoue, part rejoindre sa tente de patrouille construite comme un pont au-dessus d’une rivière. A l’aube, l’aventure reprendra.

Redonner puissamment

Moi, je me glisse sous deux duvets. J’ai mis dans l’angle de la tente lunettes, montre et lumière. En nature, on comprend vite les priorités. Je pense aux garçons qui ont vécus ce soir au centuple ce qu’ils auraient pu vivre un soir commun d’été. En scouts, ils ont fait face à l’inconnu. Ils ont crapahuté, décidé, protégé, et même attaqué. J’ai demandé à un petit dégourdi s’il avait peur. « Ben non, on a l’habitude ».

Combien de mamans penseraient leur fiston capable de cela ? Combien de papas seraient fiers ?

Le film Promesse donnera le deuxième rôle à un groupe de 6 garçons qui veulent devenir scouts. En tout cas, c’est là où en est le scénario. Avec l’aide des anciens scouts, des chrétiens peut-être, nous y arriverons. Car un tel film ne peut compter que sur les adeptes de la méthode.

Le premier rôle ira à un garçon de mère française revenant de Louisiane. Leur confrontation rocambolesque avec l’antagoniste les fera se sauver vers les cimes où ils se retourneront enfin vers leurs poursuivants.

PROMESSE, veut contribuer à une renaissance d’un scoutisme authentique et cCatholique. Il y a le potentiel d’offrir le rêve à beaucoup plus d’enfants encore. Et les lois ou la culture tendent à restreindre le champ de liberté. Aller de l’avant, donc, grâce à vous lecteur, grâce à Salon Beige à qui nous devons tous tant.

Être solidaires donc. Le film vous le rendra. L’industrie du film est l’un des moyens les plus puissants pour cela. Ici, nous réinvestissons la culture. Vous pouvez ici redonner efficacement.

(Dans un prochain billet, la suite des aventures d’Erwan qui finissent glorieusement)

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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