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Cathophobie / Médias : Désinformation

Procès de l’Angélus : une école sacrifiée pour pas grand chose

Procès de l’Angélus : une école sacrifiée pour pas grand chose

Le procès de l’Institution l’Angélus s’est déroulé les 23 et 24 novembre et le verdict a été rendu le 24 après-midi. L’abbé Spinoza était accusé d’avoir infligé violences et humiliations à une cinquantaine d’élèves de l’école privée l’Angelus qu’il dirigeait dans le Cher. L’abbé Régis Spinoza n’a été condamné qu’à trois ans de prison avec sursis. La cour l’a aussi condamné à dix ans d’interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs. Le tribunal n’a finalement pas suivi les réquisitions du parquet, qui avait réclamé de la prison ferme. Durant le procès, il a été soutenu par plusieurs parents d’élèves, qui ont minimisé l’ampleur des accusations.

En 2017, nous nous demandions si les poursuites allaient finalement s’évanouir, le dossier d’accusation se vidant au fil des jours (à l’époque des accusations évoquaient des agressions sexuelles, très vite abandonnées).

Le Tribunal a refusé de condamner l’abbé à de la prison ferme. L’interdiction d’avoir des activités auprès des mineurs pendant dix ans concerne uniquement le cadre professionnel. L’abbé a été condamné à des amendes (106 000 euros) pour trois bénévoles qui, parce qu’ils avaient un emploi du temps, dépendaient de son autorité, et des amendes pour les claques ou les punitions « excessives » selon les termes du Tribunal.

L’abbé Spinoza a donc été relaxé des accusations suivantes :

  • Relaxé pour de nombreuses « victimes » de violences ;
  • Relaxé à propos des conditions d’hébergement insalubres ;
  • Relaxé pour la nourriture « périmée » ;
  • Relaxé pour violence psychologique sur un mineur et rejet par le Tribunal de l’ITT de 10 jours ;
  • Requalification à propos des « violences habituelles » qui n’ont pas existé selon  le tribunal qui qualifie de « violences ponctuelles » les claques ou punitions, rejet d’une violence « institutionnalisée » au sein de l’Angélus
  • Relaxé pour 50% des personnes qui avait été considérées initialement comme étant payées au « noir ».

Que reste-il ? Des claques que l’abbé a reconnues et des punitions que le Tribunal estime comme étant excessives. Il n’y a pas de « gouroutisation », ni de « manipulation » (les juges se sont appuyés sur les expertises de personnalité, de psychologie et sur les expertises de psychiatres de l’abbé Spinoza ). 

Pourquoi une peine si lourde pour quelques claques à des élèves souvent difficiles, parfois sans parents et élevés par un autre membre de la famille, suivis par les services sociaux…? Des élèves dont personnes ne voulait plus et que l’abbé Spinoza a accepté de scolariser. Depuis 2019, un parent qui punit sévèrement son enfant ou lui met une claque peut être déféré devant un tribunal correctionnel (sans parler des services sociaux). Et puis le contexte du rapport Sauvé n’a pas joué en sa faveur.

Dans cette affaire -ce lynchage en règle-, la presse, y compris une certaine presse catholique, ne sort pas grandie. Il est facile de jeter un prêtre aux chiens. Il est plus difficile de réparer une réputation.

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