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Europe : politique

Premier tour en Serbie : Tomislav Nikolic en tête

Serbe
D’après les premières estimations, le leader nationaliste serbe est en tête du premier tour avec 5 points d’avance sur le pro-européen Boris Tadic. Le deuxième tour aura lieu le 4 février.
L’entretien qu’il a accordé au Monde permet de mieux découvrir Tomislav Nikolic. Extraits :

"Bruxelles ne nous respectant pas, nous nous voyons donc dans
l’obligation de nous tourner vers la Russie. Ce n’est d’ailleurs pas
une grosse perte que de couper les liens avec l’UE.
Nous garantirons la
sécurité des investissements déjà réalisés, nous lancerons des appels
pour de nouveaux. Tout ce que nous perdrons, ce sont les fonds
européens. Des fonds qui, de toute façon, servent aux infrastructures
mais ne bénéficient pas à l’emploi (…)
L’Europe exige de nous des choses qu’elle n’a pas demandées aux autres
pays candidats à l’adhésion.
Notamment qu’on livre le général Ratko
Mladic au TPIY. Mais Mladic n’est plus en Serbie. Comment peut-on
l’arrêter ? (…) La Serbie est, en Europe, le pays le plus proche du noyau terroriste :
ce soit-disant Etat indépendant du Kosovo,
soutenu par les plus
importants cartels de trafiquants de drogue du monde, dont l’argent
sert à acheter les hommes politiques occidentaux afin qu’ils promeuvent
l’indépendance du Kosovo (…)
Si l’Europe nous avait vraiment aidés, nous ne vivrions pas toujours
aussi pauvrement.
Les gens ont même le sentiment que l’Europe nous a
appauvris pour pouvoir pousser l’indépendance du Kosovo (…)
Elle en revient donc à l’essentiel : la question historique des
territoires perdus et, sur ce sujet, les radicaux n’ont pas changé
d’opinion au cours des dernières années (…) Mais ne demandez pas au peuple serbe qu’il accepte sans broncher la perte de ses territoires, encore et encore (…)
Quoi qu’il en soit, si nous, les radicaux, gagnons, nous demanderons au
Parlement de bloquer économiquement tous les échanges avec le Kosovo,
nous ne reconnaîtrons pas les passeports du Kosovo, nous interdirons le
transit de marchandises via la Serbie vers le Kosovo
".

Voià pourquoi certains journalistes se permettent de titrer : "mauvaise nouvelle pour l’Europe"…

Lahire

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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6 commentaires

  1. Voilà encore une conséquence de l’incompréhension américaine sur les sujets européens. La société US est admirable car elle a fait reculer démocratiquement l’avortement et démontre la supériorité des libertés civiles sur l’étatisme et le socialisme. Mais la politique étrangère US est souvent aberrante, particulièrement en Europe, et cela depuis 1918

  2. Une très bonne nouvelle !

  3. C’était prévisible. Les Serbes tenant au Kosovo comme à la prunelle de leurs yeux, le leader nationaliste ne pouvait ne pas rafler la mise du premier tour… En revanche, pour le second tour, ça lui sera plus dur, car les Serbes ont tout de même été échaudés par l’expérience Milosevic qui de communiste s’est converti au nationalisme et n’a pu empêcher le dépeçage de son pays pendant les dix années où il a été au pouvoir.
    J’espère que la Serbie gardera le Kosovo, mais je crains me faire des illusions à ce sujet. Avec ou sans Nikolic, le Kosovo est perdu. La Russie est comme le dit Nikolic le seul allié objectif de la Serbie ; il ne faut vraiment pas compter sur l’UE qui a pour unique credo la destruction de l’identité et de la souvreaineté des peuples européens.

  4. Le quotidien “La Croix” titrait: “menace nationaliste en Serbie”….Enfin , un pays qui résiste au mondialisme et à l’impérialisme américian: vive la Serbie, Monsieur!

  5. Les serbes sont un exemple admirable: ils ont resisté en 14/18, ils ont resisté en 39/45, ils resistent encore: exemple à suivre

  6. Le journal local “L’Alsace” titrait aussi “Jour noir pour l’Europe” au lendemain de l’élection de J. Ratzinger, comptant, d’une pierre, faire deux coups : l’un cathophobe, l’autre “europhile” à la veille du référendum.

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