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Culture : cinéma / Culture de mort : Euthanasie

“Plan 75” : l’élimination programmée des personnes âgées

“Plan 75” : l’élimination programmée des personnes âgées

Ce film japonais d’anticipation imagine une société qui décide de se débarrasser légalement, et de manière industrielle, des plus de 75 ans.

Le film s’ouvre sur un bain de sang : 19 résidents d’un foyer pour handicapés assassinés sauvagement en 2016 par un jeune homme qui voulait débarrasser le Japon de ces personnes “inutiles”. La suite du film est beaucoup plus feutrée mais pas moins violente. Dans un futur proche, le gouvernement japonais décide de régler le problème du vieillissement de sa population en votant une loi autorisant l’élimination volontaire des seniors, jugés inutiles et considérés comme une charge pour la société. Ce projet baptisé “Plan 75”, vendu comme un “droit à l’euthanasie”, est basé sur le volontariat. Souvent en difficulté financière, isolés, avec de faibles revenus, les personnes âgées se laissent convaincre par des agents dépêchés aux quatre coins du pays pour recruter les candidats au suicide. On leur propose de l’argent et un accompagnement logistique et humain pour mettre fin à leurs jours.

Le film montre comment les anciens sont ostracisés, isolés, et souvent plongés dans la misère, faute de pension de retraite, et comment la honte les empêche de réclamer l’aide sociale.

Un film d’anticipation ?

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6 commentaires

  1. Cela fait penser au film “Soleil vert” (1973) dont l’histoire se déroule … en 2022 !

  2. un plan MERE VEIL pour le 3 -ème âge ?
    après l’ aiguille à tricoter , la mort aux rats au petit déjeuner ?

    politique logique pour la barbarie matérialiste moderne , qui ne croit pas à l’ éternité de l’ âme , qui méprise la foi chrétienne.
    le vrai dieu moderne, c’est le satyre LGBTQ.

  3. “La société devient un enfer dans la mesure où on veut en faire un paradis”

  4. Ce n’est pas la réalité au Japon. Il existe d’excellentes maisons de retraite, et le mari d’une amie japonaise en dirigeait une, dont j’ai vu des reportages et des photos.
    Eux-mêmes ont pris leur retraite, confortable, culturelle et sportive. Heureuse.
    Nous avons la réalité des Ehpad et des mouroirs si tristes.
    Et aussi des mises ” sous protection “, des curatelles et tutelles abusives, arbitraires, qui sont de véritables morts sociales. Quelqu’un a-t-il des renseignements sur l’Apase et ses mandataires formés à la va-vite ?
    Une tutelle abusive peut provoquer un choc tel que la personne finit par en mourir. Exemple concret, hélas. Une amie, femme indépendante, juriste à Paris, qui pour sa retraite s’est rapprochée de sa famille, sœur, nièce, dans le Sud de sa Provence natale. Elle ne s’est pas acclimatée, a fait un passage dépressif, et cela a suffi pour que la famille la fasse mettre sous tutelle. Cette personne gentille ne se défendait pas. Elle ne faisait aucun excès pourtant. Au téléphone, elle se plaignait de ne plus avoir d’argent, elle souffrait parce qu’elle n’avait plus accès à sa boîte à lettres. La tutrice ne lui remettait pas mes lettres, entr’autres. J’ai écrit plusieurs fois à la juge des tutelles, sans réponse. Mon amie a choisi de se laisser mourir.
    Il faut savoir que sans attestation médicale d’un médecin inscrit sur la liste du procureur de la République, la mise sous tutelle n’est pas possible ( arrêt de la Cour de cassation du 29 juin 2011 ).
    Mais il y a bien des façons de tourner la loi.
    Il faut savoir aussi que c’est la personne dite “protégée ” malgré elle qui paie le médecin à l’origine du certificat médical, et c’est cher. Elle paie aussi les prestations du mandataire.
    Cela m’évoque le coût de la balle qui tue le condamné à mort en Chine que l’on fait payer par la famille.

  5. C’est tout récent, une conversation entendue dans une Roseraie, agréable jardin public heureusement préservé entre des immeubles d’habitation et des maisons de retraite. Des fenêtres avec balcons d’une grande maison de retraite donnent directement sur les fleurs, et on se dit que ce doit être plutôt plaisant. Pas de bicyclettes, de trucs a roulettes dans les allées, où des résidents se promènent en sécurité. Un kiosque où est déposé un bac à livres.
    Voilà pour le décor.
    J’ y faisais une petite pause sur un des nombreux bancs.
    De l’autre côté de l’allée, étaient assis sur le banc d’en face un monsieur âgé et sa fille, très virulente, qui lui demandait des comptes, à propos de sommes de 40 000, 20 000 Euros qu’il aurait données à tel ou telle, je suppose frères et sœurs de la dame. Elle lui demandait aussi – et sur quel ton impératif – pourquoi un petit- fils n’avait pas eu lui la somme de 5000 euros, etc. Et pourquoi il avait accepté d’accompagner untel en voiture chez le notaire à C…
    Elle parlait très fort, écrivait aussi sur une tablette qu’elle effaçait avec une colère audible et visible.
    Le monsieur – son père ? – devait être sourd, ou bien faisait-il un peu exprès de ne pas entendre ce qui lui déplaisait visiblement ?
    Il éludait tant qu’il pouvait, riait un peu, et il a fini par dire : – Je ne sais pas, moi, j’avais 100 000 euros, je n’ai rien signé – mais depuis qu’on m ‘a enfermé ici, je ne sais plus-
    “Depuis qu’on m’a enfermé ici “…

  6. Ce film se serait-il inspiré des recommandations de Jacques Attali dans son livre publié en février 81, “L’avenir de la vie”, notamment page 273 ?

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