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France : L'Islam en France

Père abbé du Barroux : “La montée de l’islam ne peut pas être une chance en soi pour la France”

Capture d’écran 2017-05-31 à 22.47.08Dom Louis-Marie, père abbé du Barroux, est interrogé dans La Nef du mois de juin. Extrait :

"[…] La montée de l'islam ne peut pas être une chance en soi pour la France. Dom Gérard disait que la Providence pouvait s'en servir mais un peu comme un défi ou même une épreuve. L'islam est omniprésent et, dans l'ensemble, pas du tout intégré et, à mon avis, non intégrable pour des raisons de fond. Le Coran n'invite pas à la réflexion mais plutôt à la soumission: c'est un tissu d'affirmations catégoriques et non une histoire comme dans la Bible, qui exige une interprétation. L'islam ne connaît ni la distinction entre le spirituel et le temporel, ni la juste liberté religieuse. L'islam progresse sur fond d'une dialectique de fait entre d'un côté, les tenants du terrorisme et, de l'autre, les tenants d'un islam irénique qui investissent le sport, la mode, l'alimentation et la finance. Je vous avoue que j'ai été effrayé, lors d'un passage à Paris, de voir de nombreux jeunes arborant le tee-shirt d'un club de foot aux armes des émirats. Je me suis dit que ces jeunes étaient prêts pour la mosquée. Certes, les Occidentaux ont une très lourde responsabilité dans le désordre qui règne en Orient. Nos interventions en Irak, en Libye et ailleurs sont des fautes politiques graves. Il y a, bien sûr, le risque d'un catholicisme identitaire qui se sert de la religion comme d'un moyen politique, mais le véritable danger actuel est l'ignorance, le relativisme et la paresse intellectuelle d'un grand nombre de responsables politiques et religieux. Le véritable malheur de la chrétienté est d'avoir perdu son identité. Mais providentiellement, selon la grande loi de toute l'histoire du salut, ce grave défi peut être l'occasion d'un retour vers le Seigneur, de la conversion du cœur, de la gloire du martyre et, il ne faut pas l'oublier, il y a les bonnes semences répandues par Benoît XVI à Ratisbonne dans son discours et récemment au Caire par le pape François. Le Christ est mort et ressuscité, ne l'oublionspas, c'est notre force et notre espérance."

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