Pèlerinage à Lourdes des élus avec… Edmond Michelet

Le pèlerinage à Lourdes des élus (municipaux, départementaux, régionaux, nationaux) a lieu du jeudi 13 au dimanche 16 octobre 2016.

Cette année, le thème en est : "Chrétien et élu : des visages d'Evangile pour s'engager aujourd'hui".    

Au programme :

  • Le Roi Salomon : prier pour gouverner ?,  avec le père Paul Valadier
  • Utopie de Saint Thomas More: fidèle jusqu'au bout,  avec Jean Duchesne.

MEt deux autres conférences, l'une sur Robert Schuman et l'autre sur Edmond Michelet. Tous deux font l'objet d'une cause de béatification, à l'étude aujourd'hui à la Congrégation pour la cause des Saints à Rome.

Si Edmond Michelet a été sans conteste "un visage d'Evangile" lors de sa déportation à Dachau, cela est beaucoup plus contestable au cours de sa carrière de parlementaire et de ministre. Garde des Sceaux, il a rétabli en 1960 la peine de mort en matière politique, ce qui lui a permis d'enjoindre au procureur général Besson de la requérir contre les généraux Challe et Zeller en mai 1961. Lequel a refusé et cela lui a valu l'ire du ministre, fou de rage contre les juges qui avaient accordé des circonstances atténuantes. 

Au gouvernement en 1967 lors de l'adoption par le conseil des ministres de la proposition de loi Neuwirth sur la pilule anticonceptionnelle, il n'en démissionne pas. Pour tenter de se justifier, il répond à Charles Reverdy, président de la confédération des associations familiales catholiques, qui lui fait part de ses extrêmes réserves sur cette proposition de loi : "Une très large majorité de catholiques a fait une confiance totale à l'homme politique (NdR : Neuwirth) qui a lancé l'idée de la proposition de loi en question." Ponce-Pilate n'est pas loin et l'on connaît l'enchaînement qui a conduit de la pilule à l'avortement puis à la PMA et à la GPA.

On peut espérer que quelques élus interrogeront Nicole Lemaitre pour connaître son appréciation sur ces points. Nicole Lemaitre a été membre de la commission historique nommée par l'évêque de Tulle dans le cadre de la phase diocésaine de l'examen de la cause de béatification d'Edmond Michelet. Toute au désir de voir son "grand homme" béatifié, elle s'y est distinguée par son manque de rigueur, en tentant de minimiser son rôle sur la question de la peine de mort, en faisant silence sur la question de la loi Neuwirth et en allant jusqu'à modifier des citations de l'ancien ministre de la Justice, gênantes pour un candidat à la béatification.

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