Lu ici:
"À la fin du mois de juin, l'ancien directeur de l'école primaire Montesquieu de Sainte-Eulalie, en Gironde, a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé et détenu, entre 2006 et 2008, 693 photos et six vidéos à caractère pornographique mettant en scène des majeurs et des mineurs.
En décembre 2007, deux de ses collègues féminines s'étaient glissées dans son bureau avec l'intention de lui faire une blague. Alors qu'elles utilisaient son ordinateur, totalement libre d'accès, elles avaient été intriguées par un fichier intitulé « Strip Jean ». Non crypté, il contenait des clichés intimes. […]
Informée, l'inspectrice de l'Éducation nationale Josette Gadeau avait demandé au directeur de quitter l'école et de se mettre en arrêt de maladie. […]
Pas plus que ses excellents états de service. Bien noté, apprécié pour ses qualités pédagogiques et sa capacité à prendre en charge les élèves en difficulté, le directeur était couvert d'éloges par sa hiérarchie depuis des années. De quoi tomber de haut. […]
Le 25 juin dernier, au lendemain de la décision, l'association de protection de l'enfance La Mouette, partie civile au procès, a écrit à l'inspecteur d'académie de la Gironde André Mercier pour lui demander de le radier définitivement du corps des enseignants. « Passé ce délai de cinq ans, l'Éducation nationale peut à nouveau lui confier une classe, relève Me Christine Maze, l'avocate de l'association. Il est possible que ces faits ne se renouvellent plus jamais. Mais on ne peut pas laisser des enfants courir un risque. Les mineurs apparaissant sur les images découvertes dans l'ordinateur avaient le même âge que ceux dont il avait la responsabilité à Sainte-Eulalie. » L'inspection d'académie, qui a confié depuis quelques mois à l'ancien directeur des tâches purement administratives, reste pour l'instant obstinément taisante."
Curieusement, cette affaire n'intéresse pas beaucoup la presse. Pour l'instant, elle n’est mentionnée que par le quotidien régional Sud Ouest (merci à M.H.).


C.B.
On peut, sans aucun risque, parier:
-que cet enseignant n’est pas “catholique pratiquant”
-qu’il est syndiqué.
Et même probablement actif dans les “œuvres complémentaires de l’école”.
Dans le cas contraire, il aurait été radié des cadres.
Chris du Fier
Texte à copier et à diffuser le plus largement possible auprès des médias..
Leurs e-mails sont facilement trouvables sur leurs sites.
Bonne après-midi !..
Quousque Tandem?
Ce genre d’affaire regrettable ne se produirait pas si les enseignants avaient le droit de se marier…
Simon
C’est normal que ça n’intéresse pas beaucoup la presse: ce n’est pas un prêtre qui est en cause…
Nabulione
Un directeur d’école ? Mon Dieu, mais c’est monstrueux !!! Est-ce que le ministre de l’Education Nationale va enfin s’excuser auprès des victimes ? Il serait temps que l’Education Nationale fasse enfin acte de repentance !!!
Comment ? Erreur de casting ? Ah ben, oui, pardon, un ministère, ça n’est pas comme l’Eglise Catholique…
zafira 56
je suis fonctionnaire de l’éducation nationale
ce n’est pas le 1er cas dont j’entends parler
2006-2007 un CPE au lp de locminé
2009-2010 un directeur d’école primaire se suicide en prison (erdeven)
ce sont les deux cas que je connais en 3 ans de fonctionnariat
C.B.
à l’attention de zafira 56 et d’autres
La loi du silence à l’Éducation Nationale marche encore bien; pour avoir des données à peu près fiables, “l’autonome de solidarité” (association qui couvre ce genre de “pépins”) serait une assez bonne source, mais elle ne “communique” pas énormément sur le sujet.
Pour rappel: du temps que Ségolène Royal était Secrétaire d’État aux Enseignements Scolaires, elle avait commis une circulaire sur le sujet… mais de mémoire il n’y a jamais eu ni excuses publiques ni repentance demandées (et donc pas formulées) à ce ministère.
Depuis, on a un peu mis d’eau dans le vin de la doctrine de l’époque qui affirmait qu’un “enfant qui dit ça ne ment jamais”. Cas d’un enseignant de collège accusé d’exhibitionnisme: à la demande de l’avocat du MEX, on a demandé aux élèves de mimer la situation dont ils avaient été témoins/victimes; ce qui a été fait; remarque alors de l’avocat: “faites vérifier la garde-robe de mon client” (coup de chance, il n’avait que des pantalons “à pont” … et le geste ne “collait” pas avec cette particularité vestimentaire).