Pasquin visionnaire

En 2007, il écrivait sur la manophobie dans une de ces fameuses de l'Homme nouveau

"Un jour, un homme revendiqua la liberté de marcher sur les
mains. Cet original fit quelques adeptes et on commença à voir des citoyens
vaquer la tête en bas. Les gens souriaient, se moquaient parfois ;
certains les traitaient d’acrobates. Nos originaux, vexés que cette différence
soit stigmatisée, se considéraient comme « alter marcheurs » ou
« marcheurs différents ». Ils tinrent « meetings » et
conférences de presse. Ils expliquèrent cette liberté de marcher sur les mains comme
un droit imprescriptible. Ils organisèrent le grand déflé de la fierté d’être
« manomarcheurs ». Plus personne n’osa se moquer. Ils lancèrent des
lignes de vêtements avec bouton sur la ceinture pour que la chemise ne retombe
pas. Bref, la tendance était « cul par-dessus tête ». Tendinites
graves et lésions des mains se multiplièrent ; un obscurantiste
hétéromarcheur (qui utilise d’autres membres que les mains pour marcher) osa
prétendre que la manomarche était en cause. Ce fut un tollé et l’on démontra
que les hétéromarcheurs pouvaient aussi avoir ces problèmes. La tendinite
devint cause nationale et partout on construisit des pistes souples pour les
manomarcheurs.

Ils demandèrent qu’on enseigne, dans les familles, cette pratique
aux enfants, au même titre que la marche dite « classique ». Quelques
rares politique s’opposèrent et tentèrent de démontrer que, par nature, l’homme
marche debout. Ce fut un grand scandale, les intellectuels frémissant
d’indignation répliquèrent que, puisqu’il n’y avait pas de nature humaine,
pieds ou mains pour marcher, c’est de l’ordre du choix personnel. On les
condamna pour manophobie. Et les manomarcheurs eurent
droit d’adopter.

Et jour, un homme décida d’épouser un chimpanzé…"

(merci à DP)

9 réflexions au sujet de « Pasquin visionnaire »

  1. ID

    En 2003, à l’époque où ce n’était pas encore condamnable pour “homophobie”, je remettais en place le groupuscule “homo” qui créait un “club” du même nom : “et pour les autres, je vous rappelle que le club aumo organise un week-end sur le thème du mariage”. Taclée parce que je n’avais rien à dire, venant du club “aumo” (comprenez, aumônerie), je rétorquais “à quand le club des mangeurs de nouilles” et, je crois, des marcheurs sur les mains… Comme quoi, on a la mémoire plus courte, quand on le cerveau lessivé par la Grosse Presse !

  2. MagTlse

    Il y a quand même quelque chose qui me heurte : on ne peut pas vraiment faire une comparaison parallèle, l’homosexualité n’est pas née “un jour” à la suite d’une idée d'”un homme” … C’est comme les pro-“mariage” gay qui comparent notre opposition à celle de l’ouverture du droit de vote aux femmes, on ne peut pas s’autoriser trop de comparaisons éloignées !!

  3. bob

    Une question concernant la réforme des noms : si on accole les noms par ordre alphabétique, et que l’on ne garde a chaque changement de génération que le premier, cela veut dire que l’on programme la disparition de tous les noms de famille commençant par les lettres du milieu et de la fin de l’alphabet.
    Et concernant la déclaration conjointe des parents, comment une mère venant d’accoucher peut-elle aller à l’état civil ?
    C’est d’un vice au dela de toute mesure.

  4. nemo

    Le texte de Pasquin est très drôle (comme souvent) mais je partage l’avis de Mag Tlse la pédérastie existe depuis la nuit des temps . Comparaison n’est pas raison …
    Ce qui est nouveau c’est de légaliser cette déviance et de singer le mariage .

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