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L'Eglise : François / Médias : Désinformation

Pape François : la presse s’est mis le doigt dans l’oeil

Lu dans Présent :

"[Le Pape] a pris tout son monde à contre-pied lors de son voyage à Assise, le
4 octobre. Ce pape qui, dans l’entretien donné aux revues jésuites du
monde entier, s’est plu à affirmer qu’il n’a jamais été « de droite »,
n’a prononcé sur les terres de saint François aucune de ces phrases qui
mettent en émoi les salles de presse
pas plus qu’il n’a accompli de
geste susceptible de faire l’ouverture des journaux télévisés du soir. […]

A Assise, symbole du syncrétisme et du pacifisme mou, le pape a
attiré l’attention sur la recherche et l’adoration de Jésus, présent et
caché dans l’Eucharistie
 ; il a mis en garde contre la fausse paix
franciscaine qui n’est ni « un sentiment doucereux » ni « une espèce
d’harmonie panthéiste avec les énergies du cosmos »
 ; enfin, il a invité
les chrétiens à se dépouiller « du péril de la mondanité » car il
« porte à la vanité et à l’orgueil » et a rappelé avec force que
« l’esprit du monde est l’ennemi de Jésus ». Les paroles sur la présence
réelle de Jésus dans l’Eucharistie et celles sur l’esprit du monde sont
d’autant plus significatives qu’elles ont été prononcées alors que le
pape – devant les enfants handicapés dans le premier cas et au milieu
des nécessiteux dans le second – avait résolument choisi de s’éloigner
du texte officiel diffusé à la presse.

Comme l’a relevé le bulletin de presse du Saint-Siège, François
s’est même permis de chambrer explicitement les médias qui, comme La Croix,
l’imaginaient poser des gestes novateurs lors de cette visite
. Cela
s’est passé dans la salle où saint François, devant son père, se
dépouilla de ses biens et de ses vêtements pour s’offrir au Père
céleste : « Là le pape François, écrit le bulletin du Saint-Siège, le
premier pape à visiter cette salle, a retrouvé les pauvres assistés par
la Caritas. Improvisant de nouveau, il a évoqué la presse qui n’a
cessé ces derniers temps d’annoncer qu’en ce lieu il aurait dépouillé
l’Eglise : “Mais de quoi le pape pourrait donc dépouiller l’Eglise ? Des
vêtements du pape, des cardinaux et des évêques !” Il se dépouillera
lui-même, assuraient certains journalistes. “Mais l’Eglise, c’est nous,
tous les baptisés, qui devons suivre le chemin de Jésus, un chemin de
dépouillement jusqu’à l’humiliation de la croix. Pour être vraiment des
chrétiens, il n’existe pas d’autre voie.” 
»

Au clergé et aux religieux, le Saint-Père a même livré une synthèse
très claire et très traditionnelle de ses prédications en la ville de
saint François : « Voilà, chers amis. Je ne vous ai pas donné de
nouvelles recettes. Je n’en ai pas et ne croyez pas ceux qui prétendent
en avoir : il n’y en a pas
. »

Après avoir donc flatté les médias durant tout le mois de septembre
(entretien aux jésuites et correspondance avec le fondateur de Repubblica),
François leur a donc joué un tour à sa façon en refusant de leur donner
ce qu’ils promettaient à leurs lecteurs et en le leur disant
clairement
. […]"

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