Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Société / L'Eglise : Jean-Paul II

Oui, pour le bien de la société, il faut revaloriser le travail de la mère au foyer et les fonctions maternelles

Il est bon de se rappeler quelques vérités dans le débat actuel sur l'individualisation de l'impôt qui veut enchaîner la femme sur le marché du travail :

"Ce sera l'honneur de la société d'assurer à la mère la possibilité d'élever ses enfants et de se consacrer à leur éducation (…)

Qu'elle soit contrainte à abandonner ces tâches pour prendre un emploi rétribué hors de chez elle n'est pas juste du point de vue du bien de la société et de la famille si cela contredit ou rend difficiles les buts premiers de la mission maternelle".

C'est le bienheureux Jean-Paul II qui l'écrit dans sa magnifique encyclique Laborem exercens (chapitre 19) : 

"Une juste rémunération du travail de l'adulte chargé de famille est celle qui sera suffisante pour fonder et faire vivre dignement sa famille et pour en assurer l'avenir. Cette rémunération peut être réalisée soit par l'intermédiaire de ce qu'on appelle le salaire familial, c'est-à-dire un salaire unique donné au chef de famille pour son travail, et qui est suffisant pour les besoins de sa famille sans que son épouse soit obligée de prendre un travail rétribué hors de son foyer, soit par l'intermédiaire d'autres mesures sociales, telles que les allocations familiales ou les allocations de la mère au foyer, allocations qui doivent correspondre aux besoins effectifs, c'est-à-dire au nombre de personnes à charge durant tout le temps où elles ne sont pas capables d'assumer dignement la responsabilité de leur propre vie.

L'expérience confirme qu'il est nécessaire de s'employer en faveur de la revalorisation sociale des fonctions maternellesdu labeur qui y est lié, et du besoin que les enfants ont de soins, d'amour et d'affection pour être capables de devenir des personnes responsables, moralement et religieusement adultes, psychologiquement équilibrées. Ce sera l'honneur de la société d'assurer à la mère _ sans faire obstacle à sa liberté, sans discrimination psychologique ou pratique, sans qu'elle soit pénalisée par rapport aux autres femmes _ la possibilité d'élever ses enfants et de se consacrer à leur éducation selon les différents besoins de leur âge. Qu'elle soit contrainte à abandonner ces tâches pour prendre un emploi rétribué hors de chez elle n'est pas juste du point de vue du bien de la société et de la famille si cela contredit ou rend difficiles les buts premiers de la mission maternelle 26.

Dans ce contexte, on doit souligner que, d'une façon plus générale, il est nécessaire d'organiser et d'adapter tout le processus du travail de manière à respecter les exigences de la personne et ses formes de vie, et avant tout de sa vie de famille, en tenant compte de l'âge et du sexe de chacun. C'est un fait que, dans beaucoup de sociétés, les femmes travaillent dans presque tous les secteurs de la vie. Il convient cependant qu'elles puissent remplir pleinement leurs tâches selon le caractère qui leur est propre, sans discrimination et sans exclusion des emplois dont elles sont capables, mais aussi sans manquer au respect de leurs aspirations familiales et du rôle spécifique qui leur revient, à côté de l'homme, dans la formation du bien commun de la sociétéLa vraie promotion de la femme exige que le travail soit structuré de manière qu'elle ne soit pas obligée de payer sa promotion par l'abandon de sa propre spécificité et au détriment de sa famille dans laquelle elle a, en tant que mère, un rôle irremplaçable".

Partager cet article

7 commentaires

  1. Les attaques du régime socialiste visent tout ce qui a été développé de bien et de beau par la France au cours des siècles.
    Ces attaques ciblées ont un mérite: elles nous font prendre conscience de tout ce à quoi nous tenons.
    Le labeur et la présence de la mère au foyer est un exemple de ces valeurs.
    Les politiques ont reçu mandat de s’occuper de la cité. En s’incrustant dans notre vie privée intime, ils deviennent des usurpateurs.

  2. […]

  3. Merci pour ce rappel salutaire : beaucoup de mères de famille travaillent non seulement par aspirations mais aussi par nécessité économique – entre autres raisons pour assurer l’inscription de leurs enfants dans une école catholique et maintenir leur compétence face au chômage croissant des hommes comme des femmes- tout en vivant au quotidien un écartèlement harassant . Mais la liberté de choisir pour un temps limité une “pause” professionnelle est très réduite dans le contexte économique actuel et leur situation risque de s’aggraver encore avec l’indidualisation fiscale qui menace…car le salaire familial n’est pas pour demain.

  4. Revaloriser la mère au foyer permettrait par exemple à New York de ne pas avoir cet état de fait honteux :
    Il y a plus d’enfants sans foyer aujourd’hui dans cette ville que pendant la grande dépression. Pendant ce temps les riches deviennent de plus en plus riches. Et les enfants seuls, dans cette société immorale, sont la proie des pervers qui ne respectent pas les “droits des enfants”. Ils se font harceler sexuellement tous les jours.
    http://www.youtube.com/watch?v=L4QxGuKJIU0
    Mais ce qui arrive à New York n’est que ce qui va venir chez nous !

  5. et dire qu’un certain Chirac avait promis le salaire de la mère au foyer!!!!! mais c’était dans un autre siècle et quand il a été élu, il a oublié de le mettre en pratique, ce n’est pas pour rien qu’il est un homme de gauche…..caviar

  6. la mère éducatrice n’a pas de statut d’actif puisqu’elle n’est pas salariée. Le syndicat (même CFTC) la chasse puisqu’ils syndiquent les salariés et gardent les chômeurs. Elle n’a pas de formation. Pourtant, les matières existent: puériculture,hygiène, diététique, économie domestique…Il a été en vain demandé au ministre de les introduire dans les matières à option des programmes de EN.
    Elle perd, à l’arrêt de son travail salarié, ses droits acquis perso auprès de la Sécu : congé maternité, maladie, chômage, invalidité
    N’est-ce pas une discrimination injustifiée ?

  7. On voit bien que ces demandes de l’Eglise de la main du Bienheureux Jean paul II ne sont à l’oeuvre en aucun Etat. Quels sont les gouvernants qui se soucient de la famille par amour de Dieu, de de la présence de la mère à la maison lorsque celle ci le désire de toute son àme? La voix de l’Eglise n’est pas écoutée par les puissants qui la combattent de toute leur force. Mais Dieu ne sera pas sourd pour toujours à nos prières.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services
[name="url"]
[name="url"]