Oui la majorité des homos n'a que faire de cette loi !

Lettre ouverte de Jean-Marc Veyron-la-Croix, Maire de Chasselas, à Jean-Luc Roméro :

"Maire et homosexuel, je suis surpris par vos propos voulant mettre tous les homos dans le même sac :

Oui il y a des homos contre le mariage gay et qui osent le dire (www.homovox.com) et ce ne sont pas des acteurs et ils ne sont pas manipulés !

Oui il y a des homos contre le mariage gay et qui n’osent pas le dire pour x raisons hélas !

Oui la majorité des homos n a que faire de cette loi: la plupart ne sont ni pacses ni en couple et sans enfants: ils veulent juste qu’on les laisse en paix !

Oui il y a des militants pro qui veulent de ce projet juste pour l'égalité et qui n'ont aucune intention de se marier ni d'avoir des enfants : soit 2000 mariages par an d'après l'inter-LGBT pour 4 millions d'homos ca fait beaucoup de bruit pour rien.

Oui l’État doit protéger les situations précaires : enfants de familles homoparentales et conjoint du même sexe.

Cessez de voir la communauté homosexuelle comme vous la voyez : d'ailleurs elle n'existe pas plus qu’il existe une communauté hétérosexuelle : ces personnes ont mille facettes et il existe d'autres homos que le microcosme parisien et sa pensée unique !

La souffrance homosexuelle, la blessure homosexuelle ou les limites de l’homosexualité ne sont en aucun cas, une raison pour changer les bases d'une civilisation ou priver un enfant d’une partie de sa filiation et de l’affection d’un père ou d’une mère!

Acceptons nos limites au lieu d’imposer à tous une loi qui ne comblera en rien notre impossibilité a procréer!

Et condamnons avec force et détermination ceux qui jettent leurs enfants à la rue car homosexuels, battons nous pour que les 80 pays où l’homosexualité reste un délit ou un crime abandonnent leurs lois abjectes!

Que vous soyez pour le mariage est une chose et je le respecte, mais que vous vous vouliez imposer vos idées à l’ensemble des homosexuels est indigne, intolérant et antidémocratique!

Bien a vous,"

8 réflexions au sujet de « Oui la majorité des homos n'a que faire de cette loi ! »

  1. Esperanza

    Avez vous vu la manipulation politique a l’instant sur LCI ?
    A 19h46 image d un gars la figure en sang
    Commentaires avec images de la manif pour tous, incluant une croix et des pretres : il est inadmissible blah blah, blah blah ?
    Rien ne prouve que ce jeune homme se soit faut castagner par des personnes de la manif pour tous
    Je n’en puis plus !

  2. Thierry

    Jean-François Debat, maire Bourg-en-Bresse, secrétaire national, trésorier du P.S.
    Le gouvernement a annoncé le dépôt d’un projet de loi sur le mariage pour tous, traduisant un engagement de campagne du Président de la République. J’ai de longue date exprimé mon désaccord avec ce projet, pour des raisons de fond.
    S’agissant du droit des couples, l’exigence de reconnaissance par la société et par la loi des couples homosexuels est légitime et je suis favorable à des évolutions de textes. 13 ans après le PACS, après les avancées successives en ce domaine, il reste encore à assurer l’égalité de traitement (par exemple en matière de successions, de pensions de réversion) avec les couples mariés. Au-delà, je pense qu’il est légitime de donner à cet engagement mutuel de deux adultes une reconnaissance plus officielle, par exemple par une cérémonie en mairie, en présence d’un officier de l’état-civil –et non dans le hall d’un tribunal d’instance. Pourquoi, alors, refuser le « mariage pour tous » ? Parce que du mariage découlent, automatiquement, les questions de filiation et de parentalité, et que c’est sur cet aspect que j’ai un désaccord de fond.
    En effet, pour moi, il n’y a pas de droit à l’enfant, mais des droits de l’enfant. Je comprends parfaitement l’aspiration de couples homosexuels stables à élever un enfant, et ne la traite ni avec ironie, ni avec suspicion. Cependant, à mes yeux l’enfant n’est pas un droit, ni pour un couple hétérosexuel, ni pour un couple homosexuel. L’enfant a des droits, il n’est pas un droit pour des adultes quels qu’ils soient. Or, tout enfant a obligatoirement deux parents qui sont de manière tout aussi certaine un homme et une femme et a besoin de pouvoir identifier clairement cette dualité chez ses parents.
    Alors, me dit on, l’homoparentalité est une réalité aujourd’hui. Sachons d’abord de quoi on parle : oui, aujourd’hui, des milliers d’enfants sont élevés au sein d’un couple homosexuel composé, à la suite d’une séparation ou d’un divorce, d’un de leurs parents et d’une autre personne. Mais il est évident que ces enfants ont un père et une mère et que le conjoint de leur parent n’est pas leur père ou leur mère, ni pour eux, ni aux yeux de la société. Le fait que ce beau parent participe à son éducation n’est évidemment pas choquant, mais sa relation à l’enfant de son conjoint est la même que celle d’un beau parent « classique » : il l’élève, mais n’est pas son père ou sa mère. Je le pense depuis longtemps : notre droit manque d’un statut du « beau-parent », de cet adulte qui n’est ni un parent, ni un étranger pour l’enfant, qui a une place dans sa vie –et inversement. Pourquoi ne pas créer un statut du beau parent, ouvert à tous les couples recomposés, hétérosexuels comme homosexuels ? Il pourrait être reconnu, avec l’autorisation du parent de l’enfant, à son nouveau conjoint, concrétisant une réalité que tous les couples recomposés connaissent. Au delà de questions de vie quotidienne (pouvoir aller chercher un enfant à l’école, prendre des décisions en cas d’urgence, etc) ce statut clarifierait ces situations aujourd’hui courantes.
    Toute autre est la revendication d’accès à l’adoption plénière et à la procréation médicalement assistée (PMA) des couples homosexuels. J’y suis opposé et c’est le principal sujet du débat actuel. Rappelons d’abord ce qu’est l’adoption plénière : elle consiste, pour la société, à dire à un enfant qui a perdu ses parents naturels quels seront ses parents de remplacement. C’est un droit pour l’enfant, non pour les adoptants. Chacun sait, par ailleurs, qu’un enfant adopté doit assumer la perte de ses parents naturels, parallèlement à son éducation dans sa famille adoptive et que ce n’est jamais facile sur le plan affectif et psychologique –notamment à l’adolescence. Comment imposer à un enfant qui devra gérer le traumatisme d’avoir perdu ses parents un modèle familial où ses deux parents seraient du même sexe ? Nous savons que la question se pose aussi pour les enfants issus de PMA – qui souhaitent souvent connaître leurs origines. Au nom même de l’égalité des droits, je pose la question : pourquoi un enfant, au motif qu’il est adopté, se verrait-il privé du droit d’avoir lui aussi un papa et une maman ? A mes yeux, l’aspiration d’adultes à être parents ne justifie pas cette atteinte aux droits de l’enfant.
    Ce débat transcende les clivages politiques, traverse la gauche et la droite. Il mérite mieux que les caricatures ou le « prêt à penser », d’ailleurs présent chez les « pour » comme chez les « contre ». Il faut qu’il ait lieu avant que des décisions ne soient prises.
    http://www.jeanfrancoisdebat.fr/mariage-pour-tous-ma-position

  3. baroud

    Merci Monsieur de votre courage et de vos explications claires et nettes. Merci de faire comprendre que vous êtes avec nous et que nous ne faisons qu’un avec vous.Nous avons besoin de gens comme vous pour faire comprendre au gouvernement que nous ne lâcherons jamais et que nous ne sommes pas dupes de leurs mensonges qui sont là pour créer la division

  4. CAMBUS

    Merci pour ces témoignages humanistes. Dommage que la dictature socialo médiatique (que le maire de Bourg en Bresse a quand même appelée de ses voeux…)ne leur donne pas la parole publique à même hauteur que les déments de LGBT

  5. Simon

    [Non, monsieur, je ne relayerai pas votre appel.
    L’adoption à tout prix et ne voir que l’attente d’un enfant de la part d’adultes dans la problématique actuelle ne me semble pas la bonne vision des droits de l’enfants.
    Demandez-vous plutôt ce qu’un enfant attend de l’adoption : un père et une mère. Et avec la loi Taubira, ce droit, ce vœu n’est plus respecté.
    Et vous avez ici LA problématique de l’adoption aujourd’hui.
    JL]

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