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Culture de mort : Avortement / Institutions internationales

ONU : L’avortement à l’agenda du Sommet de Nairobi

ONU : L’avortement à l’agenda du Sommet de Nairobi

Cette alerte du Centre européen pour le droit et la justice doit nous encourager à prier pour la vie :

La prochaine Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) se tiendra à Nairobi (Kenya) du 12 au 14 novembre et sera le théâtre d’une nouvelle offensive visant à la reconnaissance d’un prétendu « droit à l’avortement ». En effet, alors que de nombreuses organisations pro-avortement seront présentes, notamment le Planning familial, Women Deliver ou encore Ipas (fabricant d’appareil « aspirateur » pour avorter), plusieurs ONG pro-vie n’auraient pas été autorisées à participer.

Cette conférence sera la dernière en date d’une longue série initiée dès 1927 – bien avant la fondation de l’ONU – par Margaret Sanger, la fondatrice du Planning familial, qui était alors la figure la plus active des milieux néo-malthusiens. Ceux-ci cherchaient à convaincre les gouvernements occidentaux de la nécessité de limiter la croissance démographique des pays pauvres pour éviter des déséquilibres politiques et économiques. C’est pourquoi la diffusion de la contraception et de l’avortement est devenue une priorité d’instances telles que le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) qui organise à présent cette conférence.

Heureusement, des représentants de gouvernements seront présents à Nairobi pour défendre la vie humaine innocente dès son commencement. Le 23 septembre 2019, dix-neuf États, dont la Russie, les États-Unis, le Brésil, la Pologne, la Hongrie, l’Égypte ou encore le Congo ont d’ailleurs fait une déclaration commune en ce sens. Ils ont appelé les Nations unies à abandonner l’idéologie du « droit à l’avortement » et à se concentrer sur des défis concrets pour améliorer réellement l’accès à la santé pour tous. Ces gouvernements s’opposent ainsi aux experts du Comité des droits de l’homme de l’ONU, qui ont adopté l’année dernière un texte de référence présentant l’avortement sur demande comme un droit de l’homme (Observation générale n°36).

C’est lors de la Conférence du Caire de 1994 que le débat sur l’avortement fut le plus vif, et la situation la plus critique. Une coalition menée par le Vatican en sortit finalement vainqueur et obtint que l’avortement ne soit pas présenté comme un droit, mais comme une pratique devant être réduite par les États. Les gouvernements se sont ainsi engagés à « réduire le recours à l’avortement » et à « prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement ». De fait, c’est par des politiques de prévention de l’avortement que le nombre d’avortements a diminué dans plusieurs pays d’Europe ces vingt dernières années. Pour approfondir ce sujet, vous pouvez commander notre ouvrage collectif Droit et prévention de l’avortement en Europe (LEH Édition, 2016).

Aujourd’hui encore, comme au Caire en 1994, l’Église catholique et d’autres Églises chrétiennes sont à la tête du mouvement mondial de défense de la vie des enfants à naître. C’est aussi le cas au niveau national, dans beaucoup de pays. En particulier, les évêques américains ont développé et piloté un « plan pastoral pour les activités pro-vie » depuis 1975. Cette stratégie met l’Église des États-Unis en ordre de bataille au service de la vie, avec une structure pro-vie à chaque niveau hiérarchique. Elle favorise des actions très concrètes dans chaque paroisse, principalement au bénéfice des enfants à naître, des femmes enceintes, des jeunes mères, ou des femmes ayant vécu l’expérience douloureuse de l’avortement. Aux États-Unis, la stratégie des évêques a récemment porté du fruit au niveau politique et législatif.

L’ECLJ a envoyé une lettre et des informations à plusieurs évêques européens, afin de les inciter, dans leur mission, à s’inspirer de la stratégie des évêques des États-Unis. Jean Paul II exhortait les évêques à être partout les premiers « messagers infatigables de l’Évangile de la vie » (Evangelium Vitæ, § 82). Le respect de la vie terrestre a en effet un sens profond, car celle-ci a vocation à être « la participation à la vie même de Dieu » et son développement « est éclairé par la promesse de la vie divine et renouvelé par le don de cette vie divine » (EV, § 2).

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