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Culture de mort : Avortement

Nouvelle alerte de l’Agence nationale de sécurité du médicament sur des pilules contraceptives

Nouvelle alerte de l’Agence nationale de sécurité du médicament sur des pilules contraceptives

Décidément, Paul VI avait vraiment eu raison de publier Humanae Vitae

 le scandale autour de Diane 35, les nouvelles recommandations sur l’Androcur, d’autres pilules progestatives (le Lutéran et le Lutényl) font l’objet d’une alerte de l’ANSM, car elles augmentent le risque de tumeur du cerveau.

En juin 2020, l’ANSM publiait une mise en garde concernant ces deux traitements et leurs génériques, qui augmentent le risque de méningiome, une tumeur du cerveau bénigne dans la plupart des cas. Une alerte basée sur une étude épidémiologique menée sur plus de 3 millions de patientes par Epi-Phar. En cette rentrée, l ’agence lance un appel à contributions jusqu’au 30 septembre pour que toutes les femmes qui suivent ces traitements puissent faire remonter leur expérience et leurs inquiétudes. Isabelle Yoldjian, cheffe du pôle gynécologie de l’ANSM, explique :

L’enquête sur Androcur a mis à jour un surrisque de méningiome, il était donc logique de s’intéresser aux petits frères, deux autres macroprogestatifs. Une vaste étude épidémiologique a révélé début juin un surrisque de développer un méningiome pour une femme traitée par Lutéran et Lutényl. Avec un effet dose : plus on prend le traitement longtemps à dose élevée, plus le risque est important. En clair, une femme qui prend ces traitements plus de six mois risque environ 3,3 fois plus de développer cette maladie qu’une femme qui ne le prend pas. A partir de cinq ans, le risque est multiplié par 12,5 pour le Lutényl, et par 7 pour 3,5 ans sous Lutéran.

[…] Pour Androcur, on a atteint ce qu’on souhaitait. On savait qu’il existait un surrisque de méningiome puisque c’était écrit dans la notice depuis une dizaine d’années. Ce qui n’était pas connu, c’était la quantification du surrisque : au bout de X années, le risque est multiplié par Y. Et à quelle dose. On a découvert que, dès six mois, le risque était multiplié par 7. On a obtenu une baisse considérable de l’utilisation d’Androcur, puisqu’on est passé de 90.000 patientes traitées avant les communications de l’ANSM en septembre 2018 à 11.000 en 2020. C’est-à-dire une baisse de prescription de l’ordre de 80 %. Avant l’alerte, la France représentait 60 % de la consommation de l’Androcur en Europe !

Androcur, Lutéran et Lutényl sont des progestatifs. Pourquoi ne pas avoir alerté directement sur ces trois traitements ? N’a-t-on pas perdu du temps ?

On ne pouvait pas tout faire en même temps, c’était beaucoup trop vaste. Entre 500.000 et 600.000 femmes prennent du Lutéran ou du Lutényl ou leurs génériques. […]

De plus en plus d’alertes concernent des contraceptifs. L’accès à la contraception en est-il freiné ?

C’est un sujet. Il existe une inquiétude des professionnels de santé sur un discrédit des hormones en général, pas seulement pendant la contraception. On doit avoir ces discussions globales avec les patientes en ayant à l’esprit que ce genre d’alerte risque d’entraîner un report vers des pilules qui peuvent provoquer des troubles thromboemboliques veineux.

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