L’artiste béninois Romuald Hazoumé déclare :
« Moi mon rôle en tant qu’artiste africain, c’est de dire aux miens, ‘nous, Africains, devons aussi assumer notre responsabilité dans l’esclavage !’ S’il n’y avait pas eu de vendeur, il n’y aurait pas eu d’acheteur. Comme les Occidentaux, des Africains ont aussi profité de ce trafic ! Et il est important de parler de ce qui se passe aujourd’hui, de parler de ces enfants que l’on « place » dans d’autres familles, qui font le ménage, la vaisselle, qu’on ne met pas à l’école… Nous devons nous regarder d’abord avant de regarder les autres. »


Jipeo
Et encore,il parle du marché intérieur actuel de l’esclavage mais ce marché intérieur a toujours existé. Quand les “vendeurs” africains vendaient aux “acheteurs” européens, ce n’était qu’un changement de clientèle. Et c’est là aussi une différence avec l’esclavagiste négrier arabe. Ce dernier ne faisait pas que le commerce. De tout temps il est allé en self-service sur le continent africain, jusqu’au début du XX° s. en organisant ses propres parties de chasse.
Pierre29910
Les Noirs doivent assumer leur responsabilité dans l’esclavage. Comme les Arabes. Comme les Blancs. Sans oublier les Juifs, dont le rôle de commerçants de bétail humain est central, comme celui de gestionnaires des centres de castration comme à Verdun. Je conseille la lecture du livre de Alexandre Skirda, “La Traite des Slaves : l’esclavage des Blancs du VIIIe au XVIIIe siècle”. Je regrette que les historiens soient si peu nombreux à étudier l’esclavage, on a Tidiane N’Diaye, Robert C. Davis, Jacques Heers, et Alexandre Skirda : la liste est courte. Par exemple quand Jules César a conquis la Gaule et a emmené de nombreux esclaves Gaulois en Italie, ou quand les Vikings capturaient de jeunes adolescents sur nos côtes : qui s’est chargé de leur transport, de leur commerce, que sont-ils devenus ? Je suis déçu du relatif manque d’intérêt des historiens pour le sujet de l’esclavage, qui a été, avant l’ère moderne, l’activité commerciale la plus rentable.
Haizkolari
Prise de conscience intéressante. Pensée adulte.
Il ne manque plus que se rappeler que le colonialisme de la seconde moitié du XIX° siècle a été le principal moteur de la fin des razzias d’esclaves.
Foudras
Il est à craindre que cette homme parle dans le désert.
santrike
Effectivement , l’esclavage existe depuis fort longtemps. Le peuple hébreu de l’ancien testament n’a-t-il pas traversé la mer rouge pour se sortir du joug de pharaon? La civilisation grec et romaine connurent également ce traitement. l’esclave n’est pas qu’un tribu de guerre, mais aussi un citoyen déchu. Puis il y eu l’invasion musulmane dans les terres africaines. Mais également, en afrique même, les guerres entre ethnies et tribus alimentaient le marché des esclaves. Et enfin la traite atlantique avec le commerce triangulaire.
De la traite atlantique il reste une nombreuse descendance dans les Amériques. La traite musulmane est moins visible, puisqu’il ne reste plus aucune trace dans la population. Cela s’explique par la castration (c’était une époque archaïque, où il fallait encore un père et une mère pour engendrer des enfants):Effectivement on a tous l’image de l’eunuque, du mâle castré qui gardait les harems.
Malheureusement, l’esclavage se pratique encore en afrique, des Pères Trinitaires rachètent encore de nos jour des enfants à leurs maîtres.
Le mea culpa doit être général, l’esclavagisme a touché tous les hommes.
CesarevitchAlexei
L’esclavage a toujours existé en Afrique et il existe toujours aujourd’hui…correction : la seule période où l’esclavage fut interdit en Afrique, c’est quand elle était colonisée par la France.
philippe paternot
mes aieux étaient des serfs, corvéables à merci !
c’est un fait historique , devrais je me repentir, battre ma coulpe, me pourrir la vie et celles de mes compatriotes ?
Yves
L’esclavage, tragédie humaine !! Les responsabilités sont multiples et sont affaire de dominants, mais force est de constater que la traite des humains n’a pas disparu de nos jours, il est de bon ton dans les médias et dans le monde politique de taire cette tare de l’humanité.