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L'Eglise : L'Eglise en France

“Notre bien commun” : un livret partiel et partial

Perepiscopus a publié une critique du livret publié par le Service national famille et société de la conférence des évêques de France, dirigé par Mgr Brunin et Monique Baujard. Intitulé « Notre Bien commun », il propose un « parcours pédagogique d’initiation » à la doctrine sociale de l’Eglise. Mais il y a tout de même des aspects étranges :

  • BL’esprit de ce parcours n’est pas le même que celui du Compendium ; il est plutôt celui des principaux auteurs (Secours catholique, CCFD, Justice et Paix France, jésuites du CERAS, notamment). A noter que sur l’immigration, le DVD donne (entre autre) la parole à une certaine Jaklin Pavilla, militante communiste et adjointe au maire (PCF) de Saint-Denis.
  • Des pans entiers de l’anthropologie chrétienne et de la doctrine sociale sont passés sous silence (pas la moindre référence à la notion de loi naturelle…  Rien sur le respect de la vie ; quasiment rien sur la mondialisation, la vie internationale, etc.).
  • La « Note doctrinale à propos de questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (24 nov. 2002) est totalement occultée. De même des « principes non négociables ». A contrario, une partie sur le nécessaire compromis est abordé, avec le témoignage de Sylvie Goulard, député européenne MODEM.
  • Le chapitre « Société cherche famille », élaboré par Monique Baujard, évacue la « morale individuelle » (la question du mariage et la morale sexuelle) et réduit la pensée sociale de l’Eglise sur la famille à la question des « conditions matérielles » dans lesquelles vivent les familles d’aujourd’hui. Comme si le mariage n’était pas une institution sociale ! Nulle part il n’est rappelé ou précisé que la famille est la cellule de base de la société. On sent Mme Baujard sceptique sur l’institution familiale (la stabilité de la famille s’expliquait selon elle par les « contraintes » et la « pression sociale » qui « ont aujourd’hui disparu et ce n’est pas une mauvaise chose en soi » (p. 76). De même qu’on la sent critique à l’égard de l’Eglise qui « n’a pas toujours bien su accompagner ce bouleversement » (p. 78 à propos de la maîtrise de la fécondité).
  • « J’étais un étranger » par le Père Christian Mellon (du CERAS) est très orienté et très partial avec une tendance à confondre l’exigence évangélique et le problème politique de l’accueil de l’étranger.
  • Enfin le chapitre sur l'écologie d’Elena Lasida ne fait la moindre référence au respect de la vie qui découle du respect de la création.

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