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France : Politique en France

Nicolas Dupont-Aignan : “L’enjeu est de mettre fin au piège mitterrandien”

Extrait de l'interview accordé par Nicolas Dupont-Aignan à Atlantico :

7788338624_nicolas-dupont-aignan-et-marine-le-pen-le-29-avril-2017Qu'est ce qui, chez Emmanuel Macron, vous paraît dangereux au point d'assumer une alliance qui vous vaut une condamnation quasi unanime de la classe politique et le départ de cadres majeurs de votre parti ?

Être attaqué par ceux qui ont ruiné le pays depuis trente ans est un honneur. Quant à nos cadres, très peu d’entre eux ont quitté Debout la France. Plus de mille personnes ont adhéré à notre mouvement, principalement de chez les Républicains, qui sont indignés du soutien de leurs dirigeants à Emmanuel Macron, marionnette de François Hollande, depuis vendredi. C’est un succès indéniable. Jamais depuis la fondation de la Vème République un 2nd tour n’aura été aussi décisif pour notre pays. Face à Emmanuel Macron, un Hollande junior, marionnette des banques, j’ai pris mes responsabilités

L'intérêt de la nation exige qu'on choisisse au 2nd tour. Nous ne pouvons pas laisser la France à M. Macron (…)

Quel regard avez-vous sur la responsabilité historique que vous portez en sortant le FN de son isolement républicain ?

Depuis vingt ans, une minorité socialiste impose aux Français sa politique au mépris de la majorité du peuple. L'enjeu est de mettre fin au piège mitterrandien. L’Histoire est en marche. J’ai pris mes responsabilités, et je les assume. Je ne renie en rien mes valeurs. Je serai, en tant que Premier ministre, garant du respect de ces valeurs gaullistes et humanistes que je porte. La droite française s’est depuis trop longtemps couchée face au politiquement correct de la gauche. Regardez les ténors des Républicains qui n’ont pas hésité à appeler à voter Emmanuel Macron une heure après les résultats du premier tour ! (…)

Si vous deviez retenir une seule raison politique et idéologique justifiant votre choix, laquelle serait-ce?

Le débat de 2005 sur la souveraineté de la France est à nouveau au cœur du débat présidentiel. La vraie question est de savoir si le peuple français souhaite reprendre les manettes du pouvoir ou si nous laissons une oligarchie européenne décider de tout à notre place (…)

Quelle est la Marine Le Pen que vous voyez et que ne verraient pas tous ceux qui considèrent qu'elle est un danger pour la République, pour la démocratie et/ou pour l'économie française avec un programme simpliste et radical ?

Le vrai danger aujourd’hui pour la France est Emmanuel Macron. Marine Le Pen a accepté un partenariat. Quand la gauche s'unit, tout le monde applaudit, quand la droite s'unit, on fait culpabiliser les Français (…)

Que ferez-vous dans l'hypothèse d'une défaite du Front national ? Les personnalités de la droite qui s'étaient alliées au FN après les régionales de 1998 ont vu leurs carrières s'enliser, n'êtes-vous pas en train de sauter dans le vide sans parachute ? Les manifestations spontanées qui se sont déclenchées à Yerres notamment ne vous promettent-elles pas un avenir de paria laissé à l'écart du système ?

Je ne fais pas cette alliance patriote et républicaine dans l’objectif de « faire carrière ». Je prends mes responsabilités à un tournant de l’histoire de notre pays. L’histoire, elle seule, sera juge. En ce qui concerne les manifestations à Yerres, elles ont été en partie organisées par des élus socialistes des villes voisines. C’est une pure manipulation médiatique : même une élue d’opposition d’une commune voisine a parlé à la télévision en faisant croire qu’elle était une habitante déçue de ma ville ! (…)

Avez-vous obtenu des garanties de Marine Le Pen sur le front du racisme ?

(…) Vous êtes dans la caricature, vous savez très bien que Marine le Pen n’est pas raciste. Notre projet est patriote et humaniste (…)

Si Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle (…), vous êtes-vous fixé des limites à ce que vous pourriez supporter en matière de dérive autoritaire ou démocratique, ou d'atteintes aux valeurs de la République (…) ?

J’ai quitté l’UMP en 2007 quand ce parti, avec la complicité des socialistes, a trahi la parole du peuple français sur le référendum européen (…) Parler d’autoritarisme alors même que nous ne sommes pas au pouvoir est un procès d’intention que vous faites. Les Français ne seront pas dupes et n’en peuvent plus de ces médias donneurs de leçon (…)

Suite à l'annonce officielle ce samedi de votre alliance avec Marine Le Pen, certaines réactions, aussi bien de personnalités politiques – notamment à droite – que d'artistes, ont été pour le moins violentes. Que souhaiteriez-vous leur répondre sans tomber dans l'invective mais pour les convaincre même s'ils sont dans la colère ? 

Vous parlez de M. Valls, de Raffarin, de Juppé, de Cresson ? Ces premiers ministres qui se sont succédés depuis 30 ans, ont échoué, et maintenant se rassemblent derrière Macron ? Je me fiche totalement des déclarations de cette caste politique qui a ruiné le pays. Je suis fier d’avoir dit non à leurs manipulations.

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