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Bioéthique

Nicolas Bay (RN) manifestera dimanche

Nicolas Bay (RN) manifestera dimanche

Le député au Parlement européen explique dans Valeurs Actuelles :

J’y serai par conviction militante, pas par témoignage. Je connais les arguments des énergies lasses, les « ah quoi bon, ça passera quand même ». Je ne les partage pas. D’abord, parce que même si ça doit « passer », il est de première importance que cela soit malgré une mobilisation. Il faut affirmer notre volonté, montrer notre force.

Ensuite, parce qu’il y aura inéluctablement d’autres combats. A ce moment là, nous devrons nous appuyer sur les mobilisations de 2019 comme celle de dimanche repose sur les grandes manifestations de 2013. Nul ne peut ignorer que de la PMA sans père, on passera demain à la GPA avec une mère de plus, puis, ensuite à l’utérus artificiel, sans père ou sans mère. Ce sont donc des questions essentielles qui se posent.

La question de l’altérité n’est pas la moindre. Un enfant sans père du fait des accidents de la vie peut-il se construire correctement ? Oui, sans doute, si dans son entourage se trouve un oncle ou un grand-père. Mais l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens n’autorise pas ce transfert. Cette ouverture s’inscrit dans une organisation qui supprime volontairement toute trace paternelle. Surtout quand on entend une ministre affirmer qu’une femme peut jouer le rôle d’un père. On touche du doigt avec cette affirmation à un de ces dérèglements de la raison qui conduit à la déconstruction de toute norme dans une société. Une femme peut être un père, voilà une phrase qui ôte tout sens aux mots et donc au monde. Car si une femme est un père, est-elle encore la mère ? Et on s’arrête où ? Au fond de quel gouffre de folie ?

Cette dénonciation de la suppression du père ne relève pas de l’agitation militante. Elle est très sérieusement étayée par l’Académie nationale de médecine qui dans son avis officiel du 21 septembre déclarait : « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure ». Cette rupture n’est « pas sans risques » pour son « développement psychologique ». Et de conclure : « la figure du père reste fondatrice pour la personnalité de l’enfant ».

L’hypothèse de l’utilisation d’utérus artificiel, la question de la sélection des gamètes et des ovules, posent un autre problème. Est-ce de la science ? Oui. Mais est-ce encore de la médecine ? Certainement pas. La médecine soigne. Elle répare. En aucun cas, elle vise à « augmenter » l’homme. Choisir de concevoir tel type d’être, éliminer tel autre type, relève de l’ingénierie sociale. Que le choix soit fait par un État ou laissé aux individus, il est évident qu’un encadrement des comportements sera opéré. Le lien intime qui fait l’existence sera tranché.

Enfin, il est évident que le processus aboutira à la non-naissance d’enfants jugés (trop) différents. A terme, qui en seront les victimes ? Les mal-voyants ? Les quotients intellectuels au dessous de la moyenne ? Les roux, les trop bruns ? Qui ? Encore une contradiction de ce système qui a fait du « droit à la différence » un pilier de sa communication…

La dernière question qui se pose est celle de la limite et donc de la responsabilité. Ce qui est possible est-il bon par nature ? Évidemment pas. L’argument entendu parfois du « cela se fera car c’est techniquement possible » est un avatar désabusé de l’idéologie du progrès. Il vise à fabriquer de la résignation. Le possible n’est pas toujours souhaitable. Il est du devoir des politiques de le dire et de poser des bornes. Certaines interdictions fondent nos libertés humaines.

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