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Culture de mort : Avortement / L'Eglise : Le Vatican

Ni communion ni funérailles aux politiciens pro-mort

De Mgr Raymond Burke :

"Ni la Sainte Communion ni les rites des funérailles ne devraient être administrés [aux hommes politiques qui défendent l’avortement ou le “mariage” entre personnes de même sexe]. Les leur refuser n’est pas un jugement de l’âme, mais la reconnaissance du scandale et de ses effets.

[Quand un politicien est associé] à des actes gravement peccamineux quant à des questions comme l’avortement ou le mariage, son repentir doit aussi s’exprimer publiquement (…) Quiconque saisissant la gravité de ce qu’il a fait comprendra la nécessité de rendre cela public."

"L’unité de l’Église a pour fondement de dire la vérité dans l’amour. Cela ne détruit pas l’unité mais aide à réparer une rupture dans la vie de l’Église…"

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13 commentaires

  1. L’Eglise ne juge pas l’âme, mais les effets des actes publics de la personne. Merci, Monsegneur, préciser cela en cette époque de confusion intellectuelle, où un simple quidam, sans douter un instant, envoie en enfer tel ou tel parce qui n’est pas de son parti.

  2. Voilà une réaction saine (parce que logique), le scandale public demande une réparation publique.
    Bien sûr, il y aura toujours des passe-droits, des tractations, blablabla…

  3. Mouais, pour ce qui est de l’excommunication, je comprend tout à fait, j’approuve à 100%.
    Pour ce qui est des rites funéraires, ca me fait quant même bizarre, je trouve cela dur, trop dur…
    Est-ce vraiment bien chrétien de refuser à un mort la paix de l’âme ? et entouré de sa famille ? (dont certains, catholiques, pourraient être sensible à cette dureté, ce refus ?) La rédemption ne l’aura peut-être pas touché de son vivant, mais une fois mort ?…Cela est-il vraiment défendable ? Son âme est déjà en souffrance, au purgatoire,,,Pourquoi blesser ceux qui restent ??
    [Ce n’est pas un jugement de l’âme mais la reconnaissance d’un scandale public. MJ]

  4. à Renard Bleu:
    L’Eglise , par l’intermédiaire de Monseigneur Burke qui mérite d’être connu notamment pour sa très grande bonté ne “refuse rien” à personne.
    Et tout au contraire Monseigneur Burke, même en sa qualité de Préfet de la Signature apostolique , ne peut, ni ne veut pas imposer le repentir et la grâce qui en découlerait à celui qui n’en voudrait pas.
    Dans le cas contraire, la liberté de conscience selon la volonté de Dieu n’aurait aucun sens.
    Ce qui serait “dur, trop dur”, ce serait que l’Eglise, par sentimentalisme , laxisme,ou relativisme se confonde à encourager les hommes politiques et ceux qu’ils entraîneraient avec eux dans l’erreur mortelle, à se condamner à jamais.

  5. Chers,
    Le code de droit canon ne spécifie-t-il pas que seuls les non baptisés ne peuvent pas être désignés comme les bénéficiaires de la grâce sacramentelle de la Messe?
    Pour la Communion, c’est différent car l’Eglise refuse de laisser commettre un sacrilège, au vu du caractère grave et certain des péchés commis.
    Je me demande donc ce qui justifie de refuser la Messe à un pécheur public baptisé, outre le jugement de l’évêque pour des raisons pastorales.
    Merci pour vos éclaircissements,
    C.

  6. Le non de Monsieur de Rudel, de Jean de La Varende, ou encore les Manants du Roi, à lire/relire d’urgence.
    On a en effet refusé la sépulture chrétienne pour bien moins que ça, infiniment moins que ces crimes génocidaires et apostats de l’avortement, au moment de l’injuste condamnation de l’Action Française.
    Alors, pour des personnes publiques qui savent et qui ne font rien, sinon cautionner et surenchérir dans l’horreur de ce génocide silencieux,
    non, pas de sépulture chrétienne sans repentir public.

  7. La condamnation de l’Action française n’était pas injuste, mais parfaitement fondée.

  8. Il y a une question que je me pose… Pourquoi les personnes qui pronent l’avortement ne montrent-elles pas l’exemple ? Elle pronent le refus de la vie à des inconnus qui n’ont rien demandés. Mais eux-même pourraient donner l’exemple non ? C’est à dire organiser leur propre mort…

  9. Chers,
    Je comprends votre réponse, et souscris à la conviction qu’il s’agi d’un scandale, mais je ne vois toujours pas ce qui, dans l’enseignement de l’Eglise, justifie qu’on refuse une Messe.
    Ces personnages que vous me citez, pour exemplaires qu’ils sont, ne sont pas d’Eglise, ou si?
    Bien amicalement,
    C.

  10. Denis Merlin,
    Vous assenez des Vérités.
    Vous gagneriez à argumenter.
    Ethos,
    Ha, Le non de Monsieur Rudel, quel livre!
    Il devrait être étudié dans toutes les écoles catholiques!
    Les Normands, quel peuple!

  11. Cher Christian,
    Je me permets de vous conseiller de rencontrer un prêtre catholique qui pourra vous exposer les raisons, conformes au code de droit canonique en vigueur, qui empêchent les funérailles catholiques dans certains cas bien précis.
    Vous pouvez aussi vous instruire de ces questions en lisant la Summa Contra Gentiles de Saint Thomas d’Aquin ou encore Splendor Véritatis de feu Jean-Paul II et préparée en son temps par le Cal. Ratzinger.
    Cette affaire de refus est à mettre en rapport avec la rupture de la grâce divine par le pécheur qui désobéit gravement à la loi naturelle constament rappelée par l’Eglise à la face du monde.
    Cordialement
    Ethos

  12. @HB,
    cette lecture est vivifiante et, plus de 25 ans après, je reste édifié.
    Je crois me souvenir que Les manants du Roi comporte aussi un chapitre sur les funérailles en ces temps de proscription.
    La Varende, c’est la Normandie Française, une histoire à peine romancée/maquillée des moeurs de nos anciens, il n’y a pas si longtemps. Grands ou petits, seigneurs et gens du pays, toujours debouts sur terre ou sur le pont, quoi qu’il arrive.
    Bonnes lectures pour former des jeunes gens d’aujourd’hui.
    Ethos

  13. …charité et vérité sont inséparables.
    La seconde est tellement malmenée dans les faits et depuis si longtemps que je reçois le propos de Mgr Burke comme un renouvellement d’air, une oxygénation, nécessaires à l’Eglise.
    …à l’issue de Vatican II, S.S. Jean XXIII avait utilisé cette image d’ouvrir les fenêtres pour aérer, renouveler l’air de la maison Eglise : Mgr Burke s’y emploie très bien ; tant mieux pour certains qui n’avaient pas vu les choses sous cet angle.
    Merci Monseigneur !

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