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Bioéthique

Mères porteuses : une séparation du corps et de l’esprit de l’enfant

Myriam Szejer, pédopsychiatre, psychanalyste et fondatrice de l’association La cause des bébés, et Jean Pierre Winter, psychanalyste et président du Mouvement du coût freudien estiment que l’on considère trop vite que l’assistance médicale à la procréation est un progrès social.

"Ce n’est pas parce que quelques-uns, étiquetés – à tort ou à raison – de droite, défendent une position que celle-ci ne relève que de leur morale ou de leurs choix politiques. Que toutes les religions, par exemple, interdisent de tuer n’autorise pas les non-religieux à légitimer le meurtre".

Pour les défenseurs de la gestation pour autrui (GPA), l’amour suffirait à éviter à l’enfant les séquelles de son mode de conception. On oublie que la prescription de la fécondation in vitro nécessaire à la GPA équivaut à "une ordonnance d’abandon". Myriam Szejer et Jean-Pierre Winter rappellent l’importance du lien épigénétique sur le développement du fœtus ainsi que celui qui unit la mère et l’enfant. Tous les efforts des maternités pour rapprocher au maximum la mère et l’enfant dès la naissance atteste de l’importance de ce lien.

"Le reproche fait à la médecine moderne de séparer le corps de l’esprit ne s’applique-t-il pas au militantisme pour les gestations pour autrui ?"

Or, avec la GPA,

"on voudrait que cette séparation soit légalement programmée et non pas le résultat d’un drame de la vie, dont par l’adoption, la société tente de limiter les effets dévastateurs".

Il faut se préoccuper de l’avenir de tous les acteurs de la GPA : la mère, le bébé, mais aussi le conjoint de la gestatrice ou ses propres enfants. Toute la famille serait bousculée par un tel acte, tout comme le serait la société en raison de la transformation des lois de la filiation qui en découlerait. "Quand il avalise cette théorie qui sépare le corps de l’esprit, le corps social est responsable."

Michel Janva

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4 commentaires

  1. on est toujours dans la même dialectique qu’avec les PMA, la théorie des “genders” ou l’euthanasie, ou plus soft, la vie de couple ou l’orientation scolaire : on ne naît pas humain, on le devient soit de façon imposée, par culture, par modèlisation philosophique ou religieuse, soit de façon libre, par choix conscientisé, parce qu’on est “acteur” de sa vie. Cette dictature du libre arbitre amène à la notion de choix multiples, successifs ou synchroniques. La liberté dont il s’agit est l’autonomie la plus totale (auto : moi-même; nomos : la loi ==> je me fais à moi-même ma propre loi).
    Or si je peux décider par choix de ce que je suis et ce qu’est l’autre ( un légume, un amas de cellules, un ventre…) pourquoi l’autre ne m’imposerait-il pas ses choix? Comment dans ce cas faire valoir les miens? Et les droits qui y sont attachés?
    Une seule solution : le plus fort s’imposera et écrasera l’autre, d’autant plus si c’est dans la tête qu’on décide que l’autre vaut la peine d’être entendu, ou tout simplement d’exister. Conséquence directe : le mépris, la violence, la mort.
    c’est tout l’enjeu de l’anthropologie judéo-chrétienne que de proposer une vision totalement inverse

  2. Jusqu’où vont-ils encore aller ?
    On peut leur donner des idées pour l’avenir : concevoir un bébé fini, congelé, prêt à s’éveiller,acheté en grande surface ?
    C’est triste à pleurer surtout lorsque l’on considère ce que le Créateur a fait pour le bonheur de l’homme : lui faire partager Sa paternité.
    Et nous pauvres imbéciles d’humains on se croit les maîtres de la vie !
    Quand va s’arrêter cette folie ????

  3. C’est bien de la part de Myriam Szejer et Jean-Pierre Winter. Cependant il ne faut pas oublier qe la psychanalyse est en ruine depuis la parution du “livre noir de la psychanalyse”. D’ailleurs les 3 maîtres de soupçon : Freud, Nietzche, Marx sont bien morts tous les 3 ! Toutes leurs théses sont maintenant anéanties !

  4. à Mr d’Agniel,
    La psychanalyse est une immonde verrue. Elle pourrait être un outil intéressant malheureusement elle est tout simplement vérolée par les gauchistes. Comme le disent les Chants d’Europe dans je ne sais plus quel opus : “ils sèment le doute et la détresse au coeur de nos maisons”. Pour la petite histoire en pleine guerre froide les psychanalystes américains récupérés les petits secrets de la (haute) bourgeoisie et les rapportaient à l’URSS et ses réseaux d’espionnage.

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