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Communisme / Pays : Russie

Moscou rend hommage aux victimes de Staline

Lu ici :

"Des centaines de Moscovites ont rendu
hommage mardi aux victimes des répressions staliniennes, en lisant le
nom de milliers d'habitants de la capitale russe fusillés en 1937 et
1938, au plus fort de la terreur.

Cette commémoration a été
organisée, à la veille de la Journée du souvenir des victimes des
répressions politiques, par l'ONG Mémorial, qui s'attache depuis la
chute de l'Union soviétique à faire connaître l'histoire des répressions
en URSS, de 1917 à 1991.

Chaque personne lit une liste de noms
indiquant l'âge, la profession et la date de l'exécution d'un habitant
de Moscou : "Gelver Alexandre Fiodorovitch, 25 ans, serrurier, fusillé
le 2 janvier 1938, Abel Emma Iakovlevna, 54 ans, femme de ménage,
fusillée le 7 février 1938, Bamboulevitch Anton Vassilievitch, 39 ans,
colonel à l'état-major, fusillé le 25 décembre 1937…"

Après
lecture de la liste, par laquelle on réalise qu'ont été fusillées aussi
bien des personnes de 19 ans que de 79 ans, nombreux sont ceux qui
ajoutent : "Et mon père, fusillé en 1938", ou encore "Et mon grand-père
mort de faim dans un camp…" […]

La
scène se passe dans un parc, face au siège des services de sécurité, le
FSB (issu de l'ex-KGB), sur la place Loubianka, là où se trouvait le
siège de la police secrète sous Staline et où des dizaines de milliers
de prisonniers ont été détenus, souvent torturés, et pour certains
exécutés.
[…] Quelque 30.000
Moscovites ont été fusillés dans les seules années 1937 et 1938, au plus
fort de la terreur stalinienne, selon les historiens.

"Malheureusement,
il n'y a aucune politique officielle destinée à entretenir la mémoire
de ces victimes. Cette thématique est considérée comme marginale
",
regrette Ian Ratchinki, historien et l'un des responsables de Mémorial.

Dina
Terletskaïa regrette que beaucoup de jeunes ignorent tout ou presque de
ce passé sanglant : "Beaucoup de jeunes n'ont jamais entendu parler de
tout cela et n'ont aucune idée de ce qui s'est passé à cette époque.
C'est effrayant !".

"Il est vrai que les manuels d'histoire
n'accordent pas beaucoup de place aux répressions et, d'une manière
générale, à l'histoire du totalitarisme soviétique
", souligne Ian
Ratchinski.

Le mémoricide, encore un héritage de la France…

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