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Moratoire sur l’avortement : l’idée fait son chemin

Cette idée de moratoire, lancée par le journaliste italien Giuliano Ferrara, est soutenue par le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay, en Inde, où l’avortement sélectif des filles est largement pratiqué :

"C’est de tout cœur que j’accueille et apporte mon soutien à une loi moratoire universelle sur l’avortement […] pour sensibiliser la communauté mondiale à créer et bâtir une culture de la vie. L’avortement est un mal horrible, et est devenu l’une des principales menaces contre la dignité humaine dans la mesure où il constitue une attaque contre la vie même […] crime commis contre les plus faibles et les sans défense, ceux que nous pouvons vraiment définir comme ‘les plus pauvres parmi les pauvres’. [L’avortement est] la mort de la vraie liberté [soutenir que l’avortement est un droit] signifie attribuer à la liberté humaine une signification perverse et mauvaise : celle d’un pouvoir absolu sur les autres et contre les autres […] La culture de l’avortement, hélas, est répandue dans le monde entier. En le permettant de manière légale, en ce sens qu’aucune peine n’est prévue contre celui qui le pratique, on laisse penser qu’avoir recours à l’avortement est moralement correct. Mais cela est faux : l’avortement est toujours la suppression d’une vie. Des millions de vies sont supprimées à cause de cette culture de mort ! […] L’avortement est incompatible avec la dignité de la personne humaine, créée à l’image de Dieu. Cette pratique est une violente attaque contre la femme et contre son enfant à naître […] Tuer un enfant dans le ventre de sa mère c’est tuer une personne."

Le père coréen Casimiro Song, secrétaire du « Life 31 Movement » a adressé un message au nom de la Conférence des évêques de Corée. Les catholiques de Corée

"accueillent favorablement le moratoire international sur la peine de mort [qui doit] être immédiatement suivi, comme une conséquence logique, d’un autre moratoire, sur l’avortement. C’est un fait, et non une opinion, que la vie humaine commence au moment même de sa conception : celle-ci doit être défendue dès ce moment".

Michel Janva

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