Bannière Salon Beige

Partager cet article

L'Eglise : L'Eglise en France

Monseigneur Vingt-Trois aux étudiants

Mgr23
L’archevêque de Paris a prononcé hier une homélie au cours de la messe de rentrée des étudiants. En voici quelques extraits :

"Nous, comment gardons-nous le souvenir vivant du Christ agissant dans
notre vie ? Quel rôle la foi joue-t-elle dans notre vie ? Que change à
notre manière de vivre le fait d’être chrétiens ou d’essayer de l’être
ou de désirer l’être ? Comment échappons-nous à la schizophrénie qui
fait que, d’un côté, l’on vit comme tout le monde, et de l’autre on
essaie de rester accroché à une relation avec le Christ, mais une
relation avec le Christ tellement localisée
, – on pourrait dire
enfermée dans un espace défini de notre être et de notre vie -, que
nous ne voyons plus comment cette relation avec le Christ peut pénétrer
les différents secteurs de notre existence, qu’il s’agisse de notre vie
personnelle, de nos loisirs, de notre vie affective ou de notre vie
laborieuse ? (…)
Nous vivons en démocratie ; cela veut dire que chacune et chacun doit
être en situation de se faire entendre ou, du moins, de participer à
l’expression de tous. Il n’est pas possible que l’on se contente de se
lamenter sur le fait que telle ou telle minorité prend le pouvoir et
impose sa manière de faire si, habituellement, on est soi-même absent
des lieux, des organismes, des mouvements qui peuvent influer sur la
vie collective. On ne peut pas se réfugier simplement dans le rôle de
victime.
(…)
On ne peut pas à la fois
abandonner le terrain du travail commun et nous plaindre ensuite que la
stratégie et la tactique ne correspondent pas à ce que nous souhaitons.
La démocratie, ce n’est pas seulement une fois tous les cinq ans, c’est
tous les jours. Je crains que des situations que beaucoup de nos
concitoyens déplorent aujourd’hui ne soient le fruit de leur
absentéisme, du vide où ils ont laissé les lieux où se cuisinent la
stratégie et la tactique, où s’imposent les décisions, où il n’y a pas
de contestation. Mais la contestation n’est pas seulement le cri du
ras-le-bol individuel ; c’est aussi l’organisation, la capacité de
faire vivre des corps intermédiaires qui ne réduisent pas l’autorité
sociale à des petits noyaux. C’est une responsabilité pour nous tous
".

Occuper le terrain et agir… Une étape à ne pas rater : la Marche pour la Vie du 20 janvier!

Lahire

Partager cet article

2 commentaires

  1. Nous n’en doutons pas : Mgr Vingt Trois sera en tête du cortège, comme chaque année, et comme aux Rosaires pour la Vie…..Car, ainsi qu’il le déclare (car ce prélat parle toujours très bien) : “Il n’est pas possible que l’on se contente de se lamenter sur le fait que telle ou telle minorité prend le pouvoir et impose sa manière de faire si, habituellement, on est soi-même absent des lieux, des organismes, des mouvements qui peuvent influer sur la vie collective.”
    On pourrait même penser qu’il attaque, sans le nommer, le rôle du Grand Orient dans la République : “Je crains que des situations que beaucoup de nos concitoyens déplorent aujourd’hui ne soient le fruit de leur absentéisme, du vide où ils ont laissé les lieux où se cuisinent la stratégie et la tactique, où s’imposent les décisions, où il n’y a pas de contestation”.
    Il parle vraiment bien le Cardinal archevêque de Paris, dont la pourpre symbolise le sang des martyrs.

  2. Il faut le prendre au mot : aller le chercher et le prendre par la main.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services