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L'Eglise : L'Eglise en France / L'Eglise : Vie de l'Eglise

Monseigneur Rey après les ordinations : clair, net et précis

Monseigneur Rey a ordonné deux prêtres, dont un diocésain, dans la forme extraordinaire du rite romain. Présent s'est entretenu avec lui après les ordinations. A la question de ce que représentaient pour lui ces ordinations, il a répondu :

Ord "Cela représente ce que le Saint- Père a demandé à l’Eglise de mettre en oeuvre dans son motu proprio Summorum Pontificum, et donc la reconnaissance dans toute sa légitimité d’une liturgie qui a été pratiquée pendant des siècles – et qui a d’ailleurs connu des réformes successives et, de ce fait, différents missels. On ne peut pas faire fi de cette tradition, on doit l’intégrer, lui donner sa place. Aujourd’hui, il y a toute légitimité à pratiquer cette liturgie. Elle correspond d’ailleurs non seulement aux besoins de ceux qui appartiennent à la galaxie traditionaliste, mais aussi, je le pense, aux aspirations de certains jeunes qui y trouvent une valorisation de la dimension sacrificielle de la liturgie ; qui y découvrent aussi des racines chrétiennes à travers les signes et les symboles qu’elle met vraiment en valeur. Et je ne vois aucune difficulté, pour ma part, à assumer à la fois la célébration de la liturgie que j’ai présidée aujourd’hui, et en même temps à me reconnaître tout à fait héritier de la tradition de l’Eglise et du concile Vatican II".

Puis, sur les chances de réussite des discussions entre Rome et la FFSPX, ses propos sont limpides et reprécisent les dispositions qui doivent être celles de chacun pour que l'évêque qu'il est, puisse mettre en oeuvre la volonté du Saint-Père sur ce sujet. Ces paroles sont à assimiler en même temps que la joie de l'événement :

"Ces convictions sont celles qu’énonce le pape Benoît XVI dans sa promotion de l’« herméneutique de la continuité ». La pratique de notre diocèse me semble tout à fait en symphonie avec cette perspective heureuse et prophétique ouverte par le Pape.

Abl Pour la mettre en oeuvre, il est nécessaire de trouver des personnes qui ne soient pas otages des scissions qui ont eu lieu autrefois dans l’Eglise, qui aient l’esprit suffisamment libre pour vivre un réel attachement à la liturgie traditionnelle et en même temps pour pouvoir intégrer les valeurs et les richesses de la vie de l’Eglise d’aujourd’hui. C'est ce que j’ai trouvé dans la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine [reconnaissance par Mgr Rey en 2008. NDL]– par exemple. A côté d’une profonde volonté de s’inscrire dans la tradition liturgique, ses membres ont en effet conscience qu’il ne s’agit pas de tout rapporter à une affaire de sacristie, à un ritualisme un peu étriqué. Le champ de leur mission est celui de la nouvelle évangélisation voulue par Jean-Paul II et promue aujourd’hui par Benoît XVI.

Cette nouvelle évangélisation constitue l’actualité et la vie de l’Eglise aujourd’hui. Alors, si la célébration habituelle de la forme extraordinaire tout autant que la forme ordinaire de la liturgie aide à entrer dans cette nouvelle évangélisation, elle peut avoir toute sa place dans l’Eglise. Toutes les sensibilités sont appelées à partager cette tâche, dans la mesure où elles sont en lien avec le magistère de l’Eglise, en communion avec le Saint-Père.

La spiritualité de la communion, selon ce qu’exprimait l’exhortation post-synodale du 30 décembre 1988, Christifideles Laici, porte l’élan missionnaire.

Communion magistérielle, communion sacramentelle, dans l’amour de l’Eglise, et communion missionnaire sont liées dans la volonté de témoigner du Christ à tous les hommes".

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12 commentaires

  1. Quelqu’un peut-il expliquer pourquoi ils sont en ornements violets ?
    La vigile de saint François d’Assise ?
    Merci d’avance !

  2. @ Bernard
    Les ordinations ont eu lieu le samedi 26 septembre, qui est dans la Forme extraordinaire le samedi des Quatre-temps de Septembre. C’est traditionnellement un jour de jeûne, d’abstinence et de pénitence, d’où les ornements violets.

  3. Si vous le permettez, tout en me réjouissant de voir Mgr Rey dans ces excellentes dispositions et tout en remerciant la Providence de nous offrir la belle vision d’un prélat qui officie selon le rite traditionnel, je ne trouve pas ses propos clairs, nets et précis. Et que l’on ne m’accuse pas de faire la fine bouche ou d’avoir l’esprit chagrin ou étroit : je m’explique.
    Mgr Rey présente encore une fois son action particulière sous l’aspect du respect de la sensibilité de chacun. Nous savons tous que le problème n’est pas là. Il ne s’agit pas de respecter la sensibilité de qui que ce soit : il s’agit de savoir quel rite, quelle forme d’adoration sacrificielle est la mieux à même de rendre un culte à Dieu. La sensibilité n’a rien à faire ici.
    [Sur la question de la sensibilité, il y aurait beaucoup à dire, à commencer par “ô mon âme, adore et tais-toi”. Ceci étant, quand il évoque la sensibilité, c’est bien dans le sens : attachement et pratique. Ensuite, quand vous dites “il s’agit de savoir…. est la mieux à même…”, ne demandez pas à monseigneur Rey d’aller à l’encontre du Pape et surtout de parler supra sa fonction. Lahire]
    Et je ne parle pas de ses précautions oratoires qui soumettent un rite établi et ancien à la condition curieuse d’entrer dans une nouvelle évangélisation…
    [La mission de l’Eglise est l’évangélisation et la nouvelle évangélisation est le moyen adapté à notre temps. Quiconque est d’Eglise concourt à la mission. Normal. Lahire]
    Il ne me semble pas que le Saint Père ait énoncé ces arguties.
    [Là, vous y allez un peu fort. Une petite métaphore : Si le Pape décide de faire fabriquer des chaussures par l’Eglise, il n’y a pas un évêque qui fera des chaussures. Les uns fourniront des lacets, les autres des semelles, les autres du cuir, etc. et quelques-uns feront réellement les chaussures après le travail de tous les autres.
    Quand monseigneur Rey parle et agit ainsi, il va dans le sens de la mission donnée par le Saint-Père et il parle à son niveau d’évêque de son diocèse. Ses paroles allant vers le but fixé par le Pape émergent de son diocèse. Et les évêques africains ou néo-zélandais n’ont pas les mêmes difficultés pour faire de même. Lahire]
    Et je ne parle pas non plus du sous-entendu sur la pratique du bi-ritualisme à laquelle on devine sans mal qu’il contraint l’exercice de l’ancien rite.
    [Cela n’engage que vous. Ca frôle le procès d’intention. Lahire]
    Bref : ce n’est ni clair, ni net, ni précis.
    [Tout cela est clair, net et précis si on écoute ces paroles en gardant présent à l’esprit la hiérarchie de l’Eglise et le fait que l’évêque agit sur son diocèse comme il l’entend et surtout en tenant compte des circonstances propres de son Eglise locale. Lui-même le dit très bien à la fin de cet entetien. C’est évident. Tout cela est de son niveau et tous ne peuvent pas comprendre, de ceux qui n’appréhendent pas les circonstances.
    Tous ses propos sont sensés et bien posés, en particulier les dispositions de chacun que vous n’abordez étrangement pas.
    Lahire]
    Cordialement en vous souhaitant à tous un bon Dimanche (sans travailler…)
    [Saint dimanche à vous aussi. Lahire]

  4. Mgr Rey confirme par ses propos qu’il est un bon pasteur : il cherche à rassembler son troupeau, sans cracher de venin sur les fidèles de telle ou telle sensibilité, suspects de tout ou de n’importe quoi.
    Merci à vous, Monseigneur.

  5. Les quatre temps sont aussi traditionnellement un temps d’ordination. A partir de 494 (pape Gélase Ier) les vigiles des Quatre-Temps devinrent les jours de collation des ordres majeurs.
    la messe du samedi (version longue) avec ses multiples lectures encadrant les divers degrés d’ordination (sous-diacre, diacre, prêtres).
    http://www.ceremoniaire.net/guide/avent/quatre-temps.html

  6. Dieu bénisse Monseigneur Rey, notre ancien curé à la Sainte Trinité à Paris. Si tous nos évéques étaient comme lui la France serait sauvé.

  7. A noter qu’à Toulon il existe en outre une importante paroisse traditionelle de la fraternité sacerdotale Saint pie X au Mourillon, regroupant quelques 200 familles autour de plusieurs abbés, familles actuellement fortement contributrices au repeuplement de la France par des petits…Français catholiques.

  8. Il se peut que le rite ordinaire soit excellent. Cependant j’en sors les oreilles cassées. Du commencement à la fin la chantre braille et nous invite à faire de même.
    Même dans les paroisses où il n’y a pas de chantre, les moments de silence sont rares..
    Je sais, cela n’a rien à voir avec la doctrine et c’est avec stupeur que j’avais appris l’année dernière la différence à la Consécration entre le prêtre qui s’agenouille avant ou après avoir élevé l’hostie et le calice. Mais au moins dans le rite extraordinaire, les fidèles peuvent goûter quelques secondes de silence, ils n’ont pas à hurler je ne sais pas quoi qu’on entonne immédiatement après la Consécration – c’est comme si l’Eglise avait peur du silence.

  9. la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine assura la messe à la paroisse Saint Charles, sous l’autorité du recteur de la Basilique du Sacré Coeur, à Marseille.
    L’abbé Grégoire, ancien chapelier de Saint Charles s’occupera de l’aumônerie des malades et sera vicaire à la basilique du Sacré Coeur.

  10. Mgr Rey a gardé pour lui-même et pour ses prêtres VOM des chasubles “violon”. C’est assez rare pour être signalé, me semble-t-il. Cela ne changera rien aux discussions doctrinales sur le “subsistit in”, je vous le concède.

  11. Mindgi, vous êtes trop prudent. Pas de quartier. Pas un pouce de terrain. Les curés “nomistes” (innomables ?), au violon !

  12. @ Jean Theis :
    Le rite ordinaire peut laisser place à de longs temps de silence. Il s’agit simplement d’un choix du prêtre et de l’équipe liturgique.
    Dans ma paroisse, le kyriale et les autres chants sont choisis pour favoriser la prière, en conformité avec leur fonction liturgique.
    Au moment de la Communion, aux messes du dimanche, nous optons soit pour un processional lent et calme suivi d’une longue improvisation à l’orgue en sourdine, soit pour une longue improvisation (en sourdine toujours) suivie d’un chant de méditation.
    Pas n’importe quoi, comme chants. Celui-là, par exemple, est l’un de nos préférés : http://www.youtube.com/watch?v=vg913xsbxsI
    Quand l’animateur (ou le chantre, si vous voulez) et l’organiste s’y prennent bien, l’assemblée adopte d’elle-même une attitude méditative. Ce type de chants permet que ceux qui veulent chanter ne dérangent pas ceux qui préfèrent prier en silence.
    Aux messes de semaines, qui sont des messes basses, les prêtres ménagent tout simplement quelques minutes d’oraison silencieuse après la Communion. Silences qui s’ajoutent à tous les autres silences suivant l’homélie, avant la Consécration, pendant la Consécration, etc. etc.
    Il est vrai que ce que vous décrivez est très courant dans la célébration selon la forme ordinaire. Mais ce n’est pas lié au rite lui-même : c’est un choix du prêtre et de l’équipe d’animation.
    Fréquentant également la forme extraordinaire du rite (St Pie V), j’avoue n’avoir pas de préférence entre ces deux formes, quand elles sont bien célébrées. Même respect, même élévation dans la prière, même adoration.
    Mais voilà : avec la forme ordinaire, cela change d’une paroisse à l’autre.

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