Bannière Salon Beige

Partager cet article

Cathophobie / France : Politique en France

Mitterrand et Golgota Picnic : paradoxe et contradiction

Le Minisitre de la culture s'est enfin exprimé sur l'affaire "Golgota Picnic". Sans surprise, voici un bel exemple d'entourloupe qui consiste à mal poser la problématique pour ensuite en tirer les conclusions que l'on souhaite.

Comment fonder sa démonstration sur la confusion entre le sacré – qu'il dit méconnaître – et l'opinion :

"Je ne sais pas ce que c'est que cette notion de blasphème [sic de la part d'un ministre. JL]. On est dans un pays laïque et chacun a le droit de soutenir ses opinions".

Comment ensuite passer la pommade d'un côté :

"Je suis très attaché à la tradition chrétienne dans notre pays. En tant que ministre de la Culture, je soutiens tous les maires qui me demandent de les aider à reconstruire leur chapelle, etc.".

et de l'autre pour finalement trancher :

"Mais en même temps, je suis de tradition républicaine, donc je trouve que la liberté de conscience et la laïcité de l'Etat doivent être protégés quoi qu'il en coûte".

Chacun aura compris que, pour ce ministre, bien porteur des vraies valeurs républicaines, les chrétiens n'ont pas le droit de défendre leur foi et leur liberté de conscience avec autant de force que l'Etat defendra celle du camp qu'il aura choisi, celui de leur laïcité républicaine qui a le droit de blasphémer et d'insulter. A sa décharge, il a cependant raison de rappeler ainsi que la liberté républicaine, dont leur laïcité n'est qu'une fille, est née dans la haïne du Christ et des chrétiens et qu'elle ne se renie pas.

Partager cet article

9 commentaires

  1. Tant qu’on n’aura pas dénoncé l’arbitraire impudent de la SUBVENTION, qui permet à cette caste d'”artistes” officiels de s’imposer à nous par la violence directe et indirecte de l’impôt, on restera enfermés dans la bouteille à l’encre du subjectivisme en matière d’art et d’ordre moral, alors qu’il s’agit de liberté naturelle et qu’en matière de liberté naturelle la vérité objective, éclatante et centrale, c’est que les CENSEURS, c’est eux.

  2. “Quoi qu’il en coûte”, ça fait combien, sur une ligne budgétaire ?

  3. “Le laIcisme, c’est l’irréligion comme religion “SS PIE XI (Quas primas)Le laicisme a son clergé, ses dogmes,son droit canon,ses fidèles…ses apostats,ses temples, ses sacrements…ses sacro saintes Valeurs.C’est le catholicisme …mais en creux.Monseigneur Mitterand est la parfaite incarnation.Il ignore…mais il respecte…

  4. Un de mes amis, musulman, m’a rappelé que pour l’islam Jésus est un prophète. A ce titre, les auteurs de blasphèmes contre sa personne pourraient se voir l’objet d’une fatwa. Les musulmans n’ont pas l’obligation de tendre la joue gauche, comme l’on sait. (Au contraire.)
    Attendons…

  5. l’interdiction du blasphème existe , cf. la loi sur les propos homophobes.

  6. La publicité éhontée et obsédante faite sur France-culture à ce chef d’oeuvre du théâtre contemporain laisse à penser que l’affluence des spectateurs n’est pas au rendez-vous…Espérons que les comptes du théâtre du Rond-point concernant ce spectacle seront publiés et permettront de mesurer avec précision la participation des contribuables!
    Idem pour la production fétide de Castelluci et le Vicaire historiquement correct…

  7. Le ministre n’a pas tout à fait tort. La notion de blasphème est relative. « Qu’avons-nous besoin de témoin, il vient de blasphémer ? », s’écrit le grand prêtre sous Tibère. Evidemment, pour le commun des juifs d’alors, qu’un homme se prétende fils de Dieu relève du blasphème. Pour Pilate, c’est beaucoup moins évident, puisque le respect dû au dieu des Juifs lui est assez indifférent. C’est ce qui fait une grande part de ses hésitations, comme de celles des autorités romaines qui lui succéderont (de Félix ou de Festus au temps de saint Paul, puis encore de Pline le Jeune sous Trajan ; et les historiens n’ont pas encore épuisé la question).
    La même question se pose de nos jours. Dans la mesure où la société et l’Etat sont largement déchristianisés, on ne peut évidemment pas s’attendre à ce qu’ils réagissent comme au temps de Louis XIV, où la société et l’Etat assumaient officiellement une mission chrétienne. Les protestataires de l’automne 2011 le sentent bien un peu d’ailleurs, qui assez vite dans leur argumentation glissent de la « défense du Christ » à celle de la « communauté chrétienne ». En témoigne le slogan très caractéristique lu sur une banderole du Châtelet : « Christ caillassé, chrétien insulté ». Ainsi, descendant de la cause aux effets, montre-t-on bien que le seul argument auquel l’opinion et la puissance publique puissent être sensibles, ce n’est pas tant « l’honneur du Christ » (étranger au droit positif comme aux principes actuels), que la susceptibilité d’une catégorie sociale « discriminée », comme dit le jargon contemporain.

  8. Pourquoi ne pas reprendre le discours victimaire des groupes de pression contemporains ?
    Parce que la persécution des catholiques, elle, est réelle depuis le vol des biens de l’église en 1789 ?
    Regardez ce qui est arrivé au député (!) Vanneste et venez nous raconter que cette persécution n’existe pas.

  9. Cette réplique de M. Mitterand illustre parfaitement ce qu’est la laïcité à la française : non pas un simple anticléricalisme, mais une religion qui ne dit pas son nom. Aux termes de la laïcité telle que la défend le ministre, rien n’est sacré… sauf la laïcité elle-même, qui doit être “protégée quoi qu’il en coûte” !
    Nous assistons ici à une inversion des pôles profanes et sacrés : il s’agit de passer de la religion du Dieu fait homme à celle de l’homme fait dieu, et de concrétiser ainsi la vieille tentation de la Genèse : “vous serez comme des dieux”.
    Pour en savoir plus à ce sujet, voir l’analyse “le laïcisme, dogme religieux” sur le blog “Gloria Dei vivens homo” (accessible en cliquant sur la signature).

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services