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Culture de mort : Euthanasie / L'Eglise : L'Eglise en France

Mgr Delmas démonte les arguments pro-euthanasie

Dans une longue note (pdf, 2 pages), Mgr Delmas, évêque d'Angers, réagit aux propositions de loi sur l'euthanasie. Extraits :

D "La position de l’Église catholique est constante à ce sujet : l’interdit du meurtre demeure fondateur. […] Cette tradition repose sur la dignité inaliénable de la personne. Son âme, son corps, son travail, son agir, tout doit être mis sous le regard de la dignité et tout doit être respecté en tant que tel. Ainsi, devons-nous interroger et même refuser les pratiques d’acharnement thérapeutique. […] Si la mort s’annonce proche, nous devons d’autant plus concentrer nos efforts sur les soins palliatifs […].

Lorsqu’il est question de l’euthanasie, quelques éléments sont souvent avancés dans la réflexion de ceux qui y sont favorables. […] Tout d’abord, on entend souvent que c'est au nom de sa liberté à disposer de lui même que la personne atteinte d’une maladie incurable a le droit de décider elle-même des conditions ultimes de sa vie. Dans ce sens, ce ne serait pas aux soignants de décider à la place du mourant. Cet avis, souvent entendu, repose cependant sur de redoutables équivoques. Si le souci légitime de la liberté et de l’autonomie est respectable, il ne peut tout justifier. En particulier on ne peut pas nier qu’il existe des actes de libre disposition de soi-même qui représentent une perte objective pour l'humanité. C’est ainsi, qu’en respectant la liberté de chacun, nos sociétés ne peuvent légitimer en droit et donc encourager en fait le suicide, la prostitution, la vente d'organes, la location d'utérus, et ainsi de tout ce qui nie l'humanité et la dignité du corps humain.

[…] L’argument de la compassion revient fréquemment chez les partisans de l’euthanasie. Pour séduisante qu’elle soit, cette façon d’envisager les choses, ne résiste pas à l’analyse : Tout d’abord, nous avons à nous méfier des émotions et plus encore des décisions qui sont prises sous le coup d’une émotion. Ensuite, même devant la souffrance ou le dégoût de la vie, la compassion ne dicte pas de réponse concrète évidente. Notre sentiment premier doit donc être éclairé par une réflexion et une position éthiques. Cette position éthique, à tenir en collégialité, consiste à ne pas affaiblir l'interdit du meurtre, et à ne pas conforter celui qui souffre, ou qui appréhende de souffrir, dans l'image négative qu'il se fait de lui-même. Telle est l'authentique compassion, celle qui refuse avec une énergie égale, et la souffrance et le meurtre d'autrui.

[…] L’euthanasie permettrait de mourir dans la dignité. Cette expression est lourde d’équivoques. […] c’est donc à chacun d’évaluer, pour lui-même ce qui est sa propre dignité. Ceci est contraire à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 qui affirme que la dignité est une valeur absolue accordée à chaque homme en sa singularité, quelle que soit l'idée qu'autrui ou lui-même se fait de cette dignité. Ici, la dignité n’est en rien liée à la décence, à la bravoure ou encore à la maîtrise de soi. Pour le cas où ils manquent, ils ne peuvent donc en aucun cas donner droit à l’euthanasie. Au contraire même : mourir dans la dignité signifie l’inverse puisqu'en provoquant la mort d'une personne dont on estime qu'elle a perdu sa dignité, on la conforte dans la dépréciation d'elle-même et l'on nie sa dignité."

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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4 commentaires

  1. A peu de chose près, cela ne sert à rien de débattre avec ces gens-là : ils sont totalement hermétique à la moindre dialectique, en particuliers si cette dernière est raisonnée et étayée…
    Ils sont dans le primaire pur, cherchant à manipuler les gens pour obtenir ce qu’ils veulent contre vents et marées.
    Et dire que ce sont les mêmes qui parlent d’obscurantisme ou de foi aveugle sans raison…

  2. Merci Monseigneur, continuez!

  3. Soyons l’Eglise. Merci Monseigneur, La vie a déjà vaincu …

  4. Voilà un exposé qui a le mérite d’etre clair
    Merci Monseigneur

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