Mgr Barbarin : "ce projet de loi n’est ni un bien ni un progrès"

Le cardinal Philippe Barbarin est interrogé dans Le Point sur la dénaturation du mariage. L'archvêque de Lyon y déclare

2"[L]e cri du 13 janvier résonne encore, ce qui ne veut pas dire qu’il a été écouté. Quel que soit le nombre des manifestants – le gouvernement, lui, le sait -, les observateurs reconnaissent que, même à 340 000 personnes, il s’agit d’un mouvement de fond sans équivalent depuis de nombreuses années. Ces foules ne se sont pas déplacées pour défendre leur choix ou leur intérêt, comme à la manifestation de 1984, mais pour le bien de tout notre pays. Car cette loi entraînerait beaucoup de trouble et de confusion. […]
Le président se grandirait en disant : « J’entends les réserves exprimées par les Français, je souhaite que cette réforme fasse l’objet d’un large consensus et qu’elle ne soit pas sujette à des contestations ultérieures. » […] Le mariage est, et doit rester, l’union d’un homme et d’une femme. Il s’agit d’un invariant humain qui préexiste à tout pouvoir politique et à tout choix religieux. […]

Il n’y aura donc pas de loi sur le mariage homosexuel sans que tôt ou tard soient votées, autorisées et, qui sait ? remboursées la PMA et la GPA. Si je suis résolument contre, c’est d’abord parce que je suis pour le fait qu’un enfant puisse bénéficier d’un papa et d’une maman. Je ne dis pas qu’il y a « droit », car beaucoup en sont privés, mais il est clair que, pour tout enfant, c’est mieux de pouvoir grandir entre ses parents. Demandez à n’importe quel professeur, il saura vous dire les enfants de sa classe qui bénéficient d’un équilibre familial et ceux qui n’ont pas cette chance.


Voulez-vous accentuer la pression et descendre à nouveau dans la rue ? Êtes-vous prêts à le faire personnellement ?

Bien sûr. De très nombreuses personnes sot prêtes à le refaire ce 2 février, pour affirmer clairement que ce projet de loi n’est ni un bien ni un progrès.