Bannière Salon Beige

Partager cet article

France : Politique en France

Message des évêques : réactions politiques

Suite au message des évêques en vue des élections de 2007, les politiques français réagissent. Nous avons retenu uniquement les réactions des candidats de droite, mais les lecteurs pourront aller lire ceux du PS et des Verts, qui s’opposent frontalement à la position des évêques sur la famille.

Valérie Pécresse, porte-parole de l’UMP, est ambigüe puisqu’on sait que Sarkozy veut proposer des unions homosexuelles, distinctes du mariage, mais qui y ressemblent étrangement :

"[L]es trois thématiques mises en avant sont au cœur des engagements que devraient prendre les candidats en 2007. Sur la famille, l’opposition en filigrane au mariage homosexuel est conforme au projet de l’UMP. […] Sur l’immigration, la société française est trop fragile pour accueillir toute la misère du monde, même si nous devons recevoir avec humanité les étrangers sur notre sol."

Marielle de Sarnez, vice-présidente de l’UDF, reste évasive (on se rappelle que Bayrou s’est prononcé pour le ‘mariage’ homosexuel) :

"Ce qu’ils attendent, justement, c’est qu’on renouvelle l’action politique, et qu’on la fonde sur le bien commun. Vouloir le bien commun, aujourd’hui plus que jamais, c’est une idée neuve."

Jean-Marie Le Pen, président du Front national, critique l’approche des évêques sur l’immigration et la mondialisation, mais ne revient pas sur le sujet, prioritaire, de la famille (mais qui ne dit mot consent) :

"Si nous tenons la mondialisation pour un phénomène en grande partie incontournable, nous sommes, au FN, des adversaires du mondialisme, théorie selon laquelle la mondialisation serait en elle-même bénéfique. Sur l’immigration, les évêques disent : «Il convient de prendre notre juste part à l’accueil (du migrant). Et juste, ici, veut dire de façon généreuse.» J’estime pour ma part que nous avons été largement généreux, et même trop. La preuve, c’est que nous sommes dans l’incapacité de fournir à ces migrants ce que la générosité pourrait nous contraindre à faire.

[…] Par ailleurs, et contrairement aux évêques, je suis favorable au renvoi de tous les clandestins. Parce que la loi doit être respectée. La priorité d’un gouvernement national, c’est défendre l’intérêt de ses nationaux. Ce qui n’exclut pas la solidarité avec les autres peuples du monde, via l’aide au développement, par exemple."

Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, adopte la même attitude :

«Les évêques rappellent les grands principes qui doivent guider l’action politique, comme la recherche du bien commun par-delà les intérêts particuliers, la nécessité de préserver la famille, «cellule de base de la communauté humaine», etc. […] Mais [la parole religieuse] n’est légitime que si elle reste à sa place, soit celle des principes. […]

Si les évêques sont dans leur rôle lorsqu’ils rappellent les principes, ils ne le sont plus lorsqu’ils en dictent les modalités pratiques. En estimant, par exemple, que «les transferts de souveraineté» sont un état de fait ; qu’il faudra, au niveau européen, «promouvoir une certaine harmonisation fiscale et sociale» ; ou qu’il nous est "impossible de renvoyer tous les clandestins», ils sortent de leur rôle et empiètent sur la sphère politique."

Michel Janva

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Partager cet article

1 commentaire

  1. Je pense que si chacun d’entre nous écrit très courtoisement à chacun des candidats pour lui demander ce qu’il compte faire sur les sujets majeurs tels que le droit à la vie, la doctrine sociale de l’Eglise, etc… en expliquanrt que cela est pour chacun un critère de choix majeur, nous povons influencer les progammes des politiques dont il est clair qu’une certain nombre (cf. les grands partis) répondent directement aux pressions de lobby pourtant minoritaires.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services